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Mardi 27 décembre 2011 2 27 /12 /Déc /2011 08:46

Société : l’état de santé des Français en 100 indicateurs    

 

Le ministère la santé publie la cinquième édition du rapport sur l’état de la population en France. Il établit le suivi des 100 objectifs d’amélioration de la santé de la population fixés par la loi relative à la santé publique du 9 août 2004. C’est sur la base de ces 100 indicateurs qu’est évaluée la politique de la santé.

 

L’état de santé des Français est globalement bon et tend à s’améliorer. C’est également le cas pour la santé des enfants puisque la France enregistre un taux de mortalité infantile inférieur à celui de l’Union européenne. Les phénomènes de surpoids et d’obésité sont stabilisés, la santé bucco-dentaire s’améliore et, enfin, l’objectif d’une couverture vaccinale à 95% est atteint. Néanmoins, la mortalité prématurée (avant 65 ans) reste l’une des plus élevées de l’Union européenne. Ces décès précoces concernent surtout les hommes et pourraient être évités par la diminution des comportements à risque (alcool, tabac, excès de vitesse, etc.). Plus généralement, les situations sont très différenciées entre les hommes et les femmes. L’espérance de vie des femmes reste supérieure à celle des hommes, mais ces derniers se déclarent en meilleure santé que les femmes et recourent moins aux soins. Les situations sont également très différenciées en fonction de la position sociale et du niveau d’études. Par ailleurs, la prise en charge des maladies chroniques et des affections de longue durée (ALD) constitue un véritable enjeu de santé publique : 36% des plus de 15 ans déclarent une maladie chronique et 1,4 million de nouvelles ALD ont été déclarées à la sécurité sociale en 2009.

 

Les 100 indicateurs sont complétés par trois dossiers thématiques : les évènements indésirables graves dans les établissements de santé, l’état de santé et la participation sociale des adultes atteints de limitations fonctionnelles, les conditions de travail pénibles et l’état de santé après 50 ans.

Par ginette beugnet le roch - Publié dans : SANTE
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Lundi 26 décembre 2011 1 26 /12 /Déc /2011 09:15

Nanotechnologies : les enjeux   

 

Le Centre d’analyse stratégique (CAS) livre un état des lieux des enjeux liés aux nanotechnologies dans sa note d’analyse publiée en novembre 2011.

 

Les nanotechnologies regroupent les instruments, les techniques de fabrication et les applications (nanomatériaux, nanobiologie/nanomédecine, etc.) utilisant les propriétés particulières de la matière (résistance mécanique, réactivité chimique, conductivité électrique, etc.) qui se manifestent à l’échelle nanométrique (milliardième de mètre).

 

Bien que leur développement soit récent (début des années 2000), les nanotechnologies sont déjà intégrées à certains produits commercialisés (crème solaire par exemple).

 

Le marché mondial, estimé à 147 milliards de dollars en 2007, devrait atteindre 3 100 milliards d’ici 2015.

 

Engagée dans la compétition internationale (dominée par les Etats-Unis, la Chine, la Russie, l’Allemagne et le Japon), la France peine à transférer les acquis de sa recherche fondamentale en applications industrielles et commerciales.

 

Parallèlement, le développement des nanotechnologies soulève des interrogations nouvelles. Du fait de leur taille et de leurs propriétés spécifiques, les nanoparticules ont de grandes capacités à interagir avec le vivant et on ignore encore quels peuvent être leurs effets toxiques sur la santé ou l’environnement.

 

Associées aux technologies de l’information ou à la biologie, les nanotechnologies soulèvent des questions éthiques liées à leur impact sur les modes de vie, les libertés (débat sur l’hypertraçabilité des individus) et la nature de l’homme (risque d’effacement des frontières entre l’être biologique vivant et le non vivant).

 

Face à ces différents défis, le CAS affirme le besoin d’une "gouvernance forte, transparente et ouverte". Il propose notamment l’élaboration d’un plan d’action stratégique pour structurer (mise en place d’une "filière intégrée" des nanotechnologies, création d’un observatoire européen) et expliciter le développement des nanotechnologies.

Par ginette beugnet le roch - Publié dans : SCIENCES
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Dimanche 25 décembre 2011 7 25 /12 /Déc /2011 10:29

Médecine scolaire : lui redonner son attractivité   

 

Le Comité de contrôle et d’évaluation des politiques publiques de l’Assemblée nationale a remis le 17 novembre 2011 son rapport consacré à la médecine scolaire.

 

Ce rapport prend notamment appui sur une contribution fournie par la Cour des comptes à la demande du Comité.

 

Après avoir détaillé l’ensemble des missions dévolues à la médecine scolaire, le rapport considère qu’elles sont à la fois trop nombreuses et disparates : suivi médical des enfants (bilans de santé à 6, 9, 12 et 15 ans), veille épidémiologique, action pour l’intégration des enfants handicapés, protection de l’enfance en danger, prévention des grossesses adolescentes non désirées, soutien aux établissements pour l’éducation à la santé, interventions en urgence, etc. A cela s’ajoute un problème majeur : les difficultés de recrutement grandissantes liées notamment à un manque d’attractivité des métiers de la médecine scolaire (aussi bien médecins qu’infirmiers), combinées aux nombreux départs en retraite prévus dans les dix prochaines années, peuvent conduire à une rapide baisse des effectifs.

 

Les rapporteurs pointent également les carences du système de pilotage éclaté entre les ministères de l’éducation nationale et de la santé, ainsi que la faiblesse des données statistiques disponibles pour mesurer l’efficacité des politiques menées.

 

Les propositions formulées visent à :

conforter la place des questions de santé dans le système scolaire, la promotion de la santé devenant une mission à part entière de l’école,

améliorer le pilotage des politiques sanitaires en direction des enfants et adolescents,

renforcer l’attractivité des professions de la médecine scolaire, en augmentant les rémunérations et en favorisant les possibilités de mobilité (création d’un corps de médecins de prévention regroupant médecins du travail, médecins de santé publique et médecins scolaires).

Par ginette beugnet le roch - Publié dans : EDUCATION NATIONALE
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Samedi 24 décembre 2011 6 24 /12 /Déc /2011 09:01

La maîtrise des flux migratoires   

 

La France est un pays d’immigration depuis la deuxième moitié du XIXè siècle. Jusqu’en 1945, il n’y a pas de politique d’immigration à proprement parler mais des mesures prises ponctuellement.

 

La publication de l’ordonnance du 2 novembre 1945 est symbolique du début de la mise en œuvre d’une véritable intervention de l’Etat dans ce domaine. Aujourd’hui, les sources de droit sont complexes et relèvent non seulement de la législation française mais également de textes internationaux, conventions ou traités ou accords bilatéraux. Adopté en 2008, le Pacte européen pour l’immigration et l’asile prévoit l’harmonisation des politiques d’immigration et d’asile au sein de l’Union européenne.

 

La citoyenneté ne se réduit pas au droit de vote, mais il en est une composante et les immigrés devenus français ont bien sûr le droit de vote et d’éligibilité. Les immigrés qui n’ont pas la nationalité française restent exclus du droit de vote aux élections locales (hormis les ressortissants européens).

 

Quelle est d’ailleurs la place des immigrés (étrangers ou non) dans la cité ? Au regard du logement, du travail, de la scolarisation des enfants, de l’expression associative ou culturelle, et en matière de santé, les textes applicables sont les mêmes pour tous (code du travail, code pénal, code de la sécurité sociale ...). Cependant les textes réglementaires et législatifs ne suffisent pas toujours à éliminer des pratiques discriminatoires comme en attestent certains organismes, dans l’accès au travail, au logement social, à certaines structures culturelles notamment.

Par ginette beugnet le roch - Publié dans : IMMIGRATION
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Vendredi 23 décembre 2011 5 23 /12 /Déc /2011 07:48

Révision générale des politiques publiques : des limites avérées   

 

Le rapport sur la révision générale des politiques publiques (RGPP) du Comité d’évaluation et de contrôle de l’Assemblée nationale a été publié le 7 décembre 2011. Le rapport analyse la méthode, les mesures et les impacts financiers de la RGPP lancée en 2007.

 

Bien qu’initialement prévue comme une revue et une réflexion sur l’opportunité des missions de l’Etat, la RGPP s’est, selon le Comité, principalement traduite par une révision substantielle de l’organisation des services centraux et déconcentrés de l’État, avec l’objectif de "faire mieux avec moins". Elle a permis le lancement effectif de nombreuses réformes administratives parfois bloquées depuis plusieurs années. Toutefois, l’adossement de la RGPP à une baisse des moyens a conduit à l’assimilation, peut-être durable, de la réforme de l’État à une simple recherche d’économies. Pourtant, le bilan budgétaire de la RGPP (personnel, intervention et fonctionnement) demeure dans l’ensemble une énigme, tant les informations, difficiles à obtenir sur le sujet, semblent discutables et parcellaires. Il est néanmoins incontestable, bien que difficilement évaluable avec précision, que la RGPP a contribué à la maîtrise de la masse salariale de l’État et conduit, pour la première fois, à une légère baisse de son montant en valeur (projet de loi de finances pour 2012).

 

Pour le Comité, les modalités d’applications de la RGPP, définies sans une véritable implication et consultation des agents et des usagers du service public, ont suscité de telles réactions que, sans évolution, le processus est intenable à terme. Il est impératif que la question de la définition des missions de l’État soit désormais au centre de la réforme de l’Etat, le "faire mieux avec moins" à missions quasi inchangées ayant sans doute atteint ses limites.

Par ginette beugnet le roch - Publié dans : INSTITUTIONS
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Jeudi 22 décembre 2011 4 22 /12 /Déc /2011 07:14

Cour des comptes : les services d’incendie et de secours (2002-2010)

 

Dans un rapport publié le 1er décembre 2011, la Cour des comptes souligne la nécessité d’une meilleure maîtrise des coûts des services départementaux d’incendie et de secours (SDIS), les organismes employeurs des sapeurs-pompiers. Ces établissements publics, organisés en différents centres d’incendie et de secours (centres de secours principaux, centres de première intervention, etc.), ont été créés par la loi du 3 mai 1996 (loi de départementalisation des services de secours et d’incendies) et sont entrés en fonction en 2002.

 

Selon la Cour, de 2002 à 2010, les budgets des SDIS ont crû de 30% (à prix constants). Parallèlement, le nombre d’interventions ont augmenté de 17%.Surtout, ces interventions sont devenues moins intensives : le nombre d’incendies stagne (8,5% de l’activité totale des SDIS), celui des accidents recule et celui des secours à personne (qui mobilisent le moins de personnels) augmente. Aussi, le coût horaire des interventions a beaucoup augmenté. A cela, plusieurs facteurs explicatifs :

  • 1.       en premier lieu, le mode d’organisation des SDIS. La départementalisation a permis de réorganiser la carte des implantations de centres d’incendie et de secours (passant de 8 700 centres en 2002 à 7 280 en 2010), mais cette réforme est restée inachevée dans de nombreux départements. En cause, le mode de financement des SDIS, qui associe le département et les communes, souvent peu enclines à voir disparaître leur centre de secours.
  • 2.       dans une moindre mesure, la hausse des dépenses en personnel (54%) des SDIS. Parmi les facteurs explicatifs, de nombreux recrutements de sapeurs pompiers professionnels (mise en place de la réduction du temps de travail, décisions propres aux SDIS, etc.) et une gestion administrative des personnels parfois peu rigoureuse (multiplication des postes de commandement, notamment).

 

Face à ce constat, la Cour recommande le recours aux schémas départementaux d’analyse et de couverture des risques (SDACR), outils de planification de stratégique, ainsi que la suppression de la contribution des communes au financement des SDIS. Cette dernière proposition ne recueille pas l’approbation de la Fédération nationale des sapeurs-pompiers de France (FNSPF) qui prône plutôt la recherche de nouveau financement auprès d’autres contributeurs (entreprises génératrices de risques, compagnies d’assurance, etc.). Par ailleurs la Cour suggère une meilleure organisation des gardes (le régime de garde de 24 heures est très coûteux en personnel), une plus grande utilisation des volontaires (moins coûteux), ainsi qu’une gestion plus rigoureuse des carrières, des rémunérations accessoires et du temps de travail.

Par ginette beugnet le roch
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Mercredi 21 décembre 2011 3 21 /12 /Déc /2011 08:10

 

Le Comité de suivi de la mise en œuvre du droit au logement opposable (Dalo) a présenté son cinquième rapport annuel le 30 novembre 2011. Il dresse un bilan négatif des évolutions constatées au cours de l’année 2011.

 

Selon le Comité, l’Etat est aujourd’hui davantage hors la loi qu’il y a un an. Le taux de relogement, qui était en Ile-de-France de 50% en 2010, a baissé. Les recours hébergement se multiplient dans un grand nombre de départements, signes du développement d’une crise humanitaire, et les décisions des commissions de médiation restent de peu d’effet. Parfois, elles sont purement et simplement ignorées du préfet. Par ailleurs, pour le Comité, les choix opérés dans le cadre du plan de rigueur (hausse de la TVA acquittée par les bailleurs sociaux notamment) constitueront des difficultés supplémentaires dans la mise en oeuvre du droit. Aussi, et afin de faire enfin appliquer le Dalo, le Comité réaffirme les quatre exigences incontournables de la mise en oeuvre du droit au logement identifiées lors de ses précédents rapports :

  • 1.       offrir au moins un hébergement à toute personne en détresse,
  • 2.       adopter un plan d’urgence pour reloger les ménages prioritaires dans les zones tendues (mise à disposition de 9 000 logements par an pour l’Ile-de-France),
  • 3.       organiser la gouvernance logement (création d’un syndicat du logement pour l’Ile-de-France),
  • 4.       réorienter les moyens de la solidarité nationale vers le logement des personnes de revenu modeste.

 

Le 1er janvier 2012 marquera la dernière échéance du calendrier de la loi Dalo : la possibilité du recours contentieux du Dalo sera ouverte aux ménages désignés prioritaires en raison du délai anormalement long de leur attente d’un logement social.

Par ginette beugnet le roch - Publié dans : LOGEMENT
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Mardi 20 décembre 2011 2 20 /12 /Déc /2011 07:43

 

Le projet de répartition par académie des suppressions de postes dans l'éducation nationale a été rendu public vendredi 16 décembre 2011, à quelques jours des vacances de Noël, comme les années précédentes. Sans surprise, ce sont les plus grosses académies qui payent le plus lourd tribut en nombre mais pas forcément en proportion, notamment pour des raisons démographiques ou des effets de seuil. Versailles perd ainsi 260 postes de professeurs dans le secondaire, ce qui représente 0,89% d'enseignants en moins contre 131 suppressions de postes à Limoges, soit 3,93% de postes en moins. Seule l'académie de Guyane hérite de 50 postes supplémentaires.

 

Le projet de loi de finances 2012, adopté la semaine dernière en nouvelle lecture par l'Assemblée nationale, prévoit la suppression de 14.280 emplois. Ce projet est calqué sur les budgets précédents avec la suppression de plusieurs milliers de postes d'enseignants. Des 29 académies sur 30 qui vont perdre des postes, beaucoup vont connaître une hausse des effectifs d'élèves à la rentrée prochaine, mais Luc Chatel répète qu'il y a de la marge puisque la France compte «35.000 professeurs de plus et 500.000 élèves de moins» qu'en 1990.

 

Ce sont les recteurs qui décident localement des suppressions. Le ministère a déjà expliqué qu'il tablait sur une dizaine de «leviers» qui devraient les guider. Le nombre d'élèves par classe devrait augmenter dans les écoles et les collèges, sauf en éducation prioritaire où un plafond réglementé fixe un maximum de 25 élèves. Les suppressions porteront sur des postes d'assistants de langues, d'assistants pédagogiques et d'enseignants en surnombre. Des établissements seront regroupés, des options mutualisées. «Aujourd'hui, 300 collèges publics et 500 collèges privés comptent moins de 200 élèves», selon Luc Chatel.

 

Le ministère entend poursuivre la diminution du nombre d'enfants de deux ans en maternelle. Il évoque aussi des possibilités de suppressions de postes dans des classes préparatoires aux grandes écoles (CPGE) et dans des BTS (brevets de techniciens supérieurs). Le ministère pointait ainsi récemment des classes CPGE composées de quatre à cinq élèves, seulement, une «situation indécente».

Par ginette beugnet le roch - Publié dans : EDUCATION NATIONALE
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Lundi 19 décembre 2011 1 19 /12 /Déc /2011 07:35

Données publiques : lancement du portail interministériel data.gouv.fr   

 

Le 5 décembre 2011, Etalab, la mission placée sous l’autorité du Premier ministre et chargée de coordonner l’ouverture des données publiques en France, a lancé le portail data.gouv.fr.

 

Ce site regroupe l’ensemble des données publiques, c’est-à-dire "les informations rassemblées, créées, conservées ou éditées par l’Etat, les collectivités territoriales, les personnes publiques ou privées chargées d’une mission de service public". Il s’agit aussi bien de renseignements géographiques, environnementaux, épidémiologiques, statistiques, de catalogues, d’annuaires ou de données liées au fonctionnement interne des institutions (budgets, dépenses, marchés publics, patrimoine immobilier de l’Etat, etc.). La présentation des données fournies par les administrations reprend la structure thématique de l’annuaire de l’administration.

 

Constitué de 352 000 jeux de données, le portail a vocation à s’enrichir et à être régulièrement mis à jour. La réutilisation de ces informations, présentées sous forme de données brutes, est gratuite, à l’exception de certaines données (dont la liste est définie par décret) qui, compte tenu de circonstances particulières, appellent le versement d’une redevance.

 

La mise à disposition des données publiques doit permettre à des entreprises, des scientifiques, des développeurs de logiciels, des étudiants ou encore des journalistes d’agréger des informations, de les analyser et de proposer des services et des applications innovantes à destination du grand public.

 

Le portail data.gouv.fr s’inscrit dans le cadre de la politique de renforcement de la transparence des actions de l’Etat auprès des citoyens. L’Etat français rejoint 28 pays et 5 villes françaises déjà engagés dans le mouvement de mise à disposition des données publiques.

Par ginette beugnet le roch - Publié dans : INSTITUTIONS
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Jeudi 15 décembre 2011 4 15 /12 /Déc /2011 16:17

Pays industrialisés : hausse des inégalités de revenus   

 

L’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) a présenté le 5 décembre 2011 son deuxième rapport sur les inégalités.


Étudiant l’évolution des inégalités de revenus dans 22 pays, le rapport constate qu’elles ont globalement fortement augmenté depuis le milieu des années 1980.

Ce constat vaut pour des pays où les inégalités étaient originellement déjà fortes et où elles se sont encore accentuées au cours des 10 dernières années, comme Israël ou les États-Unis (le revenu disponible moyen des 10% les plus riches y est 14 fois supérieur à celui des 10% les plus pauvres).


Mais il vaut aussi pour des pays traditionnellement plus égalitaires comme la Suède, le Danemark ou l’Allemagne qui, par exemple, a vu l’écart de revenu entre les 10% les plus riches et les 10% les plus pauvres passer de 5 fois à 7-8 fois en 30 ans.


En France la progression des inégalités semble plus modérée. On y constate notamment une augmentation plus faible des très hauts revenus : la part des revenus des 1% les plus riches n’est passée que de 8,2% à 8,9% entre 1990 et 2006, alors qu’elle a souvent doublé dans les pays anglophones. De plus en France la baisse de la durée du travail a touché l’ensemble des salariés, alors que dans d’autres pays elle a concerné essentiellement les moins payés. Enfin l’importance grandissante en France du travail féminin (4ème rang des pays de l’OCDE) a pu compenser la montée des écarts entre les salaires des hommes. Cette stabilité, apparente sur 30 ans, doit pourtant être relativisée : les inégalités ont baissé durant les années 1990, mais depuis elles évoluent lentement à la hausse.


Face à cette situation, l’OCDE préconise d’abord de favoriser l’accès à l’emploi par une politique éducative permettant de hausser le niveau des qualifications. L’organisation propose également de "rechercher une meilleure discipline fiscale" (suppression des allégements fiscaux et réévaluation du rôle de l’impôt vis-à-vis de l’ensemble des formes de patrimoine). Enfin le maintien des prestations sociales à un bon niveau est considéré comme indispensable, leur trop faible progression ayant fortement contribué à l’augmentation des inégalités.

Par ginette beugnet le roch - Publié dans : EMPLOI
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Mardi 22 novembre 2011 2 22 /11 /Nov /2011 13:14

 

La droite espagnole remporte la majorité absolue

 

Les Espagnols ont tranché: pour sortir le pays du marasme économique, ils ont accordé leurs suffrages à Mariano Rajoy.

 

Rajoy bénéficie d'une majorité absolue très confortable: 186 des 350 sièges du Congreso de los diputados reviennent au PP.

 

Il est un fait : les gens font davantage confiance à la droite pour régler les problèmes liés à la crise : plus rigoureux dans les dépenses publiques, plus apte à faire des réformes.

 

C’est peut-être ce que signifie la remontée de Nicolas Sarkozy dans les sondages ?

Par ginette beugnet le roch - Publié dans : POLITIQUE
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Lundi 21 novembre 2011 1 21 /11 /Nov /2011 08:04

Les chiffres du nucléaire

PRODUCTION

 

Si le sujet est aussi animé, alors que le nucléaire ne représente que 3% de l'énergie consommée au niveau mondial, c'est parce que la France a sauté à pieds joints dans l'atome.


- Un nucléaire prépondérant

 

D'après la World Nuclear Association, la France a produit en 2010, 410 millions de MWh d'électricité avec le nucléaire – ce qui la classe au deuxième rang mondial, derrière les Etats-Unis (807) et devant le Japon (280). Un MWh représente la consommation mensuelle de deux ménages.


Avec 74,8% de son électricité obtenue grâce à la fission de l'atome, c'est le pays le plus dépendant de ce mode de production.


- Les énergies renouvelables en France

 

En 2010, l'énergie nucléaire a fourni 81% de l'électricité commercialisée par EDF dans le monde. Ce qui fait de l'électricien français le champion mondial de l'atome, avec une capacité de 72.000 MW, loin devant le Russe Rosenergoatom (22) et le Coréen KHNP (18).


Le reste de l'électricité commercialisée par EDF vient des énergies renouvelables (10,7%, dont 7,9% pour l'hydraulique), du charbon (3,4%), du gaz (3%) et du fioul (1,6%). L'objectif d'EDF est d'arriver en 2020 à un mix énergétique comprenant 25% d'énergies.


Pour 7,9% de son électricité seulement, EDF exploite 640 barrages dans l'Hexagone, avec des usines de capacités très diverses. D'après l'électricien, 70% du potentiel hydroélectrique français est encore inutilisé. Ce qui laisse entrevoir de belles possibilités de diversification, à condition d'accepter la multiplication des barrages.


En ce qui concerne l'éolien, la capacité installée d'EDF Energies Nouvelles s'élevait à la fin de l'année dernière à 2 923 MW, dont 961 MW aux Etats-Unis, 496 MW au Portugal et seulement… 389 MW en France. La puissance d'une éolienne terrestre peut atteindre 3 MW. Pour remplacer totalement le parc nucléaire par la force du vent, il faudrait donc multiplier le nombre d'éoliennes actuelles par plus de 150… Ce qui revient à planter sur le territoire français, d'après un calcul approximatif, plus de 20.000 hélices! A défaut de ce projet impossible à réaliser, le gouvernement français mise sur l'éolien offshore pour rattraper son retard. Un grand appel d'offres a été lancé pour atteindre une capacité de 6 GW à l'horizon 2020.


EMPLOI

 

Pour Henri Proglio, interrogé par Le Parisien, le débat sur le nucléaire met en jeu le sort d'un million d'emplois, qui se distribuent de la façon suivante: "400.000 emplois directs et indirects, 500.000 emplois dans les entreprises actuellement localisées en France et très gourmandes en énergie, comme l’aluminium, qui risqueraient de partir à l’étranger (et) 100.000 emplois futurs provenant du développement du nucléaire mondial à partir de la France".


Par ailleurs, l'accord programmatique signé entre le PS et Europe Ecologie prévoit la fermeture de 24 des 58 réacteurs qui constituent le parc nucléaire français. En moyenne, un réacteur emploie 350 personnes sur le site. Ce qui signifie que 8.400 emplois sont directement menacés. A quoi il faut ajouter tous les emplois indirects et induits, qu'il est très difficile de chiffrer, et ceux menacés chez Areva, 8.000 à 10.000 selon la CFDT.


POIDS ECONOMIQUE

 

La filière électronucléaire au sens strict représente 12 milliards d'euros de valeur ajoutée, soit 0,71% du PIB. Si l'on y ajoute la valeur indirecte et induite, sa part monte à 33,5 milliards, soit 2% du PIB. Ce qui suffit à mesurer l'enjeu économique du débat, au-delà de l'aspect environnemental.


Argument fréquemment utilisé par les pro-nucléaires, le secteur est exportateur et soutien un commerce extérieur bien mal en point. En 2010, le solde des échanges transfrontaliers d'électricité a été positif de 29,5 TWh. Les bons clients de la France sont l'Italie et la Suisse. En revanche, le solde est négatif avec l'Allemagne.


PRIX DE L'ELECTRICITE

 

Autre sujet de controverse, le prix de l'électricité. Depuis Fukushima, le gouvernement rappelle que le nucléaire permet aux Français de payer la lumière et le courant moins cher que dans la plupart des pays européens. En effet, seules la Bulgarie, l'Estonie, la Lettonie, la Roumanie et la Croatie affichent des prix plus bas. D'après Eurostat, le prix du kWh en France pour les particuliers (9,94 centimes d'euro) est très nettement inférieur à la moyenne des 27 membres de l'Union (12,75 centimes d'euro). Soit 22% moins cher. Selon EDF, la facture d'électricité moyenne pour un ménage est de 450 euros par an en France, contre 850 euros en Allemagne.

En ce qui concerne aux entreprises, là aussi selon Eurostat, le nucléaire leur offre un avantage industriel conséquent, puisque le prix moyen est de 7,22 centimes d'euro contre 9,36 centimes en moyenne dans l'Europe.


Tout le monde s'accorde pour dire que les prix vont beaucoup augmenter d'ici 2030, compte tenu des investissements à réaliser. L'UFE (Union française d'électricité, association regroupant EDF, GDF Suez, E.ON, Poweo ou encore le Syndicat des énergies renouvelables) estime la hausse à 33% dans le cas où la part du nucléaire dans la production d'électricité resterait stable, et à 50% si elle devait être descendue à 50%.


COÛT DE LA SORTIE DU NUCLEAIRE

 

Interrogé au mois de septembre par Le Figaro, le patron du Commissariat à l'énergie atomique Bernard Bigot avait alors dit que la facture s'élèverait sans doute au-dessus des 250 milliards d'euros prévus par l'Allemagne, qui a décidé de se passer de l'atome.


Une étude publiée récemment a précisé les montants en jeu. Elle émane de l'UFE. L'association a établi plusieurs scénarios à l'horizon 2030 : le premier avec une part de production nucléaire à 70% (en ligne avec l'objectif actuel de promotion des renouvelables), le deuxième à 50% (l'ambition du candidat socialiste François Hollande) et le troisième à 20%. Le premier scénario nécessitera, selon l'UFE, des investissements de 322 milliards d'euros, le second 382 milliards d'euros, le troisième 434 milliards d'euros. En clair, l'accord passé entre les socialistes et les écologistes implique un surcoût de 60 milliards d'euros en vingt ans.


Vendredi, Les Echos ont publié, en partenariat avec l'institut Montaigne, une nouvelle estimation d'une réduction de la part du nucléaire à 50%. Le surcoût serait de 125 milliards d'euros, dont 45 milliards pour "la production d'énergies plus coûteuses (centrales à gaz, éoliennes, panneaux photovoltaïques, etc.) et 80 milliards  "pour réduire la consommation d'énergie et (pour) les investissements nécessaires à réaliser pour passer d'un parc de production centralisé (58 réacteurs nucléaires) à un parc décentralisé (éoliennes, photovoltaïques, etc.)".

 

Quant à une sortie totale de l'atome, elle entraînerait selon l'institut Montaigne un surcoût de 220 milliards d'euros.

Par ginette beugnet le roch - Publié dans : ENERGIES
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Dimanche 20 novembre 2011 7 20 /11 /Nov /2011 10:24

Le parrainage des élus pour l’élection présidentielle : Militons pour que la liste ne soit plus publiée

 

Les élus habilités à parrainer un candidat ne donnent pas facilement une signature qui, si le nombre requis est atteint, permettra au bénéficiaire d'accéder aux moyens de campagne officiels sur les panneaux d'affichage des mairies et, surtout, par le biais de clip diffusés à la télévision et à la radio publiques. Les candidats entrent aussi dans le décompte du Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA), qui impose à l'ensemble des radios et des télévisions de leur accorder un temps d'antenne égal.

 

Certains partis affirment que les élus hésitent à leur accorder leurs parrainages à cause de l'affichage public des parrains. Les noms des 500 signataires sont en effet rendus publics et publiés au Journal officiel avant le premier tour. Or, certains élus ne veulent pas que leurs choix politiques personnels soient connus.

 

Une autre raison revient dans la bouche de certains des candidats qui peinent à rassembler les 500 parrainages nécessaires : l'UMP et le PS auraient intérêt à les éliminer, pour limiter l'offre au premier tour et éviter l'élimination qu'a connue Lionel Jospin en 2002.

 

"Certains nous disent – et cela me met en rage – que l'élection présidentielle est une chose importante, que les petits candidats n'y ont pas leur place", se désolait récemment Christine Boutin, candidate du Parti chrétien-démocrate à la présidentielle, dans Le Parisien. Selon elle, de nombreux élus de droite ne donnent pas leurs signatures car ils craignent un "21-Avril à l'envers" (où l'UMP serait éliminée dès le premier tour au profit du PS et du FN). Or, elle a assuré qu'elle se retirerait de la course si elle estimait qu'un tel scénario pouvait se rééditer en 2012. N'allant pas jusqu'à dire qu'il y aurait des pressions sur les élus, elle "constate" qu'"il y a manifestement un blocage" chez eux.

 

Conséquence de ces éventuels empêchements, la plupart des petits candidats incertains considèrent que la méthode de sélection est injuste. Ils proposent donc d'en changer.

 

Corine Lepage propose de remplacer les 500 signatures d'élus nécessaires par des milliers de soutiens citoyens ; Le NPA défend également ce mode de sélection et estime que l'on pourrait fixer la barre à 50 000, voire à 100 000 soutiens citoyens pour permettre d'être candidat. Il propose aussi que les noms des parrains ne soient plus publiés au Journal officiel, pour que les élus ne redoutent plus des retombées en accordant leurs signatures.

 

Personnellement, je milite pour que la liste des parrainages ne soit plus publiée. C’est comme si on publié votre nom en affichant pour qui vous avez voté à telle ou telle élection.

Par ginette beugnet le roch - Publié dans : ELECTIONS PRESIDENTIELLES
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Samedi 19 novembre 2011 6 19 /11 /Nov /2011 17:25

Lettre ouverte à certains maires qui n’honorent pas leur rendez vous

 

Dans le cadre des élections présidentielles, et en tant que responsable du Parti Chrétien Démocrate sur le Puy de Dôme, je suis amenée à prendre des rendez-vous avec des maires afin de leur proposer de parrainer la candidature de Christine Boutin.

 

C’est au moment où je me saisis de mon téléphone pour prendre les rendez-vous que ma motivation et mes convictions sont doublement nécessaires pour être persuasive.

 

Plusieurs cas de figure sont vécus :

  • 1.       Il y a des maires (peu, fort heureusement) qui ne souhaitent pas me rencontrer car ne parrainent aucune candidat ;
  • 2.       Il y a ceux qui ne veulent pas vous rencontrer du tout (là encore, peu nombreux) ;
  • 3.       Il y a ceux qui vous donnent un rendez-vous mais qui, le jour du rendez-vous, ne viennent pas et ne s’excusent pas (peu nombreux aussi) ;
  • 4.       Il y a ceux qui vous reçoivent.

 

Heureusement les 3 premiers cas de figurent sont rares mais méritent qu’on s’y arrête un instant.

 

Je suis représentante d’un parti politique démocratique et le maire est le représentant de l’ensemble de sa population, même celle qui n’a pas voté pour lui. Cela s’appelle la démocratie. La démocratie c’est également la possibilité que tous les courants de pensée puissent s’exprimer et puissent être reçues par les élus sur un principe qui a été gagné sur l’hôtel de la révolution qui se nomme la liberté.

 

Si le maire est aujourd’hui à ses fonctions, c’est grâce à une élection, qui vient du latin « electio » et qui signifie « choix ». En ne voulant pas me recevoir, il participe au développement de la pensée unique et fait œuvre de déni de démocratie. Ainsi, la population ne peut s’exprimer que dans cette pensée unique sans avoir le choix.

 

Que le maire ait des idées différentes des miennes est tout à fait normal car, encore une fois, nous vivons dans un pays de liberté. Mais il ne peut pas me refuser un rendez-vous sous je ne sais quel prétexte. Son mandat doit permettre l’expression de toutes les sensibilités.

 

Par ginette beugnet le roch - Publié dans : ELECTIONS PRESIDENTIELLES
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Jeudi 17 novembre 2011 4 17 /11 /Nov /2011 13:43

«Face à la crise, le diplôme reste un rempart efficace contre le chômage», observe l’Insee

 

L’Insee, qui vient de publier sa nouvelle édition de l'Insee Références «Formations et emploi», revient sur les dernières évolutions du système éducatif, sur les conséquences de la crise de 2008-2009 sur l'insertion des jeunes et sur la formation continue des adultes.

 

Selon cette étude, «après une forte hausse enregistrée au cours des années 1990, le niveau de formation des jeunes est resté stable pendant les années 2000. En 2010, après leur formation initiale, les deux tiers des jeunes possèdent un baccalauréat (24%) ou un diplôme de l’enseignement supérieur (42%); 17% possèdent un CAP ou un BEP et 17% sortent peu diplômés (9% n’ayant aucun diplôme et 8% le brevet des collèges), dont une majorité de garçons».

 

Le second enseignement de l’étude a trait à l’insertion des jeunes, qui «reste très inégale selon leur niveau de formation». En effet, en 2010, «un à quatre ans après leur sortie de formation initiale, le taux de chômage des jeunes possédant au plus un brevet des collèges atteint 44%» alors que «les jeunes diplômés du supérieur restent relativement épargnés par le chômage (11%)». Néanmoins, parmi ceux qui ont trouvé un emploi, «10% sont en situation de sous-emploi, c’est-à-dire qu’ils travaillent à temps partiel mais souhaiteraient travailler plus». 

Par ginette beugnet le roch - Publié dans : INSERTION SOCIALE ET PROFESSIONNELLE
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