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Jeudi 16 octobre 2014 4 16 /10 /Oct /2014 18:17

L’Autorité de la concurrence souligne, dans un avis rendu le 17 septembre 2014, la "rentabilité exceptionnelle" des sociétés concessionnaires d’autoroutes "historiques" et formule 13 recommandations pour réguler davantage l’exploitation des autoroutes en faveur de l’État et des usagers.

Sont qualifiées d’"historiques" les six sociétés concessionnaires issues des privatisations de 2006 (ASF, Escota, APRR, AREA, Sanef, SAPN), ainsi que Cofiroute qui a toujours été une société privée.

Selon l’Autorité de la concurrence, l’augmentation du chiffre d’affaires de ces sociétés depuis 2006, fruit de l’augmentation continue du trafic routier et du tarif des péages, est largement déconnectée des coûts qu’elles supportent.

Pour 100 euros de péage payés par l’usager, entre 20 et 24 euros sont du bénéfice net pour les concessionnaires d’autoroutes en 2013.

Pour l’Autorité, cette "rentabilité exceptionnelle" est "assimilable à une rente", car elle n’est pas justifiée par le risque de leur activité. D’une part, le cadre juridique des concessions autoroutières leur garantit une hausse annuelle du tarif des péages au moins égale à 70% de l’inflation. D’autre part, la dette qu’elles ont contractée n’est pas "risquée" et leur permet de bénéficier de l’avantage fiscal découlant de la déductibilité totale des intérêts d’emprunts.

L’Autorité recommande une nouvelle formule d’indexation du tarif des péages, basée sur les coûts ou le trafic routier, en vue de limiter leur augmentation, voire de les faire baisser. Cette modification ne pourrait toutefois être mise en place qu’avec le renouvellement des concessions (entre 2027 et 2033).

L’Autorité préconise également la renégociation du Plan de relance autoroutier. Ce plan, qui doit encore être validé par la Commission européenne, prévoit que les sociétés concessionnaires réalisent 3,6 milliards d’euros de travaux en contrepartie d’un allongement de la durée de leur concession (jusqu’à six ans).

 

Pour l’Autorité, les avenants nécessaires à la mise en place du plan devraient inclure la nouvelle formule d’indexation, ainsi que des clauses de réinvestissement et de partage des bénéfices au profit de l’État.

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Par ginette beugnet - Publié dans : ECONOMIE
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Mardi 14 octobre 2014 2 14 /10 /Oct /2014 12:44

Dans un rapport présenté le 30 septembre 2014, les députés Hervé Mariton (UMP, Drôme) et Marc Goua (PS, Maine-et-Loire) évaluent le coût de la fermeture de la centrale nucléaire de Fessenheim, dans le cas où celle-ci interviendrait fin 2016.

Le projet de loi relatif à la transition énergétique, en cours d’examen au Parlement, prévoit un plafonnement, à son niveau actuel, de la capacité de production nucléaire. Il fixe également l’objectif de réduire la part du nucléaire dans le mix électrique de 75 à 50% à l’horizon 2025. Pour maintenir un niveau de production stable, une centrale devrait être fermée lors de la mise en service de l’EPR de Flamanville en 2016.

Cette fermeture, dictée par un motif de politique énergétique et non pas par un motif de sûreté nucléaire, devra s’accompagner, selon les rapporteurs, du versement par l’État d’une indemnité visant à réparer le préjudice subi par Électricité de France pour le manque à gagner lié à l’exploitation de la centrale.

Les rapporteurs évaluent cette indemnité à 5 milliards d’euros. Cette somme est à ajouter aux coûts liés au démantèlement de la centrale, à ces conséquences sociales (suppressions d’emplois, etc.) et locales (impacts financiers pour les communes environnantes).

 

Au final, les rapporteurs ne voient que des effets négatifs à la fermeture de Fessenheim et se prononcent en faveur du report d’une "telle décision, afin de permettre à un outil rentable économiquement et techniquement sûr de terminer son cycle de vie".

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Mardi 7 octobre 2014 2 07 /10 /Oct /2014 13:30

La Commission européenne a publié en septembre 2014 une étude sur l’impact d’Erasmus, programme européen d’échange d’étudiants, dont le bilan est jugé positif.

 

L’étude montre que les jeunes partis pour leurs études ou un stage à l’étranger grâce à un financement Erasmus ont un taux de chômage inférieur de 23% à celui des autres étudiants, cinq ans après l’obtention de leur diplôme.

Les stagiaires Erasmus ont aussi davantage l’esprit d’entreprise : ils sont un sur dix à avoir créé leur propre entreprise et trois sur quatre à projeter ou pouvoir envisager de le faire.

Erasmus facilite également la mobilité professionnelle : 40% des bénéficiaires ont changé de pays de résidence ou de pays de travail au moins une fois depuis l’obtention de leur diplôme, soit presque deux fois plus que ceux qui ne sont pas allés à l’étranger pendant leurs études.

Par ailleurs, ils sont plus enclins à former des couples transnationaux : 33% des anciens bénéficiaires partagent leur vie avec une personne de nationalité différente, contre 13% pour ceux qui sont restés dans leur pays d’origine pour leurs études ; 27% ont rencontré leur conjoint ou partenaire de vie pendant leur séjour Erasmus. Selon les estimations de la Commission, environ un million de bébés sont vraisemblablement nés de "couples Erasmus" depuis 1987.

Le nouveau programme Erasmus+ (2014-2020) doit offrir des possibilités de séjour à l’étranger à 4 millions de personnes, dont 2 millions d’étudiants de l’enseignement supérieur et 300 000 membres du personnel de l’enseignement supérieur.

 

Le programme, doté de près de 15 milliards d’euros, doit aussi financer 135 000 échanges d’étudiants et de membres du personnel de l’enseignement supérieur avec des pays partenaires non européens.

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Lundi 6 octobre 2014 1 06 /10 /Oct /2014 13:18

12,3% des élèves ayant fait leur première rentrée en classe de 6e en septembre 2011 accusaient un retard scolaire d’au moins un an.

C’est ce que révèle une étude de l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) publiée en septembre 2014.

Selon l’Insee, la probabilité pour un élève d’être en retard à son entrée au collège varie fortement selon ses caractéristiques sociodémographiques (sexe, nationalité) et celles de sa famille (profession des parents). Elle varie également selon l’environnement géographique.

Le retard scolaire concerne 13,6% des garçons, contre 11% des filles. Les écarts sont très marqués entre les élèves de nationalité française (11,8%) et ceux de nationalité étrangère (32,4%).

Plus le milieu social (catégorie socioprofessionnelle du ménage) est élevé, moins les élèves ont de risque d’être en retard : la proportion d’élèves en retard varie de 3,6% dans les milieux très favorisés à 20,5% dans les milieux défavorisés.

 

Parmi les élèves de 6e qui résident dans une zone urbaine sensible (ZUS), 21,7% sont en retard, contre 11,6% des élèves qui résident hors des ZUS. De même, les élèves qui fréquentaient, en classe de CM2, une école appartenant au réseau de l’éducation prioritaire sont presque deux fois plus souvent en retard que les autres (respectivement 19% et 10,9%).

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Mardi 23 septembre 2014 2 23 /09 /Sep /2014 12:22

Le Centre d’études de l’emploi (CEE) a rendu publics les résultats d’une enquête sur l’impact de la maternité sur les salaires des femmes.

 

De nombreuses études internationales ont déjà mesuré les écarts de salaires entre les mères et les femmes sans enfant.

 

L’étude du CEE prend en compte les spécificités françaises en distinguant la situation des femmes selon qu’elles travaillent dans le secteur public ou le secteur privé.

 

Dans l’ensemble, la maternité a un impact sur les salaires des femmes car, à la naissance d’un enfant, de nombreuses mères changent de situation professionnelle : passage à temps partiel, congé parental, changement de poste, etc.

 

Les mères ont un salaire généralement inférieur aux femmes sans enfant du fait qu’elles effectuent moins d’heures de travail.

 

 

Il apparaît cependant qu’avoir deux enfants ou plus a un effet plus marqué dans le secteur privé, principalement à cause des interruptions de carrière, qui y sont plus fréquentes et plus pénalisantes que dans le secteur public. En effet, dans le secteur public les carrières dépendent principalement de l’ancienneté, ce qui limite les effets liés à une expérience professionnelle réduite.

 

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Jeudi 18 septembre 2014 4 18 /09 /Sep /2014 13:08

D’ici 2100, le réchauffement climatique devrait se traduire en France par une forte hausse des températures moyennes sur toute l’année, avec un fort accroissement du nombre de jours de grande chaleur en été.

Telles sont les conclusions d’un rapport remis à la ministre de l’Écologie, du Développement durable et de l’Énergie le 6 septembre 2014.

Ce rapport a été élaboré par un groupe d’experts placés sous la direction du climatologue Jean Jouzel. Il s’appuie sur les derniers travaux du Groupe intergouvernemental sur le climat (GIEC).

A l’horizon 2021-2050, la France devrait connaître en métropole une hausse des températures moyennes comprise entre 0,6°C et 1,3°C par rapport à la période 1976-2005.

Cette évolution devrait être plus marquée dans le Sud-Est, avec une hausse des températures en été pouvant osciller entre 1,5°C et 2°C.

De même, le nombre de jours de vagues de chaleur en été pourrait s’accroître, jusqu’à cinq jours supplémentaires sur l’ensemble du territoire, mais jusqu’à dix jours dans les régions du Sud-Est.

Ces évolutions devraient s’amplifier encore à l’horizon 2071-2100 (avec notamment une hausse des températures moyennes de 2,6°C à 5,3°C en été), et s’accompagner d’une légère hausse des précipitations.

Parallèlement, les régions d’outre-mer devraient connaître une forte hausse des températures moyennes, associée à une diminution des précipitations moyennes, en particulier pour la saison sèche.

 

La fréquence des cyclones tropicaux pourrait diminuer ou rester la même, mais leur force devrait augmenter.

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Mercredi 17 septembre 2014 3 17 /09 /Sep /2014 17:18

Mode d’accueil fortement demandé par les parents, la crèche n’accueille pourtant que 16% des enfants non encore scolarisés.

A partir des résultats de l’enquête "Famille et logements 2011", l’Institut national d’études démographiques (Ined) cherche à caractériser les enfants accueillis en crèche.

Il apparaît que les enfants nés en début d’année, entre janvier et avril, ont plus de chances d’être accueillis en crèche (les places sont libérées en septembre par les plus grands qui entrent à l’école maternelle). En outre, les enfants qui sont les troisièmes de leur famille ou les jumeaux sont également favorisés afin, selon l’Ined, d’aider les familles nombreuses et les mères de familles nombreuses à conserver une activité professionnelle. En revanche, aucune différence n’est constatée dans l’accueil des enfants filles ou garçons.

 

Néanmoins, les disparités majeures restent territoriales. Les zones rurales sont très peu équipées et les places en crèche sont concentrées dans les grandes métropoles. Au plan national, la moyenne est de 16 places pour 100 enfants de moins de trois ans tandis que Paris offre 38 places pour 100 enfants.

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Dimanche 14 septembre 2014 7 14 /09 /Sep /2014 17:14

Il y a quelques jours, le gouvernement dit vouloir geler les retraites.

Aujourd'hui, il dit vouloir les aider .

Que souhaite t il faire alors ?

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Lundi 7 juillet 2014 1 07 /07 /Juil /2014 17:46

Les inégalités se creusent

Non seulement la crise a creusé les écarts de revenus entre les plus riches et les plus pauvres, mais elle a également renforcé les inégalités entre les métropoles et le reste du territoire, montrent deux études de l'Insee publiées à quelques jours d'intervalle.

Un mois après une étude qui mettait en exergue les écarts de croissance entre régions depuis le début de la crise, l'Insee vient de publier coup sur coup deux nouveaux opuscules montrant le creusement des inégalités en France, qu'elles soient sociales ou territoriales. Et souvent les deux en même temps.

Sociales tout d'abord, comme le constate une étude sur les revenus et le patrimoine des ménages portant sur l'année 2011, rendue publique mercredi 2 juillet : les riches sont de plus en plus riches et les pauvres de plus en plus pauvres. C'est aussi cela la crise. Concrètement, les 40% des personnes les plus modestes ont vu leur niveau de vie diminuer cette année-là entre -0,2% et -0,8%. Dans le même temps, les 40% des plus riches ont vu le leur augmenter entre +0,1% et +0,8%, et même de 2,2% pour les 10% les plus fortunés.

Les inégalités atteignent leur plus haut niveau depuis 1996, d'après l'Institut national de la statistique, dont les données corroborent celles de l'Observatoire des inégalités. "L'augmentation des inégalités constatée en France depuis le début de la crise, soit entre 2008 et 2011, est un peu plus forte que dans l'ensemble des pays de l'Union européenne", précise l'Insee.

Accroissement de la pauvreté

La proportion de personnes pauvres a, elle, continué d'augmenter de 0,3 point, pour s'établir à 14,3% de la population (conte 13% en 2008, au début de la crise). Pour rappel, une personne est considérée comme pauvre si ses revenus sont inférieurs à 60% du revenu médian, soit 978 euros par mois en 2011.

Si la France fait toujours mieux que la moyenne européenne (17%), elle affiche la plus forte augmentation sur un an, après l'Espagne.

L'Insee relève que cette augmentation est plus sensible chez les personnes en âge de travailler. La part de pauvres chez les retraités a en effet eu tendance à diminuer, notamment du fait de la revalorisation des pensions et des minimas. Mais celle des chômeurs et - fait nouveau - des salariés, a augmenté. Le taux de pauvreté des chômeurs est passé de de 35,8% à 38,9%, celui des salariés de 6,3% à 6,9%.

Métropolisation

L'autre étude de l'Insee, publiée le 26 juin, porte sur un thème cher au géographe Christophe Guilluy : l'inégalité des Français face à l'emploi, selon leur lieu d'habitation.

La crise a accéléré la tertiarisation de l'économie et - de même qu'elle a fait le jeu des plus hauts revenus -, elle a entretenu le phénomène de "métropolisation". Entre 2006 et 2011, l'industrie a perdu 11,3% de ses emplois et l'agriculture 9,2%. Or ce sont les petites aires qui en ont fait les frais.

Il apparaît à l'inverse que les métropoles ont nettement mieux résisté à la crise. "Face à un choc de moindre ampleur dans les activités tertiaires, le marché du travail des métropoles, peu orienté vers l'industrie, a mieux résisté que dans le reste du pays", constate l'institut. Les quatorze plus grandes aires urbaines, comptant plus de 210.000 emplois chacune en 2011, sont "plus jeunes et plus attractives". Elles ont capté l'essentiel de l'essor de la population active entre 2006 et 2011. A Paris, le nombre d'emplois a ainsi progressé de 2,6% sur la période. Mais dans les treize métropoles de province (Lyon, Marseille, Toulouse, Lille, Bordeaux, Nantes, Nice, Strasbourg, Rennes, Grenoble, Rouen, Montpellier et Toulon) l'essor est plus net encore, avec une progression de 4,7%. A noter le record de 10,9% pour Montpellier et 8,3% à Toulouse, "seules très grandes aires où le secteur industriel est relativement préservé".

Les métropoles se caractérisent par une surreprésentation des cadres par rapport au reste du territoire. A elle seule, la métropole parisienne concentre 27,9% des cadres en France. Le plus haut niveau de qualification a constitué un rempart contre le chômage. Celui-ci n'a augmenté que de 0,2% en 2011 à Paris, contre 0,7% sur l'ensemble du territoire. Quant aux petites et moyennes aires, elles affichent une proportion de 11,6% de chômeurs parmi les actifs (contre 11,2% dans les grandes aires de province). "Davantage tournées vers l'industrie, les moyennes et petites aires ont plus subi la crise de 2008, qui a frappé de plein fouet ce secteur", souligne l'Insee.

Au-delà de la taille des aires urbaines, certains territoires souffrent d'un déterminisme géographique, comme le Nord-Est, qui "reste marqué par son passé industriel", avec une forte proportion d'ouvriers et de postes de fonctionnaires. Le Nord-Est, comme la "diagonale aride", qui va du Limousin à la Lorraine, se caractérisent par une baisse de leur population active. Dans le Sud-Est en revanche, la population active augmente, sachant que sur le pourtour méditerranéen, "les emplois sont nettement plus tertiarisés depuis longtemps". Le chômage y augmente plus faiblement, il baisse même à Marseille ou à Toulon en 2011.

Enfin, les aires urbaines du Sud-Ouest et de la façade atlantique sont celles qui ont le mieux résisté à la crise, en particulier les plus grandes : Bordeaux, Toulouse, Nantes et Rennes.

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Lundi 7 juillet 2014 1 07 /07 /Juil /2014 17:44

L'augmentation de la pauvreté inégale selon les territoires

 « La montée des inégalités s’est accompagnée d’une accélération de la hausse de la pauvreté monétaire et de l’exclusion sociale », alerte l'ONPES (Observatoire national de la pauvreté et de l’exclusion sociale) dans son 8e rapport annuel, rendu mercredi à la secrétaire d’État en charge de la Lutte contre l'exclusion, Ségolène Neuville.

En 2012, 8,7 millions de personnes, soit 14,3 % de la population, étaient en situation de pauvreté monétaire. Mais, insiste l'ONPES, le « plus préoccupant est l’intensification et les risques d’irréversibilité des situations de pauvreté (qui) semblent marquer la période et se reflètent aussi dans des inégalités entre les territoires ».

Depuis le début de la crise en 2008, « la pauvreté s’est accentuée dans le Languedoc-Roussillon, le nord et le centre de la France, sous l’effet d’une destruction massive d’emplois et peut être aussi du fait d’une moindre mobilité vers le sud, le nord rattrape progressivement le sud en terme de niveau de pauvreté », précise l'Observatoire. L'ONPES pointe entre autres risques, celui « d'immobilité sociale ».

Si le dispositif français de protection sociale « est parvenu à limiter ces risques », relève l'Observatoire, « des aggravations sont probables si les causes de la pauvreté des enfants et de l’éloignement de l’emploi d’un grand nombre de personnes d’âge actif ne sont pas davantage prises en compte ». Car les « premières victimes de cette crise de longue durée » sont bien « les familles monoparentales et les jeunes, ainsi que les chômeurs », qui ont un taux de pauvreté « quatre fois plus important que les personnes en emploi ».

Cette mise en garde vaut pour la France mais aussi pour l'Europe. « Depuis 2008, la France et l’Europe traversent la crise la plus importante et la plus longue de l’après-guerre », analyse l'ONPES qui consacre une partie de ce rapport à la pauvreté et l’exclusion sociale en Europe, « dont on sait que les objectifs de réduction de la pauvreté ne seront pas atteints », reconnait Ségolène Neuville. Les chiffres parlent d'eux-mêmes : depuis 2008, le nombre de personnes pauvres ou exclues s’est en effet accru au sein de l’Union européenne de 6,4 millions, en plein contraste avec un objectif de baisse en tendance de 8 millions.

« Cela laisse attendre, à l’occasion de la révision prochaine de la stratégie Europe 2020, une révision des objectifs initiaux (celui de la France dans le cadre européen est actuellement de réduire de 1,9 million le nombre des personnes pauvres ou exclues en dix ans sur une base 2007) », estime l'Observatoire qui espère « surtout un engagement plus déterminé de l’UE en tant que telle aux cotés des États membres dans la lutte contre la pauvreté ».

 

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Vendredi 4 juillet 2014 5 04 /07 /Juil /2014 17:25

800.000 postes par an devraient être à pourvoir d'ici 2022, essentiellement grâce aux départs à la retraite, d'après un rapport de France Stratégie et de la Dares, publié le 2 juillet 2014.


Environ 800.000 postes par an seront à pourvoir d'ici 2022, selon un rapport de France Stratégie (le nouveau nom du commissariat général à la stratégie et à la prospective) et de la Dares (ministère du Travail), publié le 2 juillet 2014.

 

Environ 80% de ces postes correspondront à des départs à la retraite ; les créations nettes d'emplois seront donc beaucoup moins nombreuses.

 

Le rapport prédit une poursuite de la tertiarisation des emplois, "suivant une tendance à l'oeuvre depuis plus de 25 ans". L'écrasante majorité des emplois créés (94%) le seront dans ce secteur. Par ailleurs, les emplois progresseront essentiellement dans les professions les plus qualifiées et peu qualifiées au détriment des emplois moyennement qualifiés.

 

Dans le détail, parmi les métiers les plus porteurs, on retrouve les métiers de soins et d'aide aux personnes fragiles, qui vont bénéficier de nombreux départs en fin de carrière. 

 

Les aides à domicile, aides-soignants et infirmiers devraient ainsi figurer parmi les métiers qui gagneront le plus d'emplois à l'horizon 2022 : 350.000 créations nettes en dix ans.

 

Les métiers qualifiés du bâtiment, des transports et de la logistique devraient se développer dans une perspective environnementale (rénovation thermique, développement des normes règlementaires et environnementales) et des créations d'emploi nombreuses devraient survenir pour les métiers du commerce et de l'hôtellerie et de la restauration, avec toutefois peu de départs à la retraite. 

 

Le rapport prévoit aussi une stabilisation de l'emploi dans l'industrie après des années d'hémorragie, avec des pertes d'emploi moins fortes que par le passé pour les ouvriers non qualifiés de l'industrie et des créations pour certains métiers d'ouvriers qualifiés.

 

De nombreux postes seront à pourvoir pour les agents d'entretien, les employés de maison ou conducteurs de véhicules, dus à des départs en fin de carrière. En revanche, l'emploi agricole continuera de se dégrader.

 

Selon le rapport, de fortes créations d'emploi devraient avoir lieu dans les métiers les plus qualifiés. "La croissance des métiers de cadres serait presque deux fois plus forte que celle de l'ensemble des métiers (+1,2% chaque année contre 0,7%)", détaillent les auteurs. Les cadres assurant des fonctions à dominante administrative et les managers vont bénéficier à la fois de la hausse du nombre d'emplois et de nombreux départs à la retraite.

 

En revanche, les départs à la retraite seront moins nombreux pour les ingénieurs et cadres techniques de l'industrie. Là les recrutements se feront souvent en faveur de jeunes diplômés.

Par ginette beugnet - Publié dans : EMPLOI
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Dimanche 22 juin 2014 7 22 /06 /Juin /2014 16:04

Par ginette beugnet - Publié dans : ACTUALITES
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Dimanche 15 juin 2014 7 15 /06 /Juin /2014 16:41

Les leaders de demain

L’UDI a mis en place un processus de recrutement afin de repérer, de sélectionner et de former une nouvelle génération de leaders politiques.

Elle souhaite développer une communauté dynamique de futurs dirigeants politiques.

J’ai donc posé ma candidature.

Et parmi 500 personnes ayant candidaté, nous sommes 39 à avoir été retenus pour la 1ère promotion.

Par ginette beugnet - Publié dans : POLITIQUE
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Dimanche 11 mai 2014 7 11 /05 /Mai /2014 17:42

 

 

Nous sommes interconnectés

 

 

Savoir que nous sommes tous des poussières d’étoiles, que nous partageons la même histoire cosmique que les animaux, les fleurs, les plantes, que nous sommes tous connectés à travers l’espace et le temps, ne peut qu’induire une conscience aigüe de notre interdépendance.

Celle-ci engendre à son tour la compassion car nous nous rendons compte que notre bonheur dépend de celui des autres.

 

 

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Par ginette beugnet - Publié dans : SCIENCES
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Vendredi 9 mai 2014 5 09 /05 /Mai /2014 18:04

L’homme neuronal

 

Le modèle de l’ »homme neuronal » soutient que l’impression que j’ai de pouvoir choisir et de décider (ce que nous appelons « libre arbitre ») n’est que pure illusion.

Prendre une décision n’est alors que le résultat du travail des neurones dans le cerveau, qui leur permet de définir la meilleure stratégie en tenant compte des stimuli extérieurs, de notre bagage génétique et de l’apprentissage acquis au cours de la vie, soit un dosage entre l’inné et l’acquis.

En somme, le libre arbitre, donc notre faculté à analyser en notre âme et conscience, les évènements, les situations, n’existerait pas.

Poussant ce genre de raisonnement jusqu’à sa conclusion logique, on pourrait dire que si le libre arbitre n’existe pas, les concepts de valeur, de responsabilité, de morale, de justice et d’éthique qui sont à la base des sociétés humaines et de la civilisation n’ont pas davantage lieu d’exister.

Cette théorie est donc absurde et remet en cause la formule « Cogito, ergo sum » (Je pense, donc je suis) de René Descartes.

 

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Par ginette beugnet - Publié dans : PHILOSOPHIE
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