Vendredi 20 novembre 2009, je fus invitée à participer, ainsi que Jacques Force, parmi 150 personnes, elles aussi invitées et venant des différentes régions concernées par la création de la ligne TGV Grand Centre Auvergne (Centre, Auvergne, Rhône-Alpes, Bourgogne, Ile de France) à une table ronde dont le thème était « Les clés de la réussite pour le TGV Grand Centre Auvergne ».
Le TGV est une chance pour notre Région car :
n Il est créateur d’emplois :
§ 6 500 emplois furent créés pendant 5 ans en Moselle et dans le Bas-Rhin durant la construction du TGV vers Strasbourg
n Il est source d’activité et d’attractivité :
§ Un TGV, c’est entre 350 et 500 passagers à 300 ou 350 Km/h
Le succès de sa mise en place repose sur plusieurs paramètres :
n Lorsque les Conseils Régionaux sont chefs de file et rassemblent sans arrière pensée car c’est la vocation du Conseil Régional de s’occuper de l’aménagement du territoire ;
n Lorsque les différents partenaires parviennent à des accords financiers :
§ 1 km de TGV coûte 20 millions d’euros, ce qui fait un total de 40 milliards d’euros pour 2 000 km ;
§ La part de cofinancement des collectivités territoriales se situe entre 25 et 35%.
Or, René Souchon, actuel Président du Conseil Régional d’Auvergne a fait part de sa faible capacité à pourvoir mobiliser des financements régionaux.
D’autre part, le 15 octobre 2009, un comité de pilotage, a été réuni par le Préfet de Région, Patrick Stéfanini : aucun représentant du Conseil Régional d’Auvergne n’était présent !
Enfin, j’ai pu remarquer qu’aucun élu de gauche ou se disant apolitique, qu’il soit maire (de Thiers et d’Ambert), Conseiller général, conseiller régional ou Député sur les 2 arrondissements de Thiers et d’Ambert, n’était présent ce vendredi 20 novembre à cette table ronde.
Il y a quelques mois, René Souchon, dans un article de La Montagne, disait que l’Auvergne est de plus en plus attractive. Avait-il tenu ces propos avant de refuser de mettre 700 000 euros pour que 4 lignes d’Air France puissent continuer à circuler, dont Lille et Marseille ? Avait il tenu ces propos en sachant que parallèlement, il freine l’arrivée du TGV Grand Centre Auvergne, notamment via son discours de vendredi ?
Est-ce une attitude digne d’un président de Région qui :
n Devrait être tête de file de la réflexion sur la mise en place du TGV ?
n A la compétence de l’aménagement du territoire ?
Lors du dernier recensement de 2006, on a constaté que l’Auvergne avait sa population qui augmentait ; mais ceci n’était pas dû à un solde naturel positif (naissances > décès), mais à un solde migratoire positif (autrement dit grâce à des personnes qui quittent leur région ou leur pays pour venir vivre, travailler, consommer, … . La tendance à la hausse démographique constatée dans la région depuis 1999 s'accélère. L'Auvergne a ainsi gagné près de 15 000 habitants entre 1999 et 2006, soit en moyenne 2 000 personnes par an (0,17 % par an). Cette hausse succède à une longue période de baisse allant de 1982 à 1999. À ce moment l'Auvergne perdait en moyenne 1 400 habitants annuellement, soit près de 0,10 % de sa population. C'est que la région a subi depuis des décennies un exode persistant de ses jeunes, aggravé par une lourde dénatalité. Si bien que la moyenne d'âge y est élevée et les décès plus nombreux que les naissances (13 940 naissances contre 14 525 décès, soit un déficit de 585 auvergnats en 2005). Ceci aurait dû entraîner une chute régulière de la population, s'il n'y avait une immigration issue essentiellement des autres régions françaises, qui vient plus qu'équilibrer le bilan. Et l'intensité de l'immigration est telle que désormais la population auvergnate progresse substantiellement chaque année. Au total, si la région perd actuellement chaque année 0,06 % de ses habitants par excédent des décès, elle gagne en revanche annuellement 0,32 % par immigration (soit près de 5 000 personnes). Cela rend l'Auvergne quasi aussi attractive que Rhône-Alpes, puisque cette dernière engrange chaque année 0,38 % d'excédent migratoire. Ce taux d'excédent migratoire peut être appelé "taux d'attractivité". De ce point de vue, la région d'Auvergne se situe désormais à la 11e place au sein des régions françaises, avant l'Alsace et la région Centre, et juste après les Pays de la Loire et la région Rhône-Alpes.
Aussi, nous comprenons aisément l’importance d’avoir des infrastructures qui permettent de venir en Auvergne (l’avion, aujourd’hui ; le TGV, demain).
Il est donc important de nous mobiliser autour de ce beau projet car il s’agit d’un acte de foi dans l’avenir de notre Région.
Les 14 et 21 mars prochains, nous aurons l’occasion de choisir la tête de file de la Région Auvergne :
n La plus dynamique,
n La plus consensuelle,
n Celle qui à l’évidence sait parfaitement que seul le transport ferroviaire (le Corail fonctionne encore au diesel et consomme 44,3 kg de CO2 par voyageur tandis alors que le TGV consomme 1,2 kg de CO2 par voyageur : source SNCF) répond au Grenelle de l’environnement.
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