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Mardi 12 mars 2 12 /03 /Mars 10:34

L’Assurance retraite vient de publier les chiffres du régime général pour l’année 2012. Le régime général est le premier régime de retraite français : il s’agit du régime de base des salariés de l’industrie, du commerce et des services. En 2012, les retraités du régime général sont 13 235 074 et le montant moyen d’une pension est de 641 euros (725 euros par mois pour les hommes et 573 euros pour les femmes).

En raison notamment des mesures de report de l’âge légal de départ à la retraite prévues par la réforme des retraites de 2010, le nombre de nouveaux retraités continue à diminuer (-4% en 2012 contre -15% en 2011). Ils étaient 605 545 en 2012. En 2012, est entré en application le décret du 2 juillet 2012 qui octroie aux assurés à carrière longue (ayant commencé à travailler avant 20 ans et ayant la durée de cotisation requise pour leur génération) le droit de partir en retraite à 60 ans, et le nombre des retraites anticipées a plus que doublé, passant de 43 453 à 87 531 personnes. Malgré l’entrée en vigueur de cette mesure, l’âge de départ effectif à la retraite recule. Les salariés qui ont liquidé leurs droits en 2012 avaient en moyenne 62 ans et 2 mois, contre 61 ans en 11 mois pour ceux qui étaient partis à la retraite un an plus tôt. En excluant les nouveaux retraités ayant bénéficié d’une retraite anticipée, l’âge moyen de départ passe à 62 ans et 8 mois (contre 62 ans et 2 mois).

Le 27 février 2013, le Premier ministre a installé la Commission pour l’avenir des retraites. Présidée par Yannick Moreau, présidente de section au Conseil d’Etat, la commission est chargée de proposer de nouvelles pistes de réforme du système des retraites. Elle doit remettre son rapport au mois de juin 2013. Le gouvernement a précisé qu’il engagera ensuite une concertation avec les partenaires sociaux pour définir les mesures susceptibles d’assurer l’avenir des régimes de retraite.

Par ginette beugnet le roch - Publié dans : RETRAITES
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Mercredi 6 mars 3 06 /03 /Mars 14:40

Le Commissariat général au développement durable (CGDD) a publié le 19 février 2013 le 4ème rapport annuel au Parlement sur la mise en œuvre du Grenelle Environnement. Lancé en octobre 2007 par le gouvernement, le Grenelle Environnement s’était conclu par l’adoption de 268 engagements, déclinés en quatre axes principaux : la lutte contre le changement climatique, la biodiversité, la préservation de la santé et de l’environnement, un nouveau mode de gouvernance. Chaque année, le gouvernement dresse un bilan de la mise en œuvre de ces engagements.

Le rapport présente les mesures prises dans 12 secteurs : bâtiment et urbanisme, transport et mobilité, énergie et climat, biodiversité, agriculture et milieux aquatiques, déchets, gouvernance, impulsion internationale, outre mer, mer et littoral, recherche et innovation et enfin le secteur risques, santé, environnement. Il indique que 86% des 140 décrets d’application ont été publiés. S’agissant des aspects économiques et financiers de l’application du Grenelle, l’évaluation de l’impact financier pour les collectivités territoriales a été revue en intégrant non seulement les charges mais aussi les coûts évités et bénéfices attendus. En conséquence, l’impact du Grenelle pour les collectivités est maintenant estimé à 400 millions d’euros sur 10 ans au lieu des 2,3 milliards initialement prévus.

Fin janvier 2013, le Sénat a publié un rapport sur l’application des lois du 3 août 2009 (Grenelle 1) et du 12 juillet 2010 (Grenelle 2). Le rapport du Sénat revient sur la méthode de gouvernance initiée par ces deux lois, qui associe dans la concertation, Etat, élus locaux, associations environnementales, organisations syndicales et patronales. Il souligne que celle-ci a permis de donner l’élan nécessaire à la mise en oeuvre des différents volets du Grenelle. Il indique toutefois que s’agissant de l’application des dispositions relatives à la responsabilité sociétale des entreprises (RSE) et à la représentativité des associations, les mesures prises s’inscrivent en recul par rapport à l’ambition du législateur.

Par ginette beugnet le roch - Publié dans : ENVIRONNEMENT
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Mardi 5 mars 2 05 /03 /Mars 16:04

Le 28 février 2013, Xavier Salvat et Didier Boccon-Gibod ont remis à la ministre de la Justice un rapport sur l’expérimentation des citoyens assesseurs dans les cours d’appel de Dijon et Toulouse.

Les citoyens assesseurs ont été institués par la loi du 10 août 2011. Sur le modèle des jurés d’assises, des citoyens doivent siéger dans les tribunaux correctionnels pour juger des délits punis d’une peine de plus de cinq ans d’emprisonnement et dans les tribunaux de l’application des peines pour l’examen des libérations conditionnelles des condamnés à plus de cinq ans de prison. L’expérimentation a été lancée en janvier 2012, c’est donc l’activité d’une année qu’évalue le rapport. Il apparaît, dans un premier temps, que la présence des citoyens assesseurs n’a pas conduit à une plus grande sévérité des décisions de justice. Si l’expérimentation a été neutre pour les décisions de justice, elle a eu, en revanche, un impact négatif sur le fonctionnement des juridictions. Les juridictions ont dû mettre en place des organisations lourdes pour la sélection, la gestion et l’information des citoyens assesseurs et la capacité de jugement a été diminuée (3 dossiers jugés en audience avec des citoyens assesseurs contre 8 à 20 en audience classique). En outre, étant données les conditions d’une audience en correctionnelle bien différentes de celles d’un procès d’assises, les rapporteurs soulignent une très forte tendance chez les citoyens assesseurs à s’en remettre aux juges professionnels.

Le 13 juin 2012, un arrêté a été publié pour geler l’extension de l’expérimentation à huit autres cours d’appel. La ministre de la Justice doit annoncer prochainement ses orientations concernant le rôle du citoyen dans la justice.

Par ginette beugnet le roch - Publié dans : INSTITUTIONS
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Mardi 19 février 2 19 /02 /Fév 09:00

L’Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales (ONDRP) a publié en décembre 2012 les résultats d’une enquête menée auprès des victimes (dite "enquête de victimation") au sujet de l’emprise de l’alcool ou de la drogue sur les auteurs de violences physiques ou sexuelles hors ménage ou au sein du ménage sur la période 2009-2012.

Pour les violences subies hors ménage, il apparaît que sur les 1,2 million de personnes se déclarant victimes, 36% disent, au sujet de l’auteur, qu’il était sous l’emprise de l’alcool ou d’une drogue dans le cas de violences physiques. Le taux atteint 27% pour des menaces et 21% pour des insultes. C’est l’alcool qui est le plus souvent désigné : dans les cas de violences physiques, près de 29% des personnes déclarées victimes disent que l’auteur était sous l’emprise de l’alcool (moins de 5% sous l’emprise de drogue uniquement). Pour ce qui concerne les violences subies au sein du ménage, sur les 900 000 victimes de violences conjugales, plus de 40% déclarent que l’acte de violence a été commis sous l’emprise de l’alcool ou de la drogue. Ce taux atteint 49% pour les femmes s’étant déclarées victimes de violences physiques ou sexuelles par leur conjoint. Ce taux est deux fois et demi supérieur à celui mesuré pour les hommes.

Dans son rapport 2012 publié en novembre, l’ONDRP évaluait à 267 le nombre de décès imputables aux violences conjugales en 2011.

Par ginette beugnet le roch - Publié dans : SANTE
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Lundi 18 février 1 18 /02 /Fév 17:32

Le ministère du Travail a publié le 28 décembre 2012 une étude consacrée aux bénéficiaires d’un contrat de professionnalisation. Il s’agit d’un contrat de travail en alternance qui associe pendant plusieurs mois des enseignements généraux à l’acquisition d’un savoir-faire pratique. Mis en place fin 2004, ce dispositif est accessible aux jeunes âgés de 16 à 25 ans révolus, aux demandeurs d’emploi âgés de 26 ans et plus et aux bénéficiaires de certaines allocations ou contrats.

L’étude analyse notamment l’insertion professionnelle des bénéficiaires d’un contrat de professionnalisation. Deux tiers des bénéficiaires sont en emploi dès la fin de leur contrat de professionnalisation, dont près des trois quarts chez le même employeur. 24% sont au chômage, 7% sont inactifs et 3% poursuivent une formation. A l’issue d’un contrat de professionnalisation, l’accès immédiat à l’emploi est avant tout fonction du secteur d’accueil et de la spécialité de la qualification préparée. Les personnes qui ont travaillé dans l’industrie, la construction ou certains secteurs du tertiaire comme le transport ou l’éducation, la santé, l’action sociale sont ainsi plus souvent en emploi que la moyenne. A l’inverse, se trouvent plus souvent en difficulté d’insertion (chômage ou inactivité hors formation) les bénéficiaires d’un contrat de professionnalisation formés à un métier des domaines du secrétariat et de la bureautique, de l’accueil, de l’hôtellerie et du tourisme, du commerce et de la vente, de la comptabilité et de la gestion.

Parmi les personnes occupant immédiatement un emploi à l’issue d’un contrat de professionnalisation commencé en 2006, 60% étaient en contrat à durée indéterminée, 40% étaient en emploi temporaire (contrat à durée déterminée, intérim, contrat aidé).

Par ginette beugnet le roch - Publié dans : EMPLOI
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Samedi 16 février 6 16 /02 /Fév 15:32

La Cour des comptes, dans un rapport rendu public le 14 décembre 2012, souligne les nombreux dysfonctionnements de l’orientation des élèves en fin de collège. Réalisée à la demande de l’Assemblée nationale, l’étude de la Cour des comptes porte sur les académies de Rennes, Toulouse et Lille, exemplaires à différents titres : hétérogénéité des effectifs d’élèves, diversité des caractéristiques socioprofessionnelles des familles, dispersion des taux d’orientation vers les différentes filières, etc.

Selon le rapport, le processus d’orientation ne répond pas aux exigences affichées par le système éducatif : permettre l’acquisition d’un socle commun de compétences et de connaissances par la totalité d’une classe d’âge, conduire au niveau du baccalauréat 80% des jeunes, amener 50% d’entre eux à un diplôme d’enseignement supérieur. L’orientation reste vécue comme une sanction. L’absence de réelles passerelles entre les trois voies de formation du lycée (générale, technologique et professionnelle), la dévalorisation de la voie professionnelle, l’offre de formation inégale selon les académies sont notamment soulignées. Le rapport recommande une orientation plus tardive, une fois "acquis le socle commun de culture, de connaissances et de compétences, en fin de scolarité obligatoire", soit en fin de classe de seconde. Les rôles des intervenants dans le processus d’orientation devraient être précisés et la décision définitive sur la voie d’orientation devrait revenir à lafamille.

L’avant-projet de loi pour la refondation de l’école, présenté en décembre 2012 par le ministre de l’Education nationale, Vincent Peillon, prévoit notamment la mise en place d’un "parcours individuel permettant de construire une orientation choisie".

Par ginette beugnet le roch - Publié dans : EDUCATION NATIONALE
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Vendredi 15 février 5 15 /02 /Fév 14:18

Prévue par la conférence sociale de juillet 2012, la négociation sur la réforme du marché du travail s’est achevée le 11 janvier 2013. Au terme de trois mois de négociations, le patronat (Medef, CGPME, UPA) et trois syndicats (CFDT, CFTC, CFE-CGC) sont parvenus à un accord. Deux syndicats (CGT et FO) se sont clairement opposés au texte.

Cet accord national interprofessionnel (ANI), qui tente de concilier flexibilité pour les entreprises et sécurité pour les salariés, prévoit notamment la taxation de certains contrats de travail à durée déterminée (CDD). La cotisation patronale d’assurance chômage pour les CDD de moins d’un mois devrait passer à 7% (+3 points) et celle pour les CDD compris entre un et trois mois à 5,5% (+1,5 point). Les missions d’intérim et les CDD liés à des remplacements ou à des activités saisonnières ne seraient pas soumis à ces majorations. En contrepartie, le patronat a obtenu l’exonération, pendant trois mois, de la cotisation patronale d’assurance chômage pour les jeunes de moins de 26 ans embauchés en contrat à durée indéterminé (CDI).

Les salariés devraient bénéficier de droits nouveaux : la mise en place de droits rechargeables à l’assurance chômage (un chômeur qui retrouve un emploi ne perd pas les droits non utilisés), l’instauration d’un compte personnel de formation tout au long de la vie, la généralisation de la complémentaire santé cofinancée par les employeurs, ainsi que l’entrée de salariés "avec voix délibérative" dans les conseils d’administration des entreprises employant au moins 10 000 personnes dans le monde ou au moins 5 000 salariés en France.

La procédure de licenciement économique collectif ("Plan de sauvegarde de l’emploi", PSE) devrait être modifiée. Il s’agit de limiter les possibilités de contestation des plans sociaux devant les tribunaux. La négociation des accords de compétitivité-emploi (réduction des salaires ou/et du temps de travail en contrepartie du maintien des emplois) devrait être simplifiée. Les salariés refusant les nouvelles conditions de travail ainsi définies pourraient notamment être licenciés.

Une fois l’accord officiellement approuvé par les organisations patronales et trois syndicats sur cinq, legouvernement devra préparer un projet de loi qui en traduira les dispositions. Ce texte devrait être présenté en Conseil des ministres le 6 ou 13 mars 2013. Il devrait ensuite être examiné en urgence auParlement, en vue de sa promulgation à la fin du mois de mai.

Par ginette beugnet le roch - Publié dans : EMPLOI
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Mardi 12 février 2 12 /02 /Fév 10:56

Dans une lettre aux personnels de l’Education nationale du 6 décembre 2012 présentant le projet de loi portant refondation de l’École, le ministre de l’Éducation nationale indiquait que 14 000 des 60 000 recrutements prévus durant le quinquennat seraient destinés au développement de l’accueil des enfants moins de trois ans et du dispositif "plus de maîtres que de classes". Ce déploiement, qui débutera à la rentrée scolaire 2013, est détaillé dans deux circulaires publiées le 15 janvier 2013.

La scolarisation des enfants de moins de trois ans à l’école maternelle sera développée en priorité dans les écoles des zones défavorisées : zones urbaines, zones rurales, zones de montagnes, départements et régions d’outre-mer. Dans les trois prochaines années, 30% des enfants de moins de trois ans des zones défavorisées devront être scolarisés. Actuellement, 11% de l’ensemble des moins de 3 ans le sont.

Le dispositif "plus de maîtres que de classes" consiste à affecter, dans certaines écoles primaires, un maître supplémentaire. Il s’agit de permettre la mise en place, au sein même de la classe, d’innovations pédagogiques en faveur de l’acquisition des savoirs fondamentaux (expression orale et écrite, mathématiques, méthodologie du travail scolaire). Les écoles concernées seront celles de l’éducation prioritaire, ainsi que des écoles repérées localement comme relevant de besoins similaires. Ce dispositif ne se substitue pas aux aides spécialisées, qui gardent toute leur pertinence pour les élèves en grande difficulté.

Le projet de loi d’orientation et de programmation pour la refondation de l’École devait être présenté en Conseil des ministres le 23 janvier 2013.

Par ginette beugnet le roch - Publié dans : EDUCATION NATIONALE
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Lundi 11 février 1 11 /02 /Fév 18:26

La Direction générale des collectivités locales (DGCL) fait le point sur la structure des ressources fiscales directes des collectivités locales et leur évolution globale entre 2011 et 2012 dans son Bulletin d’information statistique de décembre 2012.

En 2012, le montant total des recettes fiscales directes des collectivités territoriales devrait être d’environ 71 milliards d’euros, soit une hausse de 4,1% (contre 5% en 2011). Ce montant devrait provenir pour les deux tiers des taxes à la charge des ménages (taxe d’habitation, taxes sur le foncier bâti et non bâti) et pour un tiers des impôts économiques (cotisation foncière des entreprises, cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises, impositions forfaitaires des entreprises de réseaux, taxe sur les surfaces commerciales). Les plus fortes recettes fiscales directes proviennent de la taxe foncière sur les propriétés bâties (27,28 milliards d’euros), de la taxe d’habitation (19,35 milliards), de la cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises (15,22 milliards) et de la cotisation foncière des entreprises (6,66 milliards d’euros). Les 71 milliards d’euros de recettes fiscales directes à percevoir en 2012 devraient bénéficier à hauteur des deux tiers au secteur communal, de 27% aux départements et de 6% aux régions. A ce produit global s’ajoute celui de la taxe d’enlèvement sur les ordures ménagères, d’un montant de l’ordre de 6 milliards d’euros, perçu par le bloc communal (communes et établissements publics de coopération intercommunale à fiscalité propre).

La réforme de la fiscalité locale s’est traduite, outre la substitution de nouveaux impôts économiques à la taxe professionnelle, par la redistribution des recettes fiscales directes entre les différents niveaux de collectivités. Depuis le 1er janvier 2011 :

  • Les régions perçoivent la cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises et l’imposition forfaitaire sur les entreprises de réseaux, mais elles ne reçoivent plus de taxes foncières.
  • Les départements sont destinataires de la seule taxe foncière sur les propriétés bâties, y compris du transfert de la part régionale de cette taxe. Ils ne perçoivent plus la taxe d’habitation et la taxe foncière sur le non-bâti.
  • Le secteur communal bénéficie des trois "taxes ménages", en récupérant la part départementale de la taxe d’habitation et les parts régionale et départementale de la taxe foncière sur les propriétés non bâties. Le bloc communal bénéficie également d’impôts économiques.
Par ginette beugnet le roch - Publié dans : FISCALITE
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Dimanche 10 février 7 10 /02 /Fév 12:17

La Commission européenne vient d’approuver l’octroi d’un montant de plus de 661 millions d’euros à l’aide humanitaire en 2013. Cette aide participe au financement d’interventions humanitaires menées par plus de 200 organisations partenaires, les Nations unies, la Croix-Rouge, le Croissant-Rouge et des organisations non gouvernementales (ONG), dans plus de 80 pays ou régions.

Les opérations humanitaires majeures doivent cibler la région du Sahel en Afrique de l’Ouest, avec de nouvelles mesures en réponse au conflit au Mali (82 millions d’euros), le Soudan et le Soudan du Sud (80 millions), la République démocratique du Congo (54 millions), le Pakistan (42 millions) et la Somalie (40 millions). Une enveloppe spécifique est prélevée sur le budget pour les crises dites "oubliées" des média. En 2013, neuf pays ont ainsi été identifiés : le Bangladesh, la République centrafricaine, la Colombie, l’Inde, le Myanmar (Birmanie), le Pakistan, le Yémen et le Sri Lanka. Déjà mobilisée pour Haïti depuis le séisme de janvier 2010, la Commission européenne prévoit une aide supplémentaire pour le pays de 30,5 millions d’euros.

L’aide humanitaire est un des principaux instruments extérieurs de l’Union européenne. Au sein de la Commission européenne, elle est gérée par l’Office humanitaire des Communautés européennes (ECHO) sous la responsabilité du commissaire en charge de la coopération internationale, de l’aide humanitaire et de la réponse aux crises. L’aide européenne est distribuée en fonction des principes d’humanité, de neutralité, d’impartialité et d’indépendance qui sont au cœur du Consensus européen sur l’aide humanitaire adopté en 2007.

Par ginette beugnet le roch - Publié dans : EUROPE
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Jeudi 25 octobre 4 25 /10 /Oct 17:16

Le rapport de la mission sénatoriale sur les polices municipales a été rendu public le 3 octobre 2012. Il propose de clarifier leurs missions et de mieux les coordonner avec celles des forces nationales (police nationale et gendarmerie).

Au cours des 25 dernières années, les effectifs des polices municipales sont passés de 5 600 agents en 1984 à plus de 18 000 aujourd’hui. 3 935 communes ou intercommunalités sont actuellement dotées d’une police ou de gardes champêtres. L’ensemble est très hétérogène, certaines polices ne comptent qu’un agent, quand d’autres totalisent plus de 500 agents et réalisent des missions parfois proches de celles des forces nationales. En effet, à côté des missions traditionnelles de proximité (prévention), les polices municipales ont vu leurs pouvoirs judiciaires (répression) se développer. Par ailleurs, la répartition des polices municipales sur le territoire est très inégale, les plus gros effectifs se concentrant dans le Sud, l’Ile-de-France, le Nord-Pas-de-Calais et l’Alsace.

Face à ce constat, le rapport recommande de regrouper les gardes champêtres et les policiers municipaux au sein d’une même entité, "la police territoriale". Dotée d’un statut propre, cette police devrait être équipée d’uniformes permettant de la distinguer aisément de la police nationale. Il préconise également d’améliorer la coopération avec les forces de police dans le cadre de conventions de coordination qui conforteraient les polices municipales dans leurs missions de proximité et trancheraient la question de leur armement. Enfin, le rapport propose de mutualiser les polices municipales au niveau intercommunal afin de limiter les inégalités territoriales devant la sécurité.

Par ginette beugnet le roch - Publié dans : ADMINISTRATION
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Mercredi 17 octobre 3 17 /10 /Oct 17:37

La Commission européenne a présenté ses conclusions sur les tests de résistance des centrales nucléaires le 4 octobre 2012. Ces tests ont été réalisés à la suite de la catastrophe survenue à Fukushima en mars 2010. Il s’agissait d’évaluer la résistance des centrales nucléaires aux catastrophes naturelles, aux accidents d’avions et aux d’erreurs humaines de gestion, ainsi que l’efficacité des mécanismes de gestion des coupures d’électricité. Ces tests ont concerné l’ensemble des réacteurs nucléaires présents au sein de l’Union européenne.

Selon la Commission, les centrales européennes disposent en général de standards de qualité élevés. Des améliorations sont toutefois à prévoir dans une majorité d’entre elles, pour un montant de travaux estimé entre 10 et 25 milliards d’euros. Les tests auraient démontré que les normes de sûreté préconisées par l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) et les meilleures pratiques internationales ne sont pas systématiquement appliquées par tous les États membres. La France, qui représente plus du tiers du parc européen, est notamment épinglée pour les lacunes de son évaluation des risques sismique et inondation.

Le jour même de la publication des conclusions de la Commission européenne, l’Autorité française de sûreté nucléaire (ASN) a émis des "réserves" à leur propos. L’ASN regrette de ne pas avoir été associée à leur élaboration et déplore que la Commission ait ignoré certaines mesures décidées en France, comme la mise en place de brigades de secours mobiles prêtes à intervenir en cas d’accident grave.

Outre un rapport sur la mise en œuvre des recommandations issues des tests de résistance, prévu pour juin 2014, la Commission devrait proposer, début 2013, une révision de la directive sur la sûreté nucléaire, texte qui constitue aujourd’hui le cadre légal européen en la matière.

Par ginette beugnet le roch - Publié dans : ENERGIES
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Mardi 16 octobre 2 16 /10 /Oct 16:19

 

Étude réalisée par LH2 pour le Nouvel Observateur les 12 et 13 octobre 2012 auprès d’un échantillon de 974 personnes, représentatif de la population française de 18 ans et plus (selon la méthode des quotas).

40% des Français, selon ce sondage, ont une bonne opinion de François Hollande contre 52% « une opinion négative ». Il s’agit pour le président de la République d’une nouvelle baisse de 9 pts de popularité par rapport à septembre, soit -18 pts depuis son arrivée au pouvoir. Même tendance pour son Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, avec ce mois-ci 45% d’opinion positive pour 43% d’opinion négative (-5 pts depuis septembre, -11 pts depuis juin).

Par ginette beugnet le roch - Publié dans : POLITIQUE
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Mardi 16 octobre 2 16 /10 /Oct 12:51

La Cour des comptes a rendu public, le 11 octobre 2012, un rapport sur la mise en oeuvre de la politique publique pour l’accueil et l’accompagnement des gens du voyage. Cette politique, définie par la loi du 5 juillet 2000, impose une obligation d’organisation de l’accueil sur les communes de plus de 5 000 habitants.

La Cour estime que la politique publique menée est insuffisamment pilotée tant au niveau national que local. Elle n’est que partiellement mise en œuvre, "52% des aires d’accueil et 29% des aires de grands passages prévues par les schémas départementaux ont été réalisées". La Cour fait le constat d’une faible mobilisation des acteurs publics dans l’aménagement et la gestion des aires d’accueil. Enfin, le taux de scolarisation des enfants du voyage reste faible. La Cour recommande de renforcer la coordination interministérielle, de revoir les modalités de fonctionnement de la Commission nationale de réflexion sur les gens du voyage et de mettre en place un véritable dispositif de pilotage opérationnel dans chaque département. Elle préconise de mieux prendre en compte, dans les schémas départementaux et dans les plans départementaux d’aide au logement des personnes défavorisées (PDALPD), les offres alternatives aux aires d’accueil, de réactiver les aides de l’Etat et de mobiliser les fonds européens.

Le 5 octobre 2012, le Conseil constitutionnel a rendu une décision qui concerne les gens du voyage. Saisi d’une question prioritaire de constitutionnalité (QPC), le Conseil a censuré des dispositions de la loi du 3 janvier 1969 qui crée un régime dérogatoire appliqué à la catégorie spécifique des gens du voyage résidents en France. Le Conseil, sans remettre en cause le principe d’un régime dérogatoire, a mis fin au carnet de circulation et aligné le droit de vote des gens du voyage sur le droit commun.

Par ginette beugnet le roch - Publié dans : GENS DU VOYAGE
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Lundi 15 octobre 1 15 /10 /Oct 11:42

Enquête réalisée par Ifop pour le Journal du Dimanche auprès d’un échantillon de 1607 personnes inscrites sur les listes électorales et représentatives de la population française âgée de 18 ans et plus (selon la méthode des quotas). Étude réalisée du 9 au 12 octobre 2012.

Si le premier tour de l’élection présidentielle avait lieu dimanche prochain, Nicolas Sarkozy arriverait en tête avec 29,5% des voix (soit +2,3 pts par rapport à son score le 22 avril) contre 28% (-0,6 point) pour François Hollande et une poussée 1,6 pts du FN avec 19,5% pour Marine Le Pen. A noter, pour conclure le top 5, les scores de Jean-Luc Mélenchon (11% d’intention de vote aujourd’hui) qui baisse d’un point, et François Bayrou (-2 pts) avec 7% d’intentions de vote. Au second tour, égalité parfaite, les deux candidats obtiennent chacun 50% d’intentions de vote.

Par ginette beugnet le roch - Publié dans : POLITIQUE
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