Mardi 28 avril 2009

jeudi 30 avril 2009 à 19h, salle Carrefour Europe - 63400 Chamalières

 

, se tiendra une réunion publique autour de Jean-Pierre AUDY - Député Européen, Conseiller Général de la Corrèze, tête de liste aux Élections Européennes - sur le thème "Les enjeux des élections européennes du 7 juin prochain".

Il sera entouré de

Brice HORTEFEUX - Ministre du Travail, des Relations Sociales, de la Famille, de la Solidarité et de la Ville, Conseiller Régional d'Auvergne -, de Louis GISCARD d'ESTAING - Maire de Chamalières, Député du Puy-de-Dôme - et de Jean-Marc JUILHARD - Sénateur du Puy-de-Dôme -.

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Lundi 6 avril 2009
Par ginette beugnet le roch - Publié dans : ELECTIONS EUROPEENNES
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Vendredi 13 mars 2009

Lors des informations de 20H00, le 18 février 2009, sur France 2 (chaîne publique, s’il fallait le rappeler), telle ne fut pas ma surprise lorsque je vis Lilian Turam (certes brillant footballeur) qui était l’invité de Patrick Pujadas afin de commenter le malaise en Guadeloupe !

 

Il est vrai qu’il est natif des antilles.

 

Mais qu’est ce que son discours a apporté au débat ?

 

RIEN !

 

A quand un politique invité pour commenter un match de foot ?

Par ginette beugnet le roch - Publié dans : BLOG
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Jeudi 19 février 2009

Le président de la République s’est adressé aux Français, le 18 février, après le sommet avec les partenaires sociaux.

 

Trois grandes séries de mesures immédiates ont été annoncées.

 

1.     Soutenir l’emploi en créant un fonds d’investissement social doté de 2,5 à 3 milliards d’euros.

 

S’agissant de l’indemnisation du chômage partiel, Nicolas Sarkozy propose de "la porter, par exemple, jusqu’à 75 % du salaire brut" en procédant "par voie de conventions ad hoc entre l’Etat et les branches ou des entreprises données, comme nous l’avons fait pour l’automobile". "Nous pourrons également mobiliser la formation professionnelle pour prévenir l’activité partielle ou l’accompagner", a-t-il suggéré.

 

Les salariés en activité partielle pourront bénéficier d’un assouplissement de leurs échéanciers d’emprunts immobiliers pour leur permettre de traverser cette période difficile.

 

Figure aussi parmi les mesures une prime exceptionnelle de 500 euros pour tous les chômeurs pouvant justifier de 2 à 4 mois de travail. Les premiers concernés par cette mesure sont les jeunes pour lesquels des efforts ciblés de formation sont à réaliser. Les entreprises, qui bénéficient des crédits du plan de relance, devront s’engager à les recruter et à les former.

 

Un fonds d’investissement social d’un montant de 2,5 à 3 milliards d’euros permettra de financer l’ensemble de ces mesures et de coordonner les efforts en matière d’emploi et de formation professionnelle. Il sera financé pour moitié par l’Etat.

 

2.     Protéger les plus modestes au sein de la classe moyenne.

 

Le chef de l’Etat a annoncé la suppression des deux tiers provisionnels pour plus de 4 millions de foyers fiscaux. "Pour une famille avec trois enfants, l’économie d’impôt atteindra en moyenne 400 euros", a précisé le président de la République.

 

Une prime de 150 euros sera versée dès le mois de juin aux familles qui bénéficient de l’allocation de rentrée scolaire.

 

Des bons d’achat de services à la personne, pour une valeur de 200 euros par foyer, seront attribués aux 600 000 ménages bénéficiaires de l’allocation personnalisée d’autonomie à domicile ; aux 470 000 familles ayant de jeunes enfants et bénéficiaires du complément mode de garde ; aux 140 000 familles ayant un enfant handicapé ainsi qu’aux chômeurs qui ont retrouvé un travail et qui ont besoin de faire garder leur enfant.

 

3.     Discussions sur le partage de la valeur ajoutée et du profit.

 

Le chef de l’Etat demande aux dirigeants de société de renoncer à leurs bonus "lorsque leurs entreprises recourent massivement à du chômage partiel ou décident un licenciement économique d’ampleur".

 

Le chef de l’Etat a demandé aux partenaires sociaux d’engager des discussions en précisant que si les discussions n’aboutissent pas "l’Etat prendra ses responsabilités."

 

Par ginette beugnet le roch - Publié dans : SOCIAL
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Jeudi 19 février 2009

Réunis le 12 février 2009, les délégués de communes au SIVOM d’Ambert avaient invité André Chassaigne, député, pour exposer le projet de loi Grenelle 1, relatif à la mise en oeuvre du Grenelle de l’Environnement sur lequel il a travaillé (plusieurs amendements adoptés).

 

Tout d’abord, précisons que la loi Grenelle 1 a été votée, d’abord par les députés, puis par les sénateurs :

 

  •            Les députés ont adopté le 21 octobre 2008 le premier volet du projet de loi du Grenelle Environnement (qui doit en comporter 2).

 

  •           Les sénateurs viennent massivement d’adopter, le 10 février, par 312 voix le projet de loi de programme des engagements du Grenelle Environnement, ou Grenelle 1.

 

L'examen du Grenelle 2, application technique du Grenelle 1, devrait débuter en mars, l'objectif du gouvernement étant de faire voter l'ensemble avant juin. Le projet de loi «Grenelle 1» est une loi d'orientation, censée reprendre les grandes lignes du Grenelle de l’environnement avant le texte «Grenelle 2» qui, lui, fixera la mise en œuvre pratique.

 

Ainsi, le Sénat a adopté l'unanimité (312 voix) moins l'abstention des sénateurs PCF le projet de loi de programme Grenelle de l'environnement. Gérard Le Cam (PCF) a justifié l'abstention de son groupe par les « doutes qui pèsent lourdement sur l'évolution effective de la qualité environnementale de notre pays ».

 

Ben voyons ! C’est évident qu’en adoptant cette attitude négativiste on est sûr de participer à une inversion de la tendance actuelle !

 

Quant au vote de l’Assemblé Nationale, la loi Grenelle 1 a été adoptée par 526 députés. Seuls 4 députés ont voté contre. Aux voix de la majorité, sont venues s'ajouter celles des socialistes qui avaient annoncé à la mi-journée qu'ils voteraient le texte «à l'unanimité». De leur côté cependant, trois des quatre députés Verts se sont abstenus tandis que leur collègue François de Rugy devrait voter pour le texte. Les députés communistes se sont abstenus.

 

Allez savoir pourquoi ! C’était pourtant bien parti. le député Chassaigne avait même participé activement à l’amélioration de la loi puisque sur les 2200 amendements déposés, près de 350 ont été acceptés, qu’ils soient issus de la commission des affaires économiques, de l’opposition, de la majorité. Et sur ces 350, 3 ont été déposés par André Chassaigne :

 

  •             Article 24 : Appui de l'Etat prévu pour les acteurs compétents dans le domaine de l'eau.
  •            Article 29 : Augmentation significative du taux minimum de bois dans la construction.
  •           Article 41 : Budget spécifique alloué aux collectivités locales pour la prévention des déchets.

 

Mais au moment du vote, ABSTENTION !

 

Je pensais que quand une personne participe à l’élaboration de quelque chose, donne son avis, émet des idées, qu’elle souhaite qu’ils soient retenus ! C’est cohérent … non ?

Par ginette beugnet le roch - Publié dans : ENVIRONNEMENT
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Mercredi 18 février 2009

Ce Blog a été créé après les éléctions cantonales. Il a donc pratiquement un an d'existence. Afin de mieux connaître vos attentes, j'ai réalisé un questionnaire qui figure ci dessous. Toutefois, pour y répondre, merci de cliquer sur le lien ci dessous. Je vous remercie d'y consacrer quelques instants.

http://www.encuestafacil.com/RespWeb/Qn.aspx?EID=430569

Enquête de satisfaction
*1. ETES VOUS ?
 
*2. QUEL AGE AVEZ-VOUS ?
 
*3. QUEL DEPARTEMENT HABITEZ VOUS ?
 
*4. SI VOUS HABITEZ LE PUY DE DOME, QUELLE CIRCONSCRIPTION ?
 
*5. SI VOUS HABITEZ LA 5EME CIRCONSCRIPTION THIERS-AMBERT, QUEL CANTON ?
 
*6. QUELLE INFORMATION RECHERCHEZ VOUS SUR CE SITE ?
 
 
*7. LA PRESENTATION EST-ELLE ?
 
 
*8. L'ACTUALISATION DU SITE EST-ELLE ?
 
 
*9. LES INFORMATIONS VOUS SERVENT-ELLES ?
 
 
*10. FAITES VOUS LA PROMOTION DE CE BLOG ?
 
*11. SI VOUS FAITES LA PROMOTION DE CE BLOG, AUPRES DE QUI ?
 
 
*12. QUELLES PROPOSITIONS FERIEZ-VOUS POUR AMELIORER CE SITE ?
Par ginette beugnet le roch - Publié dans : BLOG
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Mardi 17 février 2009

« Malgré la neige et le verglas, vendredi soir, quatre vingt dix personnes ont participé à la réunion sur la santé publique organisée à la Maison des jeunes d’Ambert par le collectif de défense et de développement des services publics (CDDSP) Thiers Ambert. » Pouvait on lire dans La Montagne de ce lundi 16 février 2009.

 

Et oui, quand il faut mobiliser, la Gauche sait le faire.

 

Pourquoi pas nous ?

 

Parce qu’au lieu de nous déplacer un vendredi soir, nous préférons être avec nos enfants, en famille ; Parce que nous avons toujours mieux à faire ; Parce que nous n’avons pas le temps. Mais aussi parce que parfois, nous sommes divisés.

 

Nos comportements égoïstes et individualistes ne participent pas à gagner demain de nouveaux territoires.

 

Oui, je suis agacée par le discours d’un tel ou un tel qui, lorsqu’on lui demande : « tu viens ce soir à … » : la réponse est souvent : »Ah, et bien, non car j’ai … ».

 

Oh, la gauche aussi est divisée. La preuve : tous ces partis qui ont été créés : le Parti de Gauche, le NPA, sans compter le parti communiste, les verts, le parti socialiste.

 

Mais malgré tout, ils rassemblent.

 

Et oui, c’est bien ça la différence : ils rassemblent.

 

Toutefois, il n’y a pas de fatalité. Mais il est vrai que nous n’avons que les élus que nous méritons !

 

Souvenez vous du dessin animé « Fourmiz », où, justement, des fourmis se battent contre des insectes bien plus gros qu’elles. A la fin, ce sont les fourmis qui gagnent parce qu’elles « pensent boule » ; Et oui, elles ont l’idée géniale de se dire que toutes ensemble, réunies les unes à coté des autres, elles peuvent gagner … Et c’est ce qui arrive !

 

Tout cela pour vous dire qu’au lieu de nous lamenter à chaque résultat électoral, de nous dire que la gauche a « encore gagné », d’avoir un comportement fataliste en disant qu’ »ici, le territoire est difficile », il est temps de se « remonter les manches » et de se mobiliser.

 

C’est à chacun d’entre vous de convaincre autour de vous et de REUNIR !

 

« Mieux vaut prendre le changement par la main, avant qu’il ne nous prenne par la gorge » disait Winston Churchill.

 

Alors, si nous souhaitons vraiment le changement, MOBILISONS nous ENSEMBLE ! et … TOUT DE SUITE …

 

Demain, … en juin … des élections vont avoir lieu : les européennes, autour de Jean Pierre Audy, tête de liste sur notre Région. Nous devons nous mobiliser dès à présent.

 

Mais aussi chaque jour, à travers les actions que mène l’association Avenir thiers Ambert.

 

Il n’est jamais trop tard. Allons y !

Par ginette beugnet le roch - Publié dans : POLITIQUE
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Jeudi 12 février 2009

Très attachés au fait de mener à bien des projets de recherches, les enseignants du supérieur craignent que le gouvernement ne porte atteinte à ce droit par le biais du projet de réforme en cours.

Pourtant 24 % des enseignants-chercheurs ne font partie d'aucune équipe de recherche. De plus, parmi les 76 % restant, un quart (14 000 personnes) travaillant dans les unités de recherche n'ont pas publié dans les quatre années précédant 2007. Cette évaluation a été menée par la mission scientifique, technique et pédagogique du ministère de l'Éducation nationale (MSTP).


Un universitaire est pourtant censé consacrer une partie de son temps de travail à la recherche, l'autre à l'enseignement. L'étude met en évidence le fait que certains ne font aucune recherche : ils dispensent leurs six à huit heures de cours hebdomadaires pendant les huit mois que dure l'année universitaire et consacrent le reste de leur temps à des activités privées ou à arrondir leurs fins de mois. Des enseignants d'économie peuvent être amenés à travailler comme conseil dans des banques… « On peut considérer que le salaire d'un enseignant-chercheur n'est pas très important quand il remplit son contrat mais beaucoup trop élevé quand il ne le remplit pas », estime ainsi Alain Neuman, ancien président de l'université Paris-XIII.


Le décret que les enseignants-chercheurs ne veulent pas voir évoluer permet un marché de dupes : ces derniers, peu évalués, ont un statut figé et beaucoup d'autonomie. En contrepartie, ils sont sous-payés. Un maître de conférences qui débute à 1 700 € net peut terminer sa carrière à 3 100 € net. En voulant faire le ménage dans des situations parfois troubles, le gouvernement s'est risqué à bouleverser ce fragile équilibre.


La répartition des publiants et des non-publiants varie d'une matière à l'autre : si seuls 19 % des enseignants-chercheurs des sciences dures (mathématiques, physique, chimie, etc.) ne publient pas, ils sont 20 % dans les sciences de la vie (biologie, médecine, écologie) et 28,5 % en sciences humaines et sociales. Des chiffres que Jean-Robert Pitte, ancien président de l'université Paris-IV, considère encore comme trop optimistes. Il estime à 40 % le nombre d'enseignants du supérieur qui ne publient pas. «C'est l'omerta, car personne ne veut l'avouer !», fulmine-t-il. «Aucune sanction n'est possible. Personne ne peut les obliger à faire de la recherche et certains s'en donnent à cœur joie : ils se sont contentés de rédiger leur thèse.» Un enseignant dans une petite université du sud de la France avance même le chiffre de 52 % de non-publiants. Dans celle de Grenoble-II, ils sont 40 %.


Sans compter que les critères d'appréciation d'un «publiant» ne sont pas «très exigeants», estime un président d'université : est considéré comme «publiant» un enseignant qui a satisfait à un nombre minimal d'articles dans des revues reconnues, en général un à trois en quatre ans. Dans le secteur des sciences de la vie, alors que trois publications dans des journaux d'impact moyen suffisent, une publication dans Nature ou Science permet de cataloguer l'enseignant comme publiant.


Ce constat critique sur les enseignants est cependant à nuancer : «L'entrée dans la carrière est très sélective et les enseignants-chercheurs commencent souvent à 30 ans. Certains éprouvent donc le besoin de souffler, d'autant plus qu'ils ont entièrement à fabriquer leurs cours», selon le doyen d'un UFR de langue anglaise à Lyon. «À l'inverse, les plus âgés sont démotivés. Certains ont passé vingt ans à fouiller tel aspect de la linguistique anglaise et n'ont pas envie de se relancer dans une autre recherche de longue haleine à quatre ans de la retraite.» Par ailleurs, note-t-il, les tâches administratives et pédagogiques lourdes comme l'aide à la recherche de stages ou la recherche de contrat avec des entreprises privées ne sont pas prises en compte dans leur temps de travail.


La loi du 10 août 2007 confère aux universités la responsabilité de construire une politique autonome de gestion des ressources humaines et ouvre la possibilité de moduler les services des enseignants-chercheurs.


C’est pour mettre en œuvre ces dispositions de la loi qu’il est indispensable de revoir le décret qui régit actuellement cette question et qui date de 1984.


Ce décret permet aux enseignants-chercheurs de dégager des temps de recherche ou d’enseigner plus, en fonction des différents moments de leur carrière.


Le décret datant de 1984 prend seulement en compte les heures d’enseignement dispensées en présence d’étudiants. Cela signifie que  l’enseignant qui effectuerait, à côté de ces heures, d’autres activités, ne peut pas, aujourd’hui, les voir reconnues. C’est ce qui change avec le projet de décret : le temps pourra être modulé en tenant compte de l’ensemble des activités.


Les universités pourront assurer les promotions des enseignants-chercheurs, en fonction de l’évaluation nationale effectuée par le CNU (Conseil National des Universités) sur l’ensemble de leurs activités (pédagogiques, recherche et administration).  En confiant cette mission au CNU, ce sont donc des pairs de la même discipline qui procéderont à l’évaluation des enseignants chercheurs de leur discipline  Les décisions de promotion seront motivées et publiques. Elles concernent la modulation des services, la politique de primes ou encore  la promotion au grade supérieur. Une modulation de service à la hausse (davantage ou moins d’heures de recherche ou d’enseignement par exemple) ne pourra se faire pour un enseignant-chercheur bien évalué par le CNU, sans son accord.


Le projet de décret  garantit le  respect de l’indépendance des enseignants-chercheurs, qui est un principe à valeur constitutionnelle, ainsi que le caractère national du statut.


Les décisions de modulation et de promotion pourront être réexaminées.


Ce décret accompagne une démarche globale de revalorisation des carrières dans l’enseignement supérieur et de la recherche.


Face aux inquiétudes soulevées par la réforme du statut, Valérie Pécresse a décidé de nommer une médiatrice, spécialiste des questions universitaires, Mme Claire Bazy-Malaurie, qui a présidé le Comité de suivi de la loi sur l’autonomie des universités, afin de prolonger durant deux mois, la concertation qui a débuté il y a 18 mois sur ce texte avec l’ensemble de la communauté universitaire.

 

Par GINETTE BEUGNET LE ROCH - Publié dans : EDUCATION NATIONALE
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Lundi 9 février 2009

Furieux de la proposition de loi de 1- députés UMP en faveur d’une journée nationale dédiée aux millions de victimes du communisme, le porte parole du PC, Patrice Bessac, argumente : »parmi les victimes du communisme, il y a Hitler et le nazisme ».

 

Mon grand père disait toujours qu’avant de dire quelque chose, il faut tourner sa langue 7 fois dans sa bouche.

 

Patrice Bessace aurait dû suivre ses conseils.

 

Le porte parole du PC a bien évidemment oublié de dire que Hitler, avant d’être l’ennemi de Staline, a été son allié (même s’il s’agissait plus d’un pacte de non agression que d’un pacte d’alliance)!

 

Celui-ci a été rompu le 22 juin 1941.

Par GINETTE BEUGNET LE ROCH - Publié dans : HISTOIRE
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Lundi 2 février 2009

1. Jean Pierre Audy

 

Le 24 Janvier dernier, Jean Pierre Audy   a été officiellement investi tête de liste pour la circonscription Centre-Auvergne-Limousin lors du Conseil National de l'UMP.

 

Il est né le 12 juin 1952 à Tulle (Corrèze).

 

Il exerce les mandants suivants :

      Député européen, représentant français des citoyens de l’union européenne depuis le 11 juin 2005 (groupe politique du parti populaire européen-PPE, démocrates chrétiens et démocrates européens) ;

      Conseiller général de la Corrèze (Meymac) ;

      Président du syndicat du pays de Meymac.

      Conseiller municipal de la commune de Meymac depuis 1977,

      Adjoint au maire de cette commune de 1977 à 1995.

 

2. L’éléction

 

L’article 190 du Traité instituant la Communauté européenne (TCE) fixait à 626 le nombre de députés européens. En vue de l’élargissement, le traité d’Amsterdam (1997) avait établi un plafond de 700 députés que le traité de Nice (2000) porte à 732. Entre juin 2004 et décembre 2006, il y avait donc 732 députés européens. Mais à partir du 26 septembre 2005, le parlement européen comptait aussi 35 observateurs roumains et 18 bulgares, lesquels sont devenus députés lors de l’adhésion de ces deux pays le 1er janvier 2007. Le Parlement se composait donc alors de 785 députés. Mais le traité de Lisbonne ayant réduit le nombre de sièges, le Parlement, à partir de 2009, ne comptera plus que 750 membres (plus son Président). Le seuil maximum sera de 96 sièges et le seuil minimum de 6 sièges. L’Allemagne aura 96 députés, la France 74, le Royaume-Uni 73 et l’Italie 72. Le seuil maximum sera de 96 sièges et le seuil minimum de 6 sièges.

 

En France, la loi du 11 avril 2003 a modifié le mode de scrutin européen. Il s’organise désormais au sein de 8 circonscriptions interrégionales (Nord-Ouest, Ouest, Est, Sud-Ouest, Sud-Est, Massif central-Centre, Ile-de-France, Outre-Mer) et non plus au sein d’une seule circonscription nationale. Les sièges à pourvoir sont répartis entre les 8 circonscriptions proportionnellement à leur population. Les 78 députés français (ils étaient 87 avant 2004) sont élus au scrutin de liste à la représentation proportionnelle à un tour. Les électeurs choisissent donc une liste sur laquelle ils ne peuvent rayer aucun nom, ni changer l’ordre. Les listes ayant recueilli moins de 5 % des voix ne sont pas admises à la répartition des sièges.

 

Le scrutin se déroulera le 7 juin 2009.

 

3. Les pouvoirs

 

Seule institution de l'Union européenne élue directement par les citoyens, le Parlement européen (PE) est composé de députés, qui exercent trois pouvoirs :

législatif,
budgétaire et
contrôle politique des autres institutions européennes.

 

Le Parlement européen représente les 492 millions d'habitants des 27 Etats membres de l'Union européenne (UE). Le PE, en tant qu’institution représentative des citoyens européens, constitue l'un des fondements démocratiques principaux de l’UE.

 

Par GINETTE BEUGNET LE ROCH - Publié dans : ELECTIONS EUROPEENNES - Communauté : Avenir Thiers Ambert
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Mardi 6 janvier 2009

La Ville de Paris vient de voter son budget – 7,1 milliards d’euros, le plus important d’une collectivité locale – avec une augmentation de 9 % des taxes locales directes (habitation, foncières et professionnelle) et la création d’une taxe foncière départementale.

Selon Jean-François Lamour, président du groupe UMP au Conseil de Paris, "Delanoë vient d’augmenter massivement les impôts pour 2009…C’est du matraquage. La hausse est bien plus forte que ce qu’il prétend. La taxe d’habitation et les taxes foncières vont augmenter de 9 %, ce qui est déjà considérable. Mais il faut y ajouter les 3 % de la nouvelle taxe départementale créée par Delanoë. Du jamais vu ! De toutes les grandes villes de France, c’est à Paris que les impôts vont le plus augmenter cette année."

Les propriétaires vont, ainsi, voir leurs taux de taxes foncières augmenter de… 54,9 %. En 2008, la Ville de Paris avait perçu pour 450 mil­lions d’euros de taxes fon­cières. En 2009, elle ponctionnera près de 700 millions. Alors que le nombre de propriétaires est resté stable. Cela fait bien 54,9 % de plus.

La taxe d’habitation va augmenter de 11,5 %.

Mais il faudra en plus payer les conséquences de la hausse des taxes foncières pour les propriétaires louant leur appartement. Croyez-vous que les proprié­taires bailleurs ne vont pas répercuter leurs hausses de taxes sur les loca­taires ? Pour compenser, ils vont augmenter soit les loyers, soit les charges, soit les deux. Et ce, à l’heure où les Français traversent une période de baisse du pouvoir d’achat…

Comment en est-on arrivé là ?Parce que Bertrand Delanoë n’a plus de marge de manœuvre.­

Deux raisons à cela.

La première : il a dépensé sans compter : 8 000 agents em­bauchés depuis son élection !

La seconde : il est de­venu spéculo-dépendant. Le comble pour un socialiste ! Avec la hausse des prix dans l’immobilier, les droits de mutation, touchés par la Ville sur les transactions, n’ont cessé d’augmenter. Cette manne, tombant dans les poches de Bertrand Delanoë, atteignait 900 millions d’euros en 2008. Cette année, avec la crise, elle va baisser de 150 millions. Un manque à gagner qui, ajouté à ses gaspillages, contraint le maire de Paris à augmenter les impôts.

Mais Bertrand Delanoë, qui a été aisément réélu, assure que les services aux Parisiens se sont améliorés… Là encore, c’est du bluff. La vérité, c’est que son refus dogmatique de favo­riser la création de crèches associatives, privées ou d’entreprise, entraîne une liste d’attente, non satisfaite, de 15 000 demandeurs pour des places de crèches. La vérité, c’est aussi que la propreté et la circulation, cha­cun peut le constater, ne se sont pas améliorées. La vérité, c’est encore le chômage qui, à Paris, est supérieur à celui de l’Île-de-France, alors que toutes les villes capitales d’Europe connaissent un chômage inférieur à celui de leur région.

En matière de logements sociaux ? Il y a aujourd’hui plus de 100 000 de­mandeurs de logements sociaux. Soit davantage qu’à son arrivée en 2001 ! Sa politique est en trompe l’œil : il ne construit pas de nouveaux logements sociaux, il rachète à prix d’or (notamment dans les arrondissements de droite) des immeubles, qu’il bascule dans le social. Mais les occupants des appartements ne quittent pas les lieux. Il n’y a donc pas d’offre nouvelle dans le logement social. En revanche, il ­assèche encore un peu plus l’offre dans le privé. Résultat : le prix des loyers continue à grimper. Et les familles désertent Paris. 80 % des logements sociaux attribués le sont à des demandeurs se situant à 60 % en deçà du plafond de ressources, ce qui a pour conséquence de faire péricliter les commerces de proximité. Et de créer des ghettos. Or, la mixité sociale, c’est l’inverse : ce sont des logements sociaux pour tous, pour les plus bas salaires, comme pour les classes moyennes. Celles-ci ont été abandonnées par le maire de Paris.

Par ginette beugnet - Publié dans : FINANCES PUBLIQUES - Communauté : Avenir Thiers Ambert
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Mardi 6 janvier 2009

Bertrand Delanoë a osé.

Le Conseil de Paris a voté en décembre une augmentation des indemnités des élus.

Sans lésiner :

+ 12 % pour les maires d'arrondissement et les adjoints au maire de paris

+ 16 % pour les adjoints aux maires d'arrondissement.

Qui a dit que nous étions en période de crise ?

Qui va payer l'addition ?

Lisez plutot l'article suivant ...

Par ginette beugnet - Publié dans : FINANCES PUBLIQUES - Communauté : Avenir Thiers Ambert
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Jeudi 20 novembre 2008

SMA. Voila un sigle que beaucoup d’élus se rechignent à ne pas appliquer. Traduisez. Service Minimum Obligatoire. De quoi s’agit-il ? Il s’agit d’accueillir les enfants pendant les jours de grève. Ceci est effectif depuis la rentrée scolaire 2008 ! Et par quel biais ? Prévu par la loi du 20 août 2008, le service minimum d'accueil (SMA)  est obligatoire dans chaque école comptant au moins 25 % d'enseignants ayant déposé un préavis de grève. Et que constate-t-on ? Que certains élus se refusent de l’appliquer !

 

Cela pose deux problèmes :

 

  1. le respect du principe démocratique : les lois sont votés par les élus du peuple et doivent être appliquées :

 

En effet, comme par le plus grand des hasards, ce sont des élus qui ne sont pas forcément du côté de la majorité gouvernementale. Cela veut clairement dire que ces mêmes élus refusent d’appliquer la loi. Rappelons qu’un grand principe de notre démocratie est que les élus sont désignés par le peuple. C’est le cas du Président de la République, des Députés, mais aussi des Maires. Cela signifie que dès lors qu’ils sont à leur fonction, ils sont habilités à voter des lois (les Députés) ou à signer des arrêtés (les Maires). Quant on est respectueux de ce principe, on a le devoir d’appliquer une loi (pour la dimension nationale) ou un arrêté (pour la dimension locale). Cela signifie, en raisonnant par l’absurde, que puisque certains élus refusent d’appliquer une loi, pourquoi certains habitants d’une commune respecteraient à la lettre les orientations de l’autorité municipale ? Ainsi, un Maire qui souhaite qu’une rue soit mise en zone à 30 km/h : on pourrait envisager que certains habitants ne souhaitent pas s’y plier sous prétexte qu’ils n’ont pas voté pour le Maire, ou tout autre motif ?

 

  1. le respect des classes populaires et moyennes qui n’ont pas la possibilité de prendre une journée de congés pour garder leur enfant ou encore moins, de se « payer » une nounou

 

Et oui, le refus d’accueillir les enfants par jour de grève pénalise toutes les personnes qui sont à temps partiel et qui ne peuvent pas se permettre de prendre un jour de congés pour garder leur enfant, toutes les personnes élevant seules leur enfant car ne pouvant s’organiser avec le conjoint, toutes les personnes qui gagnent peu leur vie et qui n’ont donc pas les moyens d’embaucher une nounou. Bref, ces élus là pénalisent leur électorat potentiel.

 

On est donc dans une démocratie à la carte où on peut se permettre d’appliquer ou pas telle ou telle loi soit parce qu’idéologiquement, ça ne nous convient pas ; soit parce qu’on n’a pas forcément voté pour ce « camp » là et que de fait on n’accepte pas les nouvelles mesures mises en place.

 

Cette attitude (de non respect de la démocratie, de non respect des concitoyens) est purement et simplement scandaleuse !

 

Messieurs les élus, la prochaine fois qu’un de vos administrés dénonce un arrêté que vous aurez pris, je pense que vous pourrez comprendre (avec votre tolérance) qu’il ne puisse pas le respecter !

Par GINETTE BEUGNET - Publié dans : COMMUNAUTE AVENIR THIERS AMBERT
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Jeudi 6 novembre 2008

La Conférence nationale des services publics en milieu rural mise en place le 17 février 2005 a rendu ses conclusions en janvier 2006.

 

Le service au public est une notion dont le champ est évolutif : certains services publics ne représentent plus un besoin aussi fréquent pour les populations (trésoreries) alors que des services privés prennent une dimension vitale (professions de santé libérales) et que de nouveaux services se développent sous la pression des besoins (services à la personne comme l’accueil de la petite enfance ou l’aide aux personnes âgées, services issus des technologies modernes de communication et du haut débit…).

 

Il est indispensable de parvenir à une connaissance des besoins réels sur la base d’un « diagnostic partagé ».

 

A cette fin, il convient de ne pas se limiter à la seule approche par l’offre qui, tout en étant légitime de la part d’un opérateur ou d’une administration, risque de figer les situations. Il est nécessaire de conduire simultanément une approche par la demande.

 

L’INSEE a mis, en 2006, une base de données intitulée « base permanente des équipements ». Cependant, comportant des informations de source exclusivement administrative, celle-ci devra être complétée par un dispositif d’observation sur le terrain.

 

L’organisation des services au public devrait être prise en compte dans les divers documents de prospective, de planification et d’urbanisme existants (schéma régional d’aménagement et de développement du territoire - SRADT -, schéma régional de développement économique - SRDE - , schéma de cohérence

territoriale - SCOT -, plan local d’urbanisme - PLU…).

 

Aujourd’hui, alors que le ralentissement de la croissance, toutes choses égales par ailleurs, réduit les capacités financières de la collectivité, que ses ressources humaines peuvent se révéler inadaptées pour répondre aux nouvelles exigences des usagers et que l’Union européenne pousse à la modernisation de la gestion publique, le Conseil économique et social a estimé nécessaire de préciser cette notion floue, extensive et modulable et d’en suggérer les adaptations souhaitables.

 

La définition d’un service public rénové au coeur du concept plus large de services au public lui a paru d’autant plus indispensable que ces services constituent un facteur essentiel de l’attractivité et du développement des territoires, un noyau dur de la cohésion sociale et un élément structurant pour l’aménagement du territoire.

 

En définitive, le Conseil économique et social est persuadé que, pour l’usager, le service rendu prime sur le statut juridique et qu’il est désormais nécessaire de passer d’une conception organique du service public à une approche fonctionnelle prenant acte des évolutions à l’échelle européenne.

 

Des services installés il y a des décennies ont été remis en cause, des réorganisations ou des fermetures opérées, suscitant tant l’incompréhension des habitants que des prises de position pour maintenir le service public au nom du principe d’égalité de traitement des citoyens.

 

Le respect de ce principe doit-il toujours conduire au financement par la collectivité de services fondés sur des critères établis hier dans des contextes très différents d’aujourd’hui ? Le service public ne doit-il pas au contraire évoluer pour mieux répondre aux besoins ?

 

Les réactions épidermiques que soulève toute proposition de changement doivent certes être écoutées et entendues comme un attachement quasi identitaire, transmis de génération en génération. « La richesse intellectuelle de la notion de service public tient à ce qu’elle ne se conçoit pas en dehors d’une multitude de faits enracinés dans tout un contexte politique, juridique, sociologique, économique ».

 

Mais peut-être aussi faut-il aller plus loin pour faire partager une définition rénovée, plus ouverte, plus proche du concept européen, plus adaptée aux évolutions et aux réalités qui touchent le territoire et la société. Sans doute faudra-t-il alors parler de « services au public » considérés sous l’angle plus large de l’intérêt général. Cette réflexion sur un nouveau concept et une nouvelle organisation des services au public est d’ailleurs d’ores et déjà engagée aussi bien au niveau de l’Union européenne qu’en France.

 

Toutefois, au préalable, une approche historique et des comparaisons européennes, puisque la question de renouvellement ne se pose pas qu’en France, devraient permettre de mieux comprendre à la fois l’ampleur du sujet et, au travers de sa complexité, les enjeux d’une évolution devenue nécessaire.

 

Le nom « service » vient du mot latin servitium qui signifie dans l’Antiquité la condition d’esclave. Dès le XIème siècle, il désigna l’obligation de servir, puis l’activité en soi. Au fil des siècles, le sens se transforma légèrement pour devenir l’ensemble des devoirs envers une collectivité. C’est pourquoi au XVIème siècle, il s’agissait stricto sensu des activités militaires pour le pouvoir et

la fonction de ceux qui servent l’Etat.

 

L’adjectif « public », tiré du latin publicus, revêt un sens très large ; il désigne ce qui concerne le peuple. Dès la Renaissance, suite à des évolutions, cet adjectif a recouvert ce qui se trouve à l’usage de tous. Enfin, dès le XIVème siècle, il est enrichi en se référant à ce qui est porté à la connaissance de tous.

 

La commission départementale d’organisation et de modernisation des services publics, créée par la loi du 9 janvier 1985, propose des dispositions de nature à améliorer l’organisation et la présence sur le territoire des services publics.

 

Pour assurer un accès égal à ces services, chaque contrat de plan des établissements (organismes publics ou entreprises nationales) doit comprendre les objectifs d’aménagement du territoire et de services rendus aux usagers. Toute modification dans l’offre de services doit être précédée d’une étude d’impact.

 

Il n’existait aucune législation européenne permettant de définir des valeurs, des principes et des objectifs communs à ces services d’intérêt général.

 

Plusieurs Etats, dont la France et la Belgique, ont toujours  maintenu leur souhait de clarifier la question de la compatibilité entre marché et services publics. C’est sous leur pression que la Commission a accepté de préparer un Livre vert pour consulter en profondeur les sociétés civiles et les Etats membres sur « les moyens de favoriser la fourniture de services d’intérêt général de

qualité dans l’Union européenne ».

 

Ce Livre vert - adopté le 21 mai 2003 - a suscité un grand intérêt puisque près de 300 contributions ont été reçues.

 

La Commission a adopté le 12 mai 2004 un Livre blanc sur les services d’intérêt général.

 

Pour la première fois, la Commission européenne affirme que « les SIG sont un pilier du modèle européen de société » et en constituent une composante essentielle, tant pour la cohésion sociale et territoriale que pour la compétitivité de l’économie européenne : les citoyens et les entreprises s’attendent à avoir accès à des services d’intérêt général de qualité et abordables dans l’ensemble de l’Union. Pour les citoyens, cet accès est nécessaire pour leur permettre de jouir pleinement de leurs droits fondamentaux, pour les entreprises pour bénéficier d’un environnement favorisant leur compétitivité

 

Le service public en France est une notion ancienne qui s’est construite de façon quelque peu chaotique pour aboutir à une définition large qui désigne indifféremment un vaste éventail de services dont les logiques économiques et sociales diffèrent profondément (services régaliens, services administratifs et services industriels et commerciaux). A partir des débats constituants de 1946 s’est développée une doctrine qui identifie service public, secteur public, intervention d’un opérateur public et gestion par des agents de la fonction publique : un service ne peut être public que s’il est géré par un opérateur public employant des agents publics.

 

Les autres pays européens ont aussi mis en place des services qu’ils jugent essentiels, mais l’approche y est souvent différente : les pays anglo-saxons adoptent une approche utilitariste et emploient l’expression de « publics utilities » pour désigner leurs grands services en réseaux.

 

L’Union européenne, contrainte de faire la synthèse des différentes définitions et terminologies utilisées sur son territoire, recourt à la notion de service d’intérêt général, clairement distanciée de l’idée de monopole public, qu’elle subdivise d’ailleurs immédiatement en SIG régaliens et services d’intérêt économique général pour désigner les grands réseaux, auxquels elle associe d’ailleurs la notion de service universel.

 

En définitive, au-delà du débat sémantique, la solution n’est-elle pas de partir des besoins des citoyens et en fonction de l’expression de ces besoins :

 

-          de voir en quoi les mutations économiques, sociales et démographiques ont influé sur la répartition spatiale des services qui leur sont rendus ;

 

-          d’évaluer les coûts d’un éventuel statu quo, de réfléchir à d’autres manières de rendre le service et de se demander jusqu’où la collectivité est capable ou veut intervenir - mais il s’agit alors d’un véritable choix politique.

 

C’est à la jonction des attentes des uns et des possibilités des autres que se trouve semble-t-il le service au public, service d’intérêt général, rendu de la façon la plus efficace possible, répondant aux besoins des usagers et indispensable à la vie des territoires.

 

Les transformations de la société, qui conduisent à l’apparition de nouveaux besoins, la métropolisation, qui remodèle le paysage territorial et favorise la concentration des activités et des populations, la désertification qui frappe de nombreux espaces ruraux conduisent les pouvoirs publics à réorganiser leurs services, notamment en regroupant des unités de trop petite taille tout en respectant une présence territoriale.

 

En milieu rural, les deux principales raisons avancées sont d’une part le coût du maintien d’un service dans des zones où il est peu utilisé, d’autre part la présence d’un personnel qui, peu nombreux, doit être capable d’effectuer des tâches diverses sans en même temps avoir la qualification voulue pour rendre un service de qualité répondant à toutes les exigences qui s’expriment actuellement.

 

Deux exemples peuvent illustrer ces réorganisations : celui des trésoreries et celui des bureaux de poste.

 

La réorganisation vise deux objectifs :

 

-         Réduire le coût du réseau par rapport au service rendu. Dans les 625 petites structures de moins de trois agents, la fréquentation des guichets est faible et en diminution notamment en raison du développement des offres de services à distance (Internet, téléphone) qui dispensent les  contribuables de se rendre physiquement à la trésorerie. Sur le dernier trimestre 2004 (où l’activité est d’ailleurs la plus grande puisqu’il comporte toutes les échéances d’impôt), les opérations de caisse réalisées n’ont été que de sept par jour en moyenne dans ces petites structures. Pour une trésorerie de trois agents ou moins, le coût moyen annuel de gestion se monte à 123 000 euros (dont 80 % de dépenses de personnel) ; le coût moyen par agent n’y est que légèrement supérieur (3 %) à celui d’un agent d’une trésorerie plus importante.

 

-         Améliorer la qualité du service rendu à l’usager La restructuration permet alors de constituer des équipes renforcées, plus qualifiées et plus spécialisées.

 

Enfin, les regroupements visent le plus souvent à adapter le réseau à la carte des intercommunalités tout en restant dans un cadre départemental, ce qui doit permettre de rendre le service là où se trouve réellement le besoin.

 

Initiés par les trésoriers payeurs généraux (TPG) conformément aux orientations nationales, validés par l’administration centrale et acceptés par le préfet, les projets suivent obligatoirement un processus de concertation interne (information des personnels et des syndicats) et externe en amont avec les élus concernés (grands élus du département, maires des communes du ressort des trésoreries en cause). La réalisation d’une étude d’impact, comportant notamment une enquête de fréquentation est le préalable sine qua non à toute fermeture.

 

La fermeture des bureaux de poste répond à cette même logique : des bureaux peu utilisés, donc coûteux eu égard au service rendu, des personnels polyvalents pour répondre à des demandes très diversifiées, mais insuffisamment qualifiés pour s’acquitter de tâches de plus en plus complexes. A cela s’ajoute le fait que La Poste, entreprise ouverte à la concurrence, s’autofinance et doit affronter la compétition internationale, donc rationaliser sa gestion pour être efficace.

 

L’association Familles Rurales a réalisé en 2001 et 2004 auprès d’environ 1 000 associations locales des enquêtes pour connaître les évolutions des besoins des familles, et les actions à mettre en place pour répondre aux nouvelles attentes.

 

Ces enquêtes mettent en avant l’importance de la qualité des relations humaines, la solidarité sociale, le rôle de la vie associative et l’attachement au lieu de vie, fondements d’une réelle convivialité en milieu rural.

 

Au-delà d’une analyse par thème, la répartition idéale des services dans les territoires ruraux selon les responsables d’associations locales serait représentée par trois cercles :

 

-         dans un premier rayon compris entre 0 et 5 km, on trouverait l’école primaire, les services de santé (médecin, pharmacien, infirmière, pédiatre, soins infirmiers, kinésithérapeute) et les services de première nécessité (distributeurs de billets, alimentation, boulangerie, pompe à essence, épicerie) ;

 

-         dans un deuxième cercle, compris entre 5 et 10 km, se situeraient le collège, les services de santé (dentiste, ophtalmologiste, orthophoniste), le bâtiment (plombier, électricien, menuisier) et services à la personne (salon de coiffure) ;

 

-         dans le dernier cercle, compris dans un rayon entre 10 et 20 km, se concentreraient le lycée, l’hôpital, les urgences, la sage-femme, les maternités ou le podologue.

 

Ces enquêtes mettent en lumière que si l’ancrage communal et la proximité restent source d’identité et gage de réussite, l’élargissement du territoire est devenu nécessaire pour tenir compte des nouvelles solidarités intercommunales.

 

L’enjeu intercommunal est bien appréhendé par les représentants d’associations. 50 % de celles qui ont répondu se sont déjà insérées dans certaines actions menées par les élus intercommunaux.

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Jeudi 6 novembre 2008

Les présidents des associations d’élus locaux ont adopté et signé le 14 avril 2004 au Sénat un manifeste dans lequel ils expriment leur inquiétude face à l’évolution des services publics.

 

Par le présent manifeste, les élus n’entendent ni dresser une liste exhaustive des services publics essentiels à maintenir sur l’ensemble du territoire, ni s’inscrire dans une logique de conservatisme et d’hostilité à toute réforme.

 

C’est ainsi que les élus préconisent un certain nombre d’améliorations à apporter dans le fonctionnement des services publics qu’ils jugent fondamentaux.

 

-         En matière de santé, ils estiment urgent d’établir un dialogue entre les caisses d’assurance maladie, les responsables du système hospitalier, les professionnels de la santé et les élus pour trouver, globalement et territoire par territoire, les solutions les mieux adaptées : assouplissement des numerus clausus, incitation à l’installation en milieu rural, aide à la création de maisons médicales, abaissement des seuils d’ouverture de pharmacies. Les structures sanitaires de proximité doivent permettre de répondre aux urgences en offrant des temps d’accès réduits et remplir de multiples missions de santé publique (prévention, soins généraux, soins de suite, prise en charge des populations en voie de paupérisation). Les élus locaux rappellent enfin que les agences régionales d’hospitalisation doivent intégrer davantage dans leurs décisions les critères géographiques et sanitaires et non plus seulement des données comptables et mettre en oeuvre une véritable politique de concertation.

 

-         S’agissant de l’éducation, ils soulignent que l’Etat doit garantir les conditions d’égal accès de chaque enfant, à l’éducation et à la réussite scolaire. Ce principe doit guider les décisions d’implantations géographiques des écoles, des collèges, des lycées, mais aussi de l’enseignement supérieur.

 

-         Pour la sécurité, ils considèrent que même si les moyens budgétaires alloués aux services de police et de gendarmerie ont été globalement accrus, le maintien des effectifs de sécurité n’est plus toujours garanti en zone rurale.

 

-         En matière de transports, l’égal accès de tous aux services publics et au public n’est possible que si les conditions de déplacement, de mobilité et d’intermodalité sont suffisantes.

 

La notion de service public recouvre des réalités différentes selon l’époque, le pays, la perception qu’en ont les usagers, chacun mettant sous cette expression, « extensive » selon les termes employés par Claude Martinand, plus ou moins de services…

 

Services régaliens, la gendarmerie et la police sont considérées comme un élément-clé du dispositif territorial de service public. Les fonctions de sécurité auprès des personnes et du territoire sont vécues par les responsables locaux et les usagers comme essentielles. Service public marchand ouvert à la concurrence, le service postal reste le service public de proximité par excellence.

 

Les bureaux de poste, même si leur nombre a diminué depuis un certain nombre d’années, sont « globalement denses et confèrent encore à ce service une réelle fonction de proximité ».

 

A contrario, les trésoreries qui ont focalisé l’attention lors des crises récentes ne représentent pas un besoin fréquent des populations, même si elles sont un symbole : « c’est le drapeau de la République dans les chefs lieux de canton ». L’exemple des directions départementales de l’équipement (DDE) est identique : depuis les lois de décentralisation, elles ont perdu une partie de leurs compétences et aujourd’hui le public n’est plus directement concerné.

 

La médecine libérale, qui n’a jamais été un service public, est devenue un véritable service au public notamment dans les territoires ruraux parce qu’elle y représente un élément essentiel pour leur survie. De même, le service bancaire est devenu indispensable dans la société actuelle. La possibilité d’opérer un certain nombre d’opérations sur les comptes (virement d’allocations, dépôt de chèques, retrait d’espèces…) est un besoin de première nécessité.

 

Des services nouveaux apparaissent sous la pression des besoins.

 

L’accueil de la petite enfance est maintenant vital pour les couples qui travaillent : les structures (crèches, haltes-garderies, écoles maternelles) deviennent un service de proximité au même titre que les écoles élémentaires. Leur développement constitue un enjeu important pour l’ensemble du territoire et particulièrement pour les espaces ruraux désireux d’accueillir ou de maintenir des populations jeunes.

 

Le caractère évolutif de la notion de services au public concerne tant leur définition que leur mise en oeuvre. Ainsi, des relais poste chez les commerçants ont parfois été installés dans des zones rurales ou urbaines où n’existait aucun bureau de poste. Certains, créés par exemple dans des zones en développement autour des grandes villes, pourraient à terme, si nécessaire, être transformés en bureaux de plein exercice.

 

Ce concept qui, comme il a été indiqué précédemment, s’est longtemps résumé à l’identification du service public au secteur public et à la présence de personnels de statut public, doit évoluer pour désormais tenir compte des mutations économiques, sociales, technologiques, institutionnelles et culturelles.

 

Il doit surtout s’appuyer sur des considérations d’intérêt général et plus directement sur les besoins réels des populations et des territoires sans se crisper sur l’offre.

 

Il s’agit bien de passer d’une conception organique à la française à une conception fonctionnelle axée sur le service rendu, assez générale en Europe et qui prédomine dans la construction par l’Union européenne de sa doctrine en matière de services d’intérêt général.

 

Il convient également de décloisonner les services pour imaginer des formes de polyvalence que nous commençons à voir en France mais qui sont des pratiques plus fréquentes chez nos voisins européens. Ainsi, la poste suisse assure en montagne le transport autant du courrier que des personnes.

 

Dans ces conditions et compte tenu des orientations principales précitées, il apparaît que la notion de services au public regroupe l’ensemble des services d’intérêt général, publics et privés, répondant aux besoins des populations et des entreprises et indispensables à la vie des territoires.

 

La France est le pays le plus avancé en matière de délégation de service public ; par exemple dans le transport public, presque toutes les villes ont délégué la gestion de leurs transports collectifs urbains.

 

Mais la France est aussi le pays le plus en retard dans la définition des obligations de service public. Ainsi pour La Poste, c’est l’histoire qui a construit ses obligations de service public, qui ne sont formalisées par aucun texte, si ce n’est l’obligation d’apporter le courrier 6 jours sur 7 à tous les Français. Alors que tous les pays d’Europe ont depuis longtemps défini ce qu’était l’obligation de présence postale, la France commence à s’y intéresser.

 

Un service public est un ensemble de missions dont la composante et les tarifs ne sont pas définis simplement par les règles du marché ou de la concurrence mais par une intervention publique. « Public » ne veut pas forcément dire l’Etat mais désigne un niveau de collectivité publique. Des régions et des départements, voire des collectivités locales, peuvent « intervenir ». En tout état de cause, c’est une collectivité publique d’un rang à définir, qui dit, au travers d’un cahier des charges et d’une fonction de maître d’ouvrage, ce qu’elle attend.

 

Aujourd’hui dans le contexte d’ouverture à la concurrence d’un nombre croissant de services publics marchands, la définition des missions de service public est indispensable car c’est à partir d’elle que vont être organisés les services. L’organisation se réfère à la fois à la nature de ces exigences de service public, à l’évaluation de leur coût et à leurs modalités de financement.

 

L’appréhension des besoins et le respect de l’intérêt général doivent résulter d’un processus de construction partagée entre les différents acteurs.

 

Au niveau local, les services préfectoraux ont un rôle essentiel à jouer parce qu’ils sont au croisement des réflexions de l’Etat sur la modernisation de ses services et des demandes adaptées aux territoires concernés, telles qu’elles sont exprimées par les élus et les usagers.

 

La détermination des besoins ne peut se réaliser sans une concertation avec les représentants des usagers et les organisations représentatives de la société civile.

 

A noter que la loi sur le développement des territoires ruraux souligne le rôle des associations dans le développement rural et l’analyse des besoins en matière de services publics.

 

Il importe de ne pas se limiter à la seule approche par l’offre, qui tout en étant légitime de la part d’un opérateur (ou d’une administration), risque de figer les situations. Il convient simultanément de faire émerger une approche par la demande.

 

L’analyse des besoins réels des populations implique d’établir un diagnostic le plus objectif possible. La méthode d’évaluation des besoins – selon qu’il s’agit d’une enquête écrite ou orale, selon le type de questionnaire – peut influencer les résultats. Parfois, certains services, dès lors qu’ils fonctionnent normalement, ne sont pas cités par les populations lorsqu’on les questionne sur les services publics.

 

C’est ainsi que, « d’après un sondage récent, 20 % seulement des personnes interrogées considéraient que l’école était un service public. Un questionnaire fait en interactivité n’aurait pas donné les mêmes résultats »D’ailleurs, l’enquête de la DATAR révèle que « c’est en fait l’école qui apparaît de loin comme le service qu’il faut à tout prix maintenir tant elle est perçue comme l’âme d’une collectivité et le symbole de son dynamisme ».

 

De même, La Poste, principale illustration des services publics auprès des ruraux, arrive largement en tête des services d’intérêt général spontanément cités parmi ceux que l’on souhaite voir maintenus ou créés à proximité de sa commune. Cependant, cette exigence de proximité est relativisée dès lors que d’autres services d’intérêt général sont évoqués comme devant être impérativement accessibles. La Poste est alors toujours citée, mais se fond dans une liste de besoins et n’apparaît plus comme une priorité.

 

C’est en combinant les deux approches, par la demande et par l’offre, qu’il sera possible à la fois de tenir compte de la diversité des attentes et d’organiser une offre efficace et cohérente. En partant de la demande et de son évolution, il sera possible de faire aussi évoluer l’offre.

 

Il s’agit d’éviter des doublons entre les divers niveaux d’administration et tenir compte de l’interaction entre les services et les acteurs pour favoriser le plus possible :

 

-          la coopération entre opérateurs (même si certains ont encore un monopole pour certains services, par exemple, Réseau de transport d’électricité (RTE) pourrait être davantage utilisé là où c’est nécessaire et possible pour les réseaux à haut débit) ;

 

-          le partenariat public/privé : la loi sur le développement des territoires ruraux a entériné le principe du partenariat public-privé pour l’installation ou le maintien de services au public.

 

Un bon exemple est celui de La Poste, qui voulant maintenir la présence postale sur tout le territoire s’appuie sur trois moyens :

 

o       les bureaux de poste classiques,

o       les agences postales

o       et les relais postes confiés par contrats de mandat à des commerçants, artisans ou débitants de boisson.

Le relais poste permet le maintien concomitant et parfois le développement de deux services, l’un privé et l’autre public qui sans cela auraient peut-être disparu tous les deux.

 

Le coût du maintien de l’accessibilité aux services au public en termes d’horaires et de proximité physique devient un critère important pour les habitants des zones rurales : 39 % seulement privilégient ce maintien même s’il entraîne une augmentation des impôts ; 55 % des sondés préfèrent des services moins accessibles, pour ne pas augmenter les impôts. (Enquête DATAR précitée, août 2005). Selon cette enquête, la proximité des services au public n’est plus le principal critère retenu par les habitants qui privilégient la qualité de l’accueil (47 %), la compétence du personnel (41 %) et la rapidité de réponse à leurs demandes (29 %).

 

Il convient de généraliser la coopération entre les services, le partenariat entre les acteurs, voire la mutualisation des réseaux, qui permettent d’éviter des doublons et de réduire les coûts. Il peut s’agir :

 

-          d’accélérer l’utilisation des télé-procédures ; nombre de formalités classiques peuvent déjà être effectuées sans que l’usager ait à se déplacer ; ce qui suppose un équipement de tout le territoire en haut débit ;

 

-          de regrouper plusieurs services y compris privés dans un même lieu soit pour rendre un service soit pour orienter l’usager vers le service compétent (maisons de services publics ou maisons de l’emploi) ; la loi sur le développement des territoires ruraux a donné à des personnes dont l’activité ne relève pas d’une mission de service public la possibilité de participer à une maison de services publics ;

 

-          de faire rendre des services publics par d’autres acteurs publics (la vente de billets SNCF par La Poste), ou par des acteurs privés (le service postal rendu par un commerçant dans un relais poste, point multiservices) ou faire rendre des services privés par des acteurs publics (portage de médicaments par les facteurs) ; depuis la loi sur le développement des territoires ruraux, les communes peuvent faire appel à des associations - et les aider - pour la fourniture de services en cas de carence de l’offre ;

 

-          d’avoir des points d’entrée communs ; les sous-préfectures, les mairies… peuvent rendre certains services et fournir certaines prestations au-delà de leurs propres compétences légales ; le 20 octobre 2005 lors du congrès de l’ANEM, Brice Hortefeux, ministre délégué aux collectivités locales, a proposé qu’en milieu rural, les mairies deviennent les « guichets uniques de la République ».

 

La mise en place de ces modalités de coopération doit avoir pour objectif d’ouvrir de nouvelles possibilités de services grâce aux économies réalisées.

 

A l’échelon des communes, le législateur a encouragé ou imposé la mise en place d’instances participatives : conseils de quartier, commission consultative des services publics locaux. « En plus de ces instances prévues par la loi, de nombreuses expériences de consultation, de concertation, de débats publics sont initiés par les élus locaux et suscitent souvent un intérêt de la part des habitants dès lors qu’ils sont considérés comme partie prenante dans les décisions qui vont être prises tant en termes de projets que de services rendus ».

 

L’intercommunalité est un échelon où les sujets concernent directement la vie des citoyens et des entreprises - questions de l’emploi, du logement, de l’aménagement urbain, des infrastructures, de l’eau - et où sont rendus nombre de services que les communes ne sont pas en mesure d’assurer.

 

En conclusion Les services au public, concept plus large que celui de service public stricto sensu, regroupent l’ensemble des services nécessaires à la vie de la population sur un territoire donné à un moment donné. Facteurs majeurs de cohésion sociale et d’aménagement du territoire, ces services requièrent l’implication de la collectivité au niveau de leur définition, de l’évaluation des besoins et du choix des moyens pour y répondre.

 

Leur évolution - et en conséquence leur avenir - pourrait se trouver dans la recherche du mode de prestation le plus efficace au coût le plus pertinent pour la collectivité… dans le respect dynamique des principes fondateurs du service public, en préservant en tout état de cause la maîtrise du système par les pouvoirs publics. Cette évolution vers les services au public, qui dans les faits traduit une réforme des services publics, ne se fera qu’avec l’adhésion des usagers et des personnels.

 

Les nombreuses mutations qui touchent la société imposent de passer d’une conception organique à la française à une conception fonctionnelle axée sur le service rendu. Elles conduisent à adopter une notion plus large de services au public qui regroupe l’ensemble des services nécessaires à la vie des populations sur un territoire donné à un moment donné : services publics marchands et non marchands, qui supposent une intervention ou une maîtrise de la puissance publique - mais aussi services privés qui, relevant de la seule initiative privée, sont néanmoins considérés comme de première nécessité.

 

En France, progressivement les élus admettent la nécessité de changer. Le maintien des services publics n’est plus synonyme de statu quo. Les citoyens opèrent des choix : entre la trésorerie - dont ils ne veulent pas la fermeture plus par principe que par nécessité - et les services à la petite enfance - dont les besoins sont de plus en plus pressants en raison des nouvelles conditions de travail et de logement des parents -, le choix se porte in fine sur les seconds. Et leurs préoccupations concernent moins le mode de gestion que la satisfaction de leurs besoins. Pour eux, au-delà des services rendus, peu importe ceux ou celles qui en ont la charge, l’essentiel est qu’ils existent de façon durable.

 

Cette volonté de renouveau, qui s’exprime à tous les niveaux territoriaux, arrive à point nommé car elle conditionne l’avenir des services au public.

 

Elle devrait trouver sa traduction dans la mise en oeuvre de solutions innovantes pour offrir, au meilleur coût pour la collectivité, des services plus efficaces et répondant mieux à la demande des usagers. Cela suppose :

 

-          un diagnostic objectif et partagé sur les besoins réels des populations, fondé à la fois sur une analyse de la diversité des attentes et la recherche de la cohérence de l’offre ;

 

-          une application dynamique du principe d’adaptabilité prenant mieux en compte les préoccupations d’aménagement du territoire, notamment les besoins spécifiques de certains territoires ;

 

-          le choix des critères de qualité et d’accessibilité aux services plutôt que du critère de proximité physique ;

 

-          une mise en oeuvre suffisamment souple pour s’adapter aux particularités locales et évolutives pour s’ajuster en permanence aux besoins ;

 

-          une évaluation régulière des services mis en place.

 

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