Jeudi 2 octobre 2008

Résumé du rapport d’information sur la démographie médicale

Par Jean Marc Juilhard, Sénateur

L'attention des pouvoirs publics a été attirée sur une possible pénurie de professionnels de santé dès le milieu des années quatre-vingt-dix.

Le Gouvernement a fait de ce thème de la pénurie une priorité de sa politique sanitaire au début des années 2000. C'est à cette époque que Jean-François Mattei, alors ministre chargé de la santé, a procédé à la création de l'observatoire national de la démographie des professions de santé (ONDPS), dispositif d'analyse jusqu'alors inexistant.

L'action sur le numerus clausus a longtemps constitué le seul mécanisme employé par les pouvoirs publics pour agir sur le niveau de l'offre de soins.

 

Entrées et sorties par année projetée :

 

Source : ONDPS

Ce scénario conclut à la baisse du nombre total de médecins en activité de 9,4 % entre 2006 et 2025 (soit 21 000 médecins de moins).

On constate également une tendance à l'élévation de l'âge moyen de la profession médicale : il sera de 50,6 ans en 2015 contre 47,5 ans actuellement. La part des médecins âgés de cinquante-cinq ans et plus devrait atteindre 44,5 % en 2015 contre 20,3 % en 2002.

 

Evolution de l'âge moyen des médecins en activité :

Source : ONDPS

 

Le Gouvernement a choisi d'agir dès la formation initiale en actionnant deux leviers : l'augmentation des effectifs de médecins en formation et la détection des étudiants susceptibles de s'installer dans les zones sous-médicalisées.

Cette mesure a pris la forme d'un relèvement du numerus clausus qui régit l'admission des étudiants en deuxième année.

De 6 300 en 2005, il a été porté à 7 000 en 2006 puis à 7 100 en 2007 et doit être maintenu à ce niveau au moins jusqu'en 2010 afin d'enrayer la diminution globale des effectifs.

L'action sur le numerus clausus doit donc être complétée par des mesures visant à stabiliser les étudiants dans la région dans laquelle ils auront achevé leurs études.

La crise de la démographie médicale est l'occasion de réfléchir à de nouveaux modes d'exercice de la médecine ou de nouveaux modèles d'organisation de l'offre de soins.

L'observatoire national de la démographie des professions de santé s'est engagé dans cette voie en promouvant la délégation de tâches entre professionnels de santé, des médecins vers les auxiliaires médicaux.

La pratique de l'exercice regroupé, quelle qu'en soit la forme semble répondre aux aspirations des professionnels de santé en matière d'activité professionnelle et de qualité de vie

On constate aussi le succès rencontré par une initiative née du terrain et qui mérite qu'on s'y arrête : celui des maisons de santé pluridisciplinaires ou maisons de santé.

Selon une étude de la Cnam réalisée en 2002, 44 % des médecins libéraux exercent en cabinet de groupe et cette organisation est de plus en plus fréquente (+ 18 % entre 2000 et 2003).

L'exercice regroupé prend depuis quelques années une forme nouvelle : celle de la maison de santé.

On estime leur nombre compris entre cent et deux cents.

Elle rassemble des professions médicales et paramédicales, organise son activité autour d'un projet médical commun et y associe parfois des intervenants extérieurs à la sphère médicale stricto sensu.

Cette coopération permet de mettre à la disposition de la population une offre de soins complète.

Densité des médecins généralistes par région :


Source : CNOM, 2007 ; réseau CHU 2007 ; INSEE 2006

 

Communes déficitaires en médecins généralistes :

 

 

Par ginette beugnet - Publié dans : SANTE
- Voir les commentaires - Recommander
Jeudi 2 octobre 2008
Retenez bien cette date.

Le vendredi 10 octobre à 19H00 à la salle des fêtes de Dorat, l'association Avenir Thiers Ambert organise une conférence sur le thème de la santé.

Les intervenants seront :

- Pascal Fayolet, Maire de Dorat, Medecin
- Jean Marc Juilhard, Sénateur, Rapporteur de la commission sur la démographie médicale, Membre de la commission sur la réforme de l'hôpital présidée par Gérard Larcher.
- André Flajolet, Député, Rapporteur de la commission sur la prévention sanitaire

Cette soirée sera cloturée par le verre de l'amitié.

Venez nombreux !
Par ginette beugnet - Publié dans : SANTE
- Voir les commentaires - Recommander
Jeudi 2 octobre 2008
Voici 3 mois (12 juin 2008) que l'association existe et c'est déjà 11 activités qu'elle a réalisée (soit, pratiquement, une par semaine !) :


Ce résultat est dû à l'enthousiasme et au dynamisme du Conseil d'Administration.

D'autres actions sont planifiées jusque juin 2009.

Continuons ensemble, et de plus en plus nombreux.


Par ginette beugnet - Publié dans : AVENIR THIERS AMBERT
- Voir les commentaires - Recommander
Jeudi 2 octobre 2008

A l'occasion de la Foire au Prè, le Conseil d'Administration d'Avenir Thiers Ambert a décidé de tenir un stand.

Ce n'est pas moins de 200 personnes qui l'ont donc fréquenté (chiffres obtenus en comptabilisant le nombre de verres vendus).

Merci au dynamisme et à la mobilisation de toute l'équipe.

Je remercie également monsieur Citerne, gérant de la société "La cave palladucoise", pour la fourniture du barnum ; ainsi que monsieur Matussière, de la société "Matussière, Atelier de bachage du centre" pour la création de la banderole "Avenir Thiers Ambert".

 

Par ginette beugnet - Publié dans : AVENIR THIERS AMBERT
- Voir les commentaires - Recommander
Jeudi 2 octobre 2008
Par ginette beugnet - Publié dans : AVENIR THIERS AMBERT
- Voir les commentaires - Recommander
Jeudi 2 octobre 2008

Le Conseil D'administration d'Avenir Thiers Ambert a validé la création de son logo.

Le voici ...

Par ginette beugnet - Publié dans : AVENIR THIERS AMBERT
- Voir les commentaires - Recommander
Jeudi 2 octobre 2008

A l’occasion de la venue de Brice Hortefeux et Fadela Amara lors de la future inauguration de la place Antonin de Chastel, créée dans le cadre du programme ANRU (Agence Nationale de Rénovation Urbaine) Maxence Schoene, rédacteur en chef de La Gazette Thiers Ambert a souhaité profiter de l’occasion pour réunir les représentants de courants politiques différents afin de débattre sur la politique gouvernementale.

 

Etaient présents :

-                     La présidente du collectif

-                     Le représentant du PS

-                     Le représentant du PC

-                     La représentante d’Amnesty International

-                     La Présidente d’Avenir Thiers Ambert.

 

Quatre thèmes furent abordés :

-                     Commentaires sur la venue de Brice Hortefeux et Fadela Amara à

Thiers

-                     L’avenir de l’hôpital

-                     La politique d’immigration

-                     L’aménagement du territoire et les services publics.

 

Voici les arguments que j’ai explicités :

 

       I.      Commentaires sur la venue de Brice Hortefeux et Fadela Amara à Thiers 

1.  Ce sont des ministres de la république qui se déplacent

2.  Ils composent un gouvernement issu de l’élection de Président de la république élu à plus de 53%

3.  Donc, ils sont légitimes pour venir signer des contrats et inaugurer des réalisations financés dans le cadre de la politique gouvernementale

4.  C’est une chance pour l’Auvergne d’avoir plusieurs ministres

5.  Fadela Amara vient signer les tous premiers contrats d’autonomie du Puy de Dôme ; Cela montre l’intérêt que portent les ministres pour le travail de Thierry Déglon, maire de Thiers, pour l’amélioration de l’habitat et du cadre de vie

    II.      L’avenir de l’hôpital

1.  Pourquoi ces réformes ?

A.   Elles sont issues des Etats Généraux de l’organisation de la santé en novembre 2007

B.   Dans le but de préparer le projet de loi de modernisation du système de santé

2.  La gestion et l’organisation de l’hôpital

A.   Sur le plan financier et humain

a.   L’obtention financière :

o       Avant 2004, l’hôpital obtenait ses financements  par négociation

o       Depuis 2004 a été instaurée la T2A (tarification à l’activité)

o       Roselyne Bachelot souhaite la faire évoluer en prenant en considération la situation sociale du patient

b.   Déficits

o       En 2004, l’Etat a renfloué le déficit des hôpitaux à hauteur de 300 millions d’euros

o       Cela était conditionné par la signature de CREF (contrat de retour à l’équilibre financier)

o       Or, dans un rapport de l’IGAS (inspection générale des affaires sanitaires et sociales), celui-ci a fait état de très peu de signature ; en outre, certains hôpitaux, au lieu de combler leur déficit, ont continuer à investir

c.    Gestion des ressources humaines

o       Bernard Kouchner, alors secrétaire d’Etat à la santé, a institué, en 1997, une GPEC (gestion prévisionnelle des emplois et des compétences)

o       Force est de constater qu’elle est très peu mise en place à aujourd’hui

o       Alors qu’elle est indispensable pour anticiper le remplacement du personnel de santé qui part à la retraite

d.   Départs à la retraite

o       On connaît un choc démographique sans précédent

o       385 000 départ à la retraite d’ici 2015

e.    Numerus clausus

o       En 1983, il était de 8 000 places

o       Il est descendu à 3 500 places en 1993 ; là encore, la gauche était au pouvoir ; Bernard Kouchner était Ministre de la Santé

o       Le gouvernement a remonté ce chiffre cette année à 7 300 places

B.   Sur le plan de l’organisation générale

Le projet de loi de Roselyne Bachelot va dans 5 directions :

a.   Préparer la sortie de l’hôpital

o       En désignant un responsable au sein de l’hôpital, capable de prendre attache auprès du médecin, de l’infirmière, …

b.   Connaître les besoins

o       Afin de répondre aux besoins de la population

o       Par une analyse territoriale pertinente

c.    Rechercher la complémentarité

o       Sur des petits bassins de population, l’existence de plusieurs hôpitaux amène de la concurrence, des doublons

o       Sans forcément avoir un service de qualité

o       D’où travailler à une spécialisation

d.   Former des communautés hospitalières

o       Il n’y aura aucune fermeture

o       L’objectif étant de se rapprocher

o       Voyez plutôt ce sondage …

Selon un sondage Ipsos (1), une courte majorité de maires se dit opposée à la réforme de l'hôpital. Mais les principales mesures du plan, telles que la création de «communautés hospitalières» suscitent une adhésion chez les élus locaux.
Ils approuveraient ainsi, à 84% des 302 maires interrogés, la proposition du rapport Larcher, ancien ministre du Travail et actuel président de la Fédération hospitalière de France (FHF), de constituer des «communautés hospitalières de territoires»: il s'agit, à l’exemple de l’intercommunalité, de regrouper de manière souple plusieurs entités sous l’autorité d'un hôpital référent.
Plus globalement, 78% d'entre eux soutiennent «la reconversion de certains hôpitaux en centres de soins de proximité (soins de suite, personnes âgées, pré et post natalité)» et 84% appuient l'idée d'inciter les cliniques privées «à prendre en charge des missions de service public». 77% des interrogés se disent conscients de la «nécessité de réformer les hôpitaux même si ce n'est pas facile».
En revanche, 50% des maires ne sont pas favorables, globalement, à la réforme de l'hôpital (contre 45% de favorables).
Ils estiment à 70% que «l'hôpital de proximité doit être sauvegardé, même s'il est peu fréquenté», tandis que 50% placent «la disparition de certaines spécialités (chirurgie, maternité) dans les hôpitaux de proximité» en tête des difficultés à résoudre pour améliorer l'accès aux soins pour
la population.
Enfin, 67% considèrent que «le risque d'erreur ou d'accident médical n'est pas supérieur dans les hôpitaux de petite taille».
(1) Sondage Ipsos Fédération hospitalière de France Caisse d'Epargne-les Echos réalisé du 26 mai au 2 juin auprès d'un échantillon représentatif de 302 maires et adjoints.

e.    Développer d’autres champs

o       Notamment celui du handicap

o       Ainsi que celui de la dépendance

f.     Mutualiser les gardes en créant des maisons de santé

o       Dû à la diminution du nombre de médecins

o       Volonté de la ministre d’en ouvrir 100 en 2008

C.   La prévention sanitaire

C’est un axe fort du projet de loi, inspiré par le rapport Flajolet ; En effet, en développant la prévention, on réduite les inégalités de santé ; rien qu’un chiffre : 16% des enfants sont en surpoids en France ; La prévention avait été introduite par la loi d’août 2004 sur la « prévention de la santé et de l’environnement » ; la loi va développer les axes suivants :

a.   Eduquer les enfants à la santé

o       C’est investir pour l’avenir

b.   Sensibiliser les parents et les grands parents

c.    Développer le goût pour l’activité physique et sportive

d.   Apprendre les gestes qui sauvent

D.   L’aménagement du territoire

a.   La santé est un enjeu de compétitivité et d’attractivité des territoires

b.   80% des actes des urgences sont dévolus à des soins non urgents

o       Il faut donc organiser la permanence des soins

o       En 2006 et 2007, l’Etat a lancé des appels à projets dans le cadre des PRE (pôle d’excellence rural) et entre autres, pour financer des projets de santé : rien n’a été fait dans la Circonscription Thiers Ambert

 


c.   
2,6 millions de français rencontrent des difficultés géographiques d’accès aux soins

o       Nous connaissons les zones sous médicalisées

 


o      
Les Etats généraux sur l’organisation de la santé (novembre 2007) ont affirmé de vouloir garantir aux citoyens une égalité d’accès aux soins en améliorant la répartition des professionnels de santé sur le territoire ; ce sera un axe fort du projet de loi de Roselyne Bachelot

Par ginette beugnet - Publié dans : AVENIR THIERS AMBERT
- Voir les commentaires - Recommander
Jeudi 2 octobre 2008
  III.      La politique d’immigration

1.  Rappel

A.   On parle toujours d’immigration : c’est réducteur

B.   Il s’agit du ministère de l’immigration, de l’intégration, de l’identité nationale et du développement solidaire

2.  Constats

A.   La France souffre d’un retard par rapport au Canada, à l’Espagne, à La Grande Bretagne en matière de politique d’attraction des talents et des compétences

B.   61,4% des signataires du CAI (contrat d’accompagnement et d’intégration) déclaraient en 2006 avoir eu une activité professionnelle avant d’arriver  sur le sol français ; mais qu’ils n’étaient plus que 30,6% à exercer une activité en France

C.   Le taux de chômage des immigrés légaux est supérieur à 20%

3.  Bilan du Ministère

A.   L’immigration professionnelle

a.   Elle représentait 7% de l’immigration totale en 2006

b.   Pour les 5 premiers mois de 2008, elle est de 16%

B.   La lutte contre les filières d’immigrations illégales

a.   Ces filières engendrent le travail dissimulé, l’hébergement indigne, le blanchiment, le proxenetisme : est ce comme cela que nous souhaitons accueillir les immigrés sur notre territoire ?

b.   Par exemple, des clandestins brésiliens ont dû payer 5 000 euros à leur passeur pour venir en France, en plus des 250 euros mensuels pour vivre dans un logement de 70m² à 21

c.    Les premières victimes ce sont les immigrés clandestins eux-mêmes !

C.   Le CAI (contrat d’accueil et d’intégration)

a.   Il est obligatoire depuis le 1er janvier 2007

b.   Chaque personne bénéficie d’un bilan de compétences, d’un apprentissage à la langue française, d’un accompagnement à l’emploi

c.    101 050 ont été signés depuis un an

D.   L’école des parents

a.   Convention signée avec le ministère de l’éducation nationale

b.   Applicable dés la rentrée de septembre 2008-09-01 formation des parents à la langue française et information sur le cadre scolaire

E.    Lutte contre les ghettos

a.   Favoriser la mixité sociale à travers le programme de l’ANRU (agence nationale de rénovation urbaine)

b.   Transformer les foyers en résidences sociales afin de lutter contre la sur-occupation

F.    Plan de mobilisation pour les primo arrivants

a.   Dans le cadre d’un regroupement familial, 93% des femmes et 60% des hommes déclarent ne pas travailler

b.   Or, le secteur de l’Aide à la personne est fortement créateur d’emploi à l’horizon 2015

c.    L’objectif est donc d’orienter 10 000 primo arrivants par an vers ces métiers

 


G.  
Développement solidaire

a.   Extrait du bilan du ministère à juin 2008

Environ 3 M€ par an étaient consacrés au codéveloppement jusqu’à présent. Brice Hortefeux a souhaité un changement d’échelle de cette politique et il a obtenu un budget qui lui permet de multiplier par 20 les engagements de la France en la matière. Quand on voit ce qui est fait au Sénégal : avec 2 M€, la France aide 152 entrepreneurs à créer plus de 700 emplois, et elle finance 31 projets qui impactent 235 000 personnes en permettant l’accès au soin de santé primaire, à l’eau potable, à l’irrigation, à l’éducation ou à la formation professionnelle.

b.   Citation du Président Camerounais, Paul BIYA

« Il n’est pas bon que nos jeunes partent à l’aventure dans des conditions qui ne peuvent mener qu’à l’échec, il faut décourager ces tentatives ».

H.   Droit d’asile

a.   Il s’agit d’une tradition séculaire de la France

b.   9 515 personnes ont obtenu le statut de réfugié depuis un an, soit +17%, dont 4 678 depuis le début de l’année 2008

c.    A ce jour, ce sont 131 000 personnes qui sont ainsi placées sous la protection de la France

d.   500 irakiens en bénéficieront au cours des mois prochains

4.  Perspectives européennes

A.   Les 27 et 28 juillet 2008 s’est tenue la réunion des 27 ministres de l’immigration à Cannes

a.   Approbation à l’unanimité du pacte européen sur l’immigration et l’asile

b.   Citation du premier ministre espagnol socialiste, José Luis Zapatero

« L’immigration irrégulière n’a pas sa place dans l’espace de l’Union européenne. […] Nous devons travailler ensemble pour lutter contre l’immigration clandestine et pour garantir le principe selon lequel l’immigration doit se faire dans le respect des lois ».

c.    Ce pacte a 5 ambitions

o       Organiser l’immigration légale en tenant compte des besoins et capacités de chaque Etat membre

o       Lutter contre l’immigration irrégulière

o       Mieux protéger l’Europe en améliorant l’efficacité aux frontières

o       Poser les fondements d’une Europe d’asile

o       Construire un partenariat avec les pays d’origine au service de leur développement

Par ginette beugnet - Publié dans : AVENIR THIERS AMBERT
- Voir les commentaires - Recommander
Jeudi 2 octobre 2008
   IV.      L’aménagement du territoire et les services publics

1.  L’aménagement du territoire

Les réflexions autour de ce thème ne datent pas d’aujourd’hui

A.   Loi de février 1995

a.   Réflexion à l’horizon 2015

o       Aucune partie du territoire français ne devra être situé à plus de 50 km ou 45 mn d’automobile d’une route express, d’une autoroute ou d’une gare

o       En 2006, 98% de la population française répond à ce critère

B.   Loi de juin 1999

a.   Elle fixe des objectifs en terme d’équipement des territoires à l’horizon 2020 : sport, santé, culture, …

C.   Loi de février 2005

a.   Elle fixe le cap sur le développement des territoires ruraux

b.   Notamment à travers le développement des ZRR (zones de revitalisations rurales)

D.   Circulaire du ministère de l’aménagement du territoire de décembre 2005

a.   Création des PER (pôles d’excellences rurales)

E.    Circulaire du ministère de l’aménagement du territoire de mai 2008

a.   Demande à chaque préfet de réaliser un diagnostic sur l’accès aux services par bassin de vie

b.   De parvenir à un niveau d’offres de services équitables

c.    De continuer la mise en place des PER

Rapport du Sénat de juillet 2008, sur le nouvel espace rural : sur 36 000 communes, 30 000 ont moins de 2 000 habitants ; les communes rurales se repeuplent mais pas à cause du solde naturel (qui est négatif : les décès sont supérieurs aux naissances), mais grâce au solde migratoire qui est positif et qui est dû : au tourisme, au nouveaux retraités, aux personnes qui viennent y travailler

2.  Les services publics

A.   Les principes du service public

a.   On l'oublie souvent mais ces principes sont :

o      
La continuité

o       L’égalité des citoyens

o       La neutralité

o       La gratuité

o       Mais aussi l’ADAPTATION ; c'est-à-dire qu’il peut évoluer en fonction des besoins

b.   Un sondage BVA de 2005 pose la question aux français interrogés

« Nous leur avons demandé de choisir entre deux options : diminuer le niveau des impôts et des prélèvements quitte à réduire les prestations fournies par les services publics ou améliorer les prestations fournies par les services publics quitte à augmenter le niveau des impôts et prélèvements. 55 % des Français se déclarent en faveur de la première option. »

c.    Juillet 2008 : signature d’un contrat de service public 2008-2012 entre l’Etat et La Poste

o       90% de la population doit avoir accès aux services de La Poste à moins de 5km ou à moins de 20 mn en automobile de leur domicile

o       Maintien des 17 000 points contacts de La Poste (pas de diminution depuis 1994, contrairement à ce que dit l’opposition !)

Par ginette beugnet - Publié dans : AVENIR THIERS AMBERT
- Voir les commentaires - Recommander
Jeudi 2 octobre 2008
Par ginette beugnet - Publié dans : AVENIR THIERS AMBERT
- Voir les commentaires - Recommander
Jeudi 2 octobre 2008
Par ginette beugnet - Publié dans : AVENIR THIERS AMBERT
- Voir les commentaires - Recommander
Jeudi 2 octobre 2008

Jeudi 14 août au soir, accompagnée d’administrateurs d’Avenir TIERS-AMBERT, j’ai tenu une conférence de presse sur ce sujet.

 

Bon nombre d’élus de gauche :

 

-Ont un discours de peur (fermeture de telle ou telle structure)

-Incitent à signer des pétitions

-Demandent aux maires de délibérer « pour protester contre l’accumulation de mauvais coups portés à l’ensemble de nos services publics »

 

Mais :

 

-Quid des explications des réformes ?

-Que proposent ils à la place ?

 

L’exercice de la démocratie, c’est d’abord avoir une approche pédagogique ; Il me semble donc indispensable :

 

-D’expliquer à la population les reformes

-D’argumenter : dire pourquoi on est pour ou contre ; ce n’est ni être béni oui oui, ni être béni non non

-D’échanger avec les habitants.

 

Il faut que les forces de droite (quelqu’elles soient) puissent également s’exprimer face à une opposition idéologique systématique. Telle fut l’objet de la conférence de presse d’hier soir. Celle-ci reposa sur 5 axes :

 

-Pourquoi ces réformes (I)

-La gestion et l’organisation de l’hôpital (II)

-La prévention (III)

-L’aménagement du territoire (IV)

-Et pour résumer (V).

 

I       Pourquoi ces reformes ?

 

Ces reformes sont issues des Etats généraux de l’organisation de la santé, lancés en novembre 2007 et devant préparer le projet de loi de modernisation du système de santé.

 

II  Comment est géré l’hôpital ?

 

A     Sur le plan financier et humain ?

 

a       Comment les établissements obtiennent leurs financements ?

 

Avant la mise en œuvre de la T2A (Tarification A l’Activité), les tarifs des établissements de santé étaient fixés à l’issue d’une négociation entre les établissements et l’assurance maladie. Pensez vous que cela était équitable ? Un directeur d’hôpital, bon négociateur, mais avec peu de besoin, pouvez obtenir davantage qu’un directeur qui avait plus de besoin mais qui savait moins bien négocié ! Ce n’était pas un système juste ! Depuis 2004, ils le sont, mais sur la base de tarifs préexistants. L’objectif du gouvernement est donc :

 

-De connaître le coût exact de chaque établissement, notamment en pratiquant la comptabilité analytique

-D’avoir cette méthode dans le public, mais aussi dans les établissements de santé privés

-De tendre vers une convergence tarifaire d’ici 2012

 

Et pour ceux qui dirait que ces modes de calculs vont éloignés les personnes précaires du système de santé : PAS DU TOUT … Roselyne Bachelot souhaite faire évoluer  la tarification à l’activité (T2A) dans le sens d’une prise en charge qui prenne en considération la situation sociale des patients, notamment ceux en situation de grande précarité ; L’objectif étant de tenir compte de la durée de séjour de ces patients qui est supérieure à la moyenne pour toutes les pathologies.

 

b      Comment résoudre les déficits ?

 

Face à l’ampleur du déficit de certains établissements, l’Etat a mis en place, en 2004, une aide de 300 millions d’euros. Celle-ci était conditionnée par la signature d’un Contrat de Retour à l’Equilibre Financier (CREF) ; Or, selon un rapport de l’Igas, dans la plupart des cas :

 

-Non seulement il n’y a pas eu signature de contrat,

-Mais il y a eu, dans certains cas, continuité de l’investissement,

-Sans forcément faire évoluer l’offre de soins en fonction des besoins réels de la population de leurs territoires.

 

Là encore, est ce que nous trouvons cela normal ?

 

c       Y a-t-il une véritable gestion des ressources humaines ?

 

Le principe d’une démarche de gestion prévisionnelle des effectifs des emplois et des compétences a été introduit à l’hôpital par une circulaire de 1997 (Bernard KOUCHNER étant alors secrétaire d’Etat à la santé). Or, à ce jour, celle-ci est loin d’être appliquée partout. Elle est pourtant indispensable pour anticiper les effets du vieillissement des personnels de santé.

 

d      Qu’en est il des départs à la retraite ?

 

La fonction publique hospitalière connaît un choc démographique sans précédent. Entre 1999 et 2015, 385 000 départs à la retraite auront lieu. 2012 sera l’année où les départs seront les plus nombreux : 29 000 agents prendront leur retraire.

 

e       Que faire pour palier à cela ?

 

Tout d’abord, il faut savoir que le nombre de médecins résulte essentiellement du numerus clausus. Il a été assez élevé jusqu’en 1983 (environ 8 000 places), puis a diminué jusqu’à atteindre son niveau le plus bas en 1993 (3 500 places) (Bernard Kouchner était alors ministre de la santé). Il est de 7 300 pour cette année.

 

Le 9 avril 2008, la ministre de la santé a clôturé les états généraux de l’organisation de la santé en indiquant que les résultats de leurs travaux serviraient de cadre aux prochaines négociations conventionnelles sur les mesures de régulation, entre zones à faible et forte densité médicale et seraient pris en compte pour la préparation du projet de loi de modernisation de l’accès aux soins qui sera présenté à l’automne.

 

Pour lutter contre la désertification médicale, l’Etat veut créer des maisons de santé ; Il souhaite en ouvrir une centaine en 2008 et apporterait une aide forfaitaire s’élevant jusqu’à 50 000 euros.

 

B    Sur le plan de l’organisation général ?

 

1       Mieux préparer la sortie de l’hôpital

 

Afin de mieux préparer la sortie des personnes hospitalisées, il est envisagé de désigner une personne au sein des services.

 

2     Connaître les besoins

 

L’hôpital doit répondre aux besoins de la population, ce qui exige une analyse territoriale pertinente.

 

3     Rechercher la complémentarité

 

Pour des bassins de population de taille restreinte, l’existence de plusieurs établissements de santé en concurrence conduit à des doublons sans avoir la possibilité d’investir dans du matériel coûteux, ni d’offrir un service de qualité. La recherche de complémentarité et de spécialisation des activités apparaissent donc comme une nécessité.

 

4      Former des communautés hospitalières

 

Il ne s’agit pas là de fermer des hôpitaux, comme, malheureusement, on peut l’entendre trop souvent, mais d’inciter les hôpitaux publics à se rapprocher pour former des communautés hospitalières.

 

5      Développer d’autres champs d’intervention

 

De nombreux champs restent encore insuffisamment pris en compte. Il faut donc les dynamiser. Ils sont, notamment, liés au handicap et à la dépendance.

 

6      Mutualiser les gardes à travers les maisons de santé

 

La diminution attendue du nombre de médecins dans les prochaines années et leur nombre limité dans certains territoires nous oblige à revoir le mode d’organisation de la médecine généraliste et plaide en faveur d’une mutualisation des gardes entre les praticiens.  Les maisons de santé sont une solution. Roselyne Bachelot souhaite en ouvrir 100 en 2008 avec une aide de 50 000 euros par structure.

 

III         Quelle est la place de la prévention ?

 

En développant la prévention, on réduit les inégalités de santé. 16% des enfants sont en surpoids. Il faut donc développer les actions suivantes :

 

-Education des enfants à la santé

-Sensibiliser les parents et grands parents

-Développer le goût de l’activité physique et sportive

-Appendre les gestes qui sauvent

 

IV Pourquoi parler de l’aménagement du territoire ?

 

La question du territoire est importante car elle touche à :

 

-La répartition de l’offre de soin territoriale

-L’accessibilité, la distance, la qualité des soins

-La participation des services de santé à l’économie locale.

 

Les travaux des Etats généraux de l’organisation de la santé ont pour objectif de rénover l’offre de soins de premiers recours et d’identifier des outils qui permettront de garantir aux citoyens une égalité d’accès aux soins, en améliorant la répartition des professionnels de santé sur le territoire. C’est aussi pour mieux couvrir le territoire en fonction des besoins, que l’Etat a créé les Pôles d’Excellence Rurale. Il a d’ailleurs soutenu financièrement, en 2006 et 2007, des projets locaux de santé.

 

V     Et pour résumer ?

 

A     Que dit le projet de loi ?

 

Le projet de loi « Patients, santé et territoires » a un seul objectif : OFFRIR DES SOINS DE QUALITE SUR TOUT LE TERRITOIRE. Il comportera 4 titres :

 

1       Prévention et santé publique

 

Ce volet sera consacré au renforcement des politiques de prévention. Il prendra en compte des problèmes très concrets de santé publique :

 

-Lutte contre l’obésité,

-L’alcoolisme,

-Le tabagisme,

-Meilleur accès à la contraception et à l’IVG,

-Meilleur suivi gynécologiques, prévention des maladies liées à l’habitat.

 

2     Accès de tous à des soins de qualité

 

Il sera consacré :

 

-A la médecine générale de premier recours,

-A la réforme de la formation continue.

 

3     Modernisation des établissements de santé

 

Il va reprendre très largement les conclusions du rapport Larcher sur la modernisation de l’hôpital.

 

4      Mise en place des ARS (Agences Régionales de Santé)

 

Il va permettre de renforcer le pilotage territoriale afin qu’il soit au plus près des besoins de la population. Il s’agit d’assurer une répartition plus juste de l’offre de soins pour lutter contre les déserts médicaux.

 

B     Mais alors, pourquoi s’inquiéter ?

 

En effet, à la lecture des différents travaux du ministère de la santé, on se rend compte que la prévention va être développée, les gardes des médecins vont pouvoir être mieux organisées, l’hôpital va se réorganiser pour répondre aux besoins de la population, entre autres.

 

C     Que dire fasse à cela ?

 

En outre, le Président de la République a redit qu’il n’y aura pas de fermeture. Que chaque hôpital doit demeurer et garder ses emplois. Mais qu’ils doivent s’adapter aux besoins de la population et assurer qualité et sécurité.

 

D   Et que dit l’opposition ?

 

Claude Evin, député PS : « Les élus locaux ont perçu la nécessité de se regrouper pour gérer ensemble un certain nombre de services. Ils ne peuvent pas refuser de regrouper les hôpitaux »

 

Didier Migaux, président PS de la commission des finances à l’Assemblée nationale : est « ouvert » à des regroupements d’hôpitaux, « parce que de temps en temps il vaut mieux faire des kilomètres supplémentaires et être sûr de pouvoir être soigné dans des conditions satisfaisantes ».

 

Par ginette beugnet - Publié dans : AVENIR THIERS AMBERT
- Voir les commentaires - Recommander
Jeudi 2 octobre 2008
Au 1er janvier 2007, selon les chiffres publiés par l'INSEE, la France comptait 101 549 médecins généralistes et 106 642 spécialistes, ce qui correspondait à une densité médicale de 338 médecins pour 100 000 habitants.

Le nombre total de médecins résulte essentiellement du numerus clausus.

Le numerus clausus a été créé en 1971.

Il a été assez élevé jusqu'en 1983 (environ 8 000 places), puis a diminué jusqu'à atteindre son niveau le plus bas en 1993 (3 500 places).

Entre 1983 et 1993, n’était ce pas un gouvernement de gauche qui prenait les décisions ?

C'est notamment en raison de cette baisse que les installations de médecins libéraux sont peu nombreuses actuellement. Depuis le début des années 2000, le numerus clausus a augmenté progressivement.

Il est de 7 300 pour l'année universitaire en cours, 2007-2008.

Lors de la conclusion de la première étape des états généraux de l'organisation de la santé, le 8 février 2008, le ministre chargé de la santé a annoncé les axes d'une réforme visant à améliorer la répartition des médecins généralistes sur le territoire.

Le 9 avril 2008, le ministre a clôturé ces états généraux en indiquant que les résultats de leurs travaux serviraient de cadre aux prochaines négociations conventionnelles sur les mesures de régulation entre zones à faible et forte densité médicale et seraient pris en compte pour la préparation du projet de loi de modernisation de l'accès aux soins présenté à l'automne.

Par cette information, il faut rassurer la population.

L’objectif du gouvernement n’est donc pas de diminuer le nombre de médecins, mais de travailler à une meilleure organisation pour que chaque territoire ait une couverture de soins adaptée à la densité de sa population.

Qu’on se le dise !

Par ginette beugnet - Publié dans : SANTE
- Voir les commentaires - Recommander
Jeudi 2 octobre 2008

En juin 2008, le Sénat a rendu ce rapport. Notre sénateur, Jean Marc Juilhard, était membre de la commission. Ce rapport permet d’avoir un éclairage sur la réalité de la gestion financière et humaine de l’hôpital et de mieux apprécier la nécessaire réforme de l’hôpital.

 

Lisez plutôt.

 

L’hôpital est un élément essentiel pour garantir et préserver la santé de nos concitoyens.

 

Mais, aujourd’hui, l’hôpital est confronté à des enjeux majeurs.

 

A la veille de l’examen du futur projet de loi « Santé, patients, territoires », la commission des affaires sociales du Sénat a souhaité apporter son propre éclairage sur la situation actuelle de l’hôpital.

 

Elle a en particulier voulu mettre en exergue certains aspects essentiels, des évolutions en cours : la fixation des tarifs, l’équilibre financier des établissements et la question de l’emploi hospitalier.

 

LA FIXATION DES TARIFS : UN PROCESSUS NON MAÎTRISÉ

 

Le processus de convergence tarifaire entre les établissements de santé publics et privés constitue un volet spécifique de la mise en oeuvre de la tarification à l’activité.

 

La décision d’engager un processus de convergence a été prise en 2003 par Jean-François Mattei, alors ministre chargé de la santé et de la sécurité.

 

C’est la loi de financement pour 2005 qui a posé le cadre de la convergence tarifaire fixant l’échéance du processus en 2012 au plus tard.

 

La mise en oeuvre du processus de convergence suppose la réalisation préalable d’études visant à préciser les coûts de l’activité des établissements.

 

La première échelle nationale de coûts a été constituée en 1995.

 

Seuls soixante et un établissements sont associés à cette étude.

 

Cette situation résulte du fait que ne peuvent participer à cette enquête que les établissements disposant d’une comptabilité analytique de bon niveau.

 

Il faut en conclure que les établissements publics sont faiblement dotés en matière de comptabilité analytique, ce que dénonce d’ailleurs la Cour des comptes.

 

Avant la mise en oeuvre de la T2A (Tarification A l’Activité), les tarifs des établissements de santé étaient fixés à l’issue d’une négociation entre les établissements et l’assurance maladie.

 

Depuis 2004, ils le sont par le ministère de la santé, mais sur la base des tarifs préexistants.

 

Une étude de coûts de production des établissements de santé privés existait avant la mise en oeuvre de la T2A mais, de l’avis même des experts, elle restait insuffisante.

 

Une nouvelle étude des coûts du secteur privé a été envisagée en 2005 et 2006.

 

Ses résultats se sont révélés peu satisfaisants.

 

Une seconde étude a été engagée cette année et ses premiers résultats doivent être publiés en octobre 2008.

 

L’échantillon d’établissements participant à la constitution de la base de données a été élargi : il comprend cent quatre établissements, dont soixante et un relevant du secteur public et quarante-trois du secteur privé.

 

Le 27 mai dernier, Roselyne Bachelot a souhaité faire évoluer la tarification à l’activité dans le sens d’une prise en charge qui prenne en considération la situation sociale des patients, notamment ceux en situation de grande précarité.

 

L’objectif est de tenir compte de la durée de séjour de ces patients qui est supérieure à la moyenne pour toutes les pathologies.

 

Cette évolution répond à une demande exprimée par la communauté hospitalière et son principe est indiscutable puisqu’il s’agit de veiller à ce que les modalités de financement n’aient pas pour effet de dissuader les établissements de santé d’accueillir les patients en situation précaire.

 

L’ENLISEMENT FINANCIER DE L’HOPITAL : UN PILOTAGE DEFAILLANT

 


Comme le souligne le rapport Larcher, préserver l’avenir de l’hôpital public, acteur majeur de l’offre de soins, c’est « veiller au maintien de son dynamisme et renforcer sa capacité d’adaptation ».

 

Pour la commission, cela signifie qu’il faut, d’une part, s’engager dans la voie d’un retour à l’équilibre financier durable des hôpitaux, alors que ceux-ci connaissent aujourd’hui, en moyenne, une situation financière nettement dégradée, d’autre part, améliorer la gouvernance et le pilotage de l’hôpital, en particulier en matière de gestion comptable et financière. Ces propositions vont également dans le sens du rapport Larcher que j’ai résumé dans mon Blog.

 

Le déficit des établissements publics de santé a atteint 254 millions d’euros en 2006.

 

Pour 2007, les données disponibles des seuls CHR-CHU, font état d’un déficit prévisionnel de 400 millions d’euros.

 

Les contrats de retour à l’équilibre financier ont été lancés en 2004 afin de permettre l’assainissement de la situation financière des établissements de santé, relativement dégradée en 2003 et 2004.

 

La circulaire du 14 juin 2004 a donc mis en place une aide nationale non reconductible de 300 millions d’euros.

 

La répartition de cette enveloppe a été effectuée en tenant compte de la situation financière des établissements de chaque région.

 

Toutefois, la répartition ne pouvait devenir effective qu’après conclusion d’un contrat, celui-ci étant établi sur la base d’un plan de redressement.

 

Les premiers contrats mis en place ont fait l’objet d’une évaluation sévère par un rapport de l’Igas.

 

Les constatations faites par l’Igas montrent que, parfois, les aides ont été versées en l’absence de tout contrat.

 

La mission de l’Igas dénonce même le fait que six des dix-huit contrats qu’elle a examinés ne comportent pas explicitement d’objectif de retour à l’équilibre financier à l’échéance du contrat.

 

La mission de l’Igas estime que le rétablissement de la situation financière aurait dû être un préalable au lancement des opérations d’investissement.

 

Le principal reproche fait par la mission de l’Igas aux contrats est celui d’avoir misé sur un développement peu réaliste de l’activité pour redresser la situation financière.

 

Il est même arrivé que l’optimisme affiché ait eu pour seul but de justifier des équipements surdimensionnés par rapport à l’activité de l’hôpital.

 

Ces objectifs d’activité ont en outre été parfois adoptés en contradiction avec l’évolution de l’offre de soins sur le territoire.

 

Dans ce contexte, les futures agences régionales de santé (A.R.S.) (Se reporter au rapport Ritter) devront avoir les moyens de favoriser le redressement réel et durable des établissements de santé ainsi que de faire évoluer l’offre de soins en fonction des besoins réels de la population de leurs territoires.

 

L’emploi hospitalier : une question tabou ?

 

A lui seul, le personnel non médical (infirmiers, aides-soignants, agents de services hospitaliers, rééducateurs et psychologues, emplois administratifs, techniques et ouvriers) des établissements de santé représente plus d’un million d’emplois.

 

Dans un rapport récent consacré aux personnels des établissements de santé publics, la Cour des comptes a dressé un bilan sévère des modalités de gestion des effectifs de la fonction publique hospitalière.

 

Le principe d’une démarche de gestion prévisionnelle des effectifs des emplois et des compétences a été introduit à l’hôpital par une circulaire de 1997.

 

Comme pour la comptabilité analytique, la mise en œuvre de ces outils nouveaux se fait avec lenteur et, en 2004, certains établissements n’avaient toujours pas engagé une démarche en ce sens.

 

Elle est pourtant indispensable pour anticiper les effets du vieillissement des personnels et les transformations d’emplois rendues nécessaires par les évolutions techniques.

 

La fonction publique hospitalière connaît en effet un choc démographique sans précédent.

 

Entre 1999 et 2015, 385 000 départs à la retraite auront lieu.

 

2012 sera l’année au cours de laquelle ces départs seront les plus nombreux puisque plus de 29 000 agents devraient alors prendre leur retraite.

 

La fonction publique hospitalière est régie selon des règles distinctes de la fonction publique de l’Etat.

 

Dans une circulaire du 11 février 2008 adressée à l’ensemble des membres du Gouvernement, le Premier ministre a rappelé sa volonté de ramener les comptes publics à l’équilibre.

 

Cet engagement a pour corollaire des conséquences en matière d’emploi public.

 

Chaque ministère doit présenter des prévisions de dépenses de personnel pour la période 2009-2011 au cours de laquelle sera appliqué le principe de non remplacement d’un départ de fonctionnaire à la retraite sur deux.

 

Or, malgré le déficit permanent de l’assurance maladie et la fragilité financière des établissements de santé, cette règle ne s’applique pas à la fonction publique hospitalière, ni pour les personnels soignants, ni pour les personnels non soignants comme les agents.

 

Comme le souligne le rapport Larcher, « la gestion des ressources humaines à l’hôpital constitue l’un des axes forts d’évolution pour l’hôpital public ».

 

Cette question devra donc être traitée dans le cadre de la restructuration hospitalière, dont les communautés hospitalières de territoire constitueront l’élément central.

 

Là encore, la réforme de l’hôpital va dans le bon sens :

- R
etourner à l’équilibre financier
- Développer la gestion financière analytique permettant de comparer les coûts des hôpitaux publics et privés et d’aller vers une convergence tarifaire
- Favoriser la gestion prévisionnelle des emplois

 

Qui, raisonnablement, peut être contre cela ?

Par ginette beugnet - Publié dans : SANTE
- Voir les commentaires - Recommander
Jeudi 2 octobre 2008

Toujours dans le but de continuer à apporter de l’information, mais aussi à alimenter nos arguments en faveur des réformes, j’ai tenté de synthétiser le rapport du sénateur Gérard Larcher. Je vous parle également des enjeux de territoires liés à la santé, ainsi que de notre prochain rendez vous d’Avenir Thiers Ambert.


 
La France est très en retrait par rapport à ses voisins pour les soins de suite (L’intitulé « Soins de Suite et de Réadaptation (SSR)» a remplacé l’appellation « moyen séjour ». Cette prise en charge s’inscrit entre le court séjour et l’hospitalisation à domicile.).


On constate une insuffisante prise en compte des besoins des personnes, notamment pour les personnes âgées pour lesquelles une meilleure qualité de prise en charge est une nécessité, dans un contexte de vieillissement de la population.


La sortie des personnes hospitalisées doit être impérativement préparée pendant la période d’hospitalisation.


Dans cette fonction l’hôpital doit réviser son organisation interne afin de désigner un coordonnateur des soins au sein du service, susceptible d’être identifié et de répondre aux questions relatives à l’hospitalisation et aux conditions du retour à domicile.


Il faut donc mieux coordonner la prise en charge des patients en préparant la sortie dès le début de l’hospitalisation : désignation dans les services d’un responsable de la coordination des soins, qui pourrait être un infirmier, notamment chargé de développer des relations avec les intervenants du maintien à domicile ; prendre en compte cette exigence dans la certification ; développer des filières gériatriques et des plateformes transversales ; veiller à l’accessibilité de l’interlocuteur médical pour le patient, sa famille et son médecin traitant ; favoriser l’accès à la prestation d’aide au retour après hospitalisation.


La diminution attendue du nombre de médecins dans les prochaines années, l’évolution des aspirations des médecins quant à leur mode d’exercice (féminisation, choix de pratiques plus collectives…), le défaut dans certains territoires d’offre financièrement accessible et les besoins liés aux pathologies chroniques doivent être pris en compte.


Les maisons de santé révèlent des pratiques hétérogènes : exercice pluridisciplinaires pour certaines, simple mutualisation de structure immobilière et de charges de fonctionnement pour d’autres.


La commission a souligné l’intérêt d’une réflexion renouvelée sur les centres et maisons de santé.


La commission s’est montrée particulièrement attentive au rôle moteur que pourraient jouer les hôpitaux de proximité. Les hôpitaux locaux pourraient, dans ce cadre, offrir un cadre adapté au développement d’une offre ambulatoire et un lieu favorable au travail en équipe pour les professionnels.


Les contraintes liées à la permanence des soins, le vieillissement de certains praticiens et leur nombre limité dans certains territoires plaident en facteur d’une mutualisation des gardes et des astreintes entre les praticiens des différents établissements, quel que soit leur statut.


La planification de l’offre de soins a conduit, depuis 1992, à une réduction importante du nombre de lits d’hospitalisation complète, corrélée à l’augmentation des capacités d’hospitalisation partielle. Les autres pays de l’OCDE
(Organisation de Coopération et de Développement Economique) ont connu une évolution similaire.


Pour s’ancrer dans l’avenir, un hôpital doit répondre à des besoins et s’inscrire dans une offre de soins graduée, ce qui exige une analyse territoriale pertinente, tenant compte des flux de population et des bassins d’emploi, et graduée selon les activités.


La France se caractérise par son nombre important d’hôpitaux publics. Les rapprochements peuvent constituer une réponse pertinente, sous certaines conditions.


Au-delà des regroupements, l’approche doit également être conduite en termes de spécialisation. Les apports de la spécialisation en termes de qualité ont été largement documentés. En matière de chirurgie notamment, il importe de prioriser clairement les objectifs : la sécurité du patient prime sur la proximité.


Pour des bassins de population de taille restreinte, l’existence de plusieurs établissements de santé en concurrence conduit à des doublons sans offrir l’envergure qu’appellent des investissements souvent coûteux, tandis que les services n’atteignent pas la taille critique nécessaire pour assurer un service de qualité. La recherche de complémentarités et la spécialisation des activités apparaissent donc comme une nécessité.


Des rapprochements entre hôpitaux publics doivent être encouragés pour développer des complémentarités, autour d’un projet pertinent en termes d’activité médicale, de taille des établissements et de flux de population. Cela permet d’éviter des concurrences.


Des rapprochements doivent être fondés sur une logique de stratégie médicale, essentielle pour l’avenir des hôpitaux publics.


Il s’agit donc d’inciter les hôpitaux publics à se rapprocher pour former des communautés hospitalières de territoire.


Il existe désormais des craintes quant à la capacité de l’hôpital public à attirer et conserver les praticiens.


Il est indispensable de mettre en place une gestion pluriannuelle des flux de formation, adaptée aux besoins régionaux et intégrant les projections démographiques.


De nombreux champs restent encore insuffisamment pris en compte ou insuffisamment valorisés dans la recherche hospitalière. Ils devraient être dynamisés :


- handicap,

- dépendance,
- gériatrie,
- soins primaires,
- soins infirmiers,
- prévention et éducation thérapeutique,
- mais aussi TIC (Technologies de l’Information et de la Communication)
- et recherche médico-économique.


Comme nous pouvons le constater, ce rapport vise à remettre à plat :


- non seulement l’organisation interne des hôpitaux :


>
formation des personnels, 
> développement de l’enseignement et de la recherche,
> souplesse aux règles de gestion financière
> augmentation de l’attractivité vers ce secteur
> élargissement des champs de recherche dans les domaines du handicap, de la dépendance,

mais aussi à optimiser ses relations avec l’extérieur :


>  
préparation de la sortie de l’hôpital
> renfort des liens avec les autres hôpitaux ou les cliniques
> mutualisation de personnels
> développement de stratégies médicales dans le cadre de communautés hospitalières


Déjà en 1999, la DATAR
(Délégation à l’Aménagement du Territoire et à l’Action Régionale) s’interrogeait sur la « santé publique et aménagement du territoire ».


En effet, la préoccupation pour la santé est de plus en plus mise en avant et revendiquée comme un droit. Le vieillissement de la population, la consommation des pratiques sportives, l’exigence de qualité de l‘alimentation, la demande de contrôle des pollutions, les conditions de travail, … sont des éléments qui contribuent à donner une place centrale aux préoccupations de santé au sens large.


Dans le cadre de cette réorganisation, la question du territoire est importante ; En effet, elle touche à :


la répartition de l’offre de soin territoriale
- l’accessibilité, la distance, la qualité des soins
- la participation des services de santé à l’économie locale.

Toutefois, la solution n’est pas dans la contestation ; elle est dans le pragmatisme et la conciliation :


pour les acteurs de santé : 


> il faut prendre en compte les questions d’aménagement du territoire, c'est-à-dire à intégrer l’aspect économique, social, culturel et politique de la santé à côté de sa dimension purement médicale ;
 


- pour les acteurs de l’aménagement (fonctionnaires publics, élus) :
 


> il faut considérer les objectifs médicaux de sécurité et de qualité des soins, c'est-à-dire, à ne pas sacrifier des vies sur l’autel de l’emploi.

Roselyne Bachelot-Narquin, ministre de la santé, de la jeunesse, des sports et de la vie associative a initié la conduite d’ »états généraux de l’organisation de la santé ». Les travaux préparatoires ont débuté fin novembre 2007 avec pour objectif de rénover l’offre de soins de premier recours et d’identifier des outils qui permettront de garantir aux citoyens une égalité d’accès aux soins, en améliorant la répartition des professionnels de santé sur le territoire. En effet, La France en matière de santé présente deux faiblesses territoriales majeures : 

- La distribution territoriale de l’offre de soins est inégale et n’est pas cohérente avec les zones de besoins :

> Près de 2,6 millions de Français rencontrent des difficultés pour accéder aux soins, que ce soit pour trouver un médecin généraliste, un spécialiste ou un professionnel de santé

- L’espérance de vie des Français est inégale en fonction des régions et présente des inégalités infrarégionales : 

> Parmi les facteurs expliquant cette inégalité figurent : le niveau d’éducation et les catégories sociaux-professionnelles, le système de valeurs des individus et des familles, et aussi l’offre de soins.

C’est ainsi que le Ministère chargé de la santé a publié en 2004 une cartographie des zones sous médicalisées :


Si on superpose la carte de la région Auvergne et la carte de la 5ème circonscription du Puy de Dôme, on se rend compte que le sud de la circonscription est sous médicalisé (en dessous d’Olliergues), ce qui n’est pas du tout le cas pour le nord.

C’est ainsi que la DATAR, puis la DIACT (Délégation Interministérielle à l’Aménagement et à la Compétitivité des Territoires) a soutenu financièrement des projets locaux de santé, notamment dans le cadre des Pôles d’Excellence Rurale (PER) en 2006 et 2007.

C’est ainsi que 3 projets ont été financés dans le Puy de Dôme, dont un sur la 5ème circonscription … mais il n’est pas sur le champ de la santé ; voyez plutôt :

 



Le rôle d’un député est aussi de jouer un rôle de coordination, de fédération, plutôt que de mener une campagne d’opposition systématique contre le gouvernement, sans jamais, d’ailleurs, proposer de solution alternative.

Le rôle d’un député n’est il pas de travailler pour le bien collectif et non pas pour l’idéologie d’un parti ?

Personnellement, je pense qu’il aurait était plus judicieux de profiter de la création des Pôles d’Excellence Rurale pour rassembler les acteurs de santé de la circonscription Thiers-Ambert afin de mener un projet commun, et ceci, en dehors de toute idée partisane, avec un seul but : SERVIR AU MIEUX LES INTERETS DE LA POPULATION !


Les conclusions des états généraux contribueront, avec celles de la commission

conduite par Gérard Larcher sur les missions de l’hôpital, de la mission parlementaire menée par André Flajolet sur les disparités territoriales des politiques de prévention sanitaire et celles de la mission ARS (Agence Régionale de Santé) dirigée par Philippe Ritter, à la préparation du projet de loi sur la modernisation de l’accès aux soins annoncé par le Premier ministre pour l’automne 2008.


Ainsi, la politique du gouvernement, à travers le travail mené par Roselyne Bachelot, est bien de :


- Palier aux disparités d’offres de soins

- Privilégier la qualité
- Mettre en commun le personnel, les recherches dans le cadre de communautés hospitalières de territoire
- De partir du besoin du territoire plutôt que de l’offre
- De développer d’autres champs liés à l’évolution démographique : le vieillissement
- D’avoir une souplesse de gestion : humaine et financière


Tout cela va dans le bon sens.


Il faut arrêter d’agiter les drapeaux rouges mais expliquer à la population les reformes et en débattre avec eux.


Le Conseil d’Administration d’Avenir Thiers Ambert et moi-même vous invitons donc à retenir la date du 26 septembre 2008 à 19H00 (lieu communiqué ultérieurement) où se tiendra une réunion sur le thème de la santé dans le cadre du rapport de Gérard Larcher sur « la réforme des hôpitaux » et de celui d’André Flajolet sur « la disparité territoriale des politiques de prévention sanitaire ».


C’est l’un des objets de l’Association :


- ALLER A LA RENCONTRE DES HABITANTS

- DISCUTER AVEC EUX
- EXPLIQUER LA POLITIQUE GOUVERNEMENTALE 

Le tout, dans le respect de l’autre, sans agitation intellectuelle, mais en toute TRANSPARENCE.

Par ginette beugnet - Publié dans : SANTE
- Voir les commentaires - Recommander

Contacts

Portable : 06 79 24 15 61

Mail :
ginettebeugnet@orange.fr

Calendrier

 
10/10/09 REPAS DANSANT CARITATIF
18/09/09 ASSEMBLEE GENERALE
26/06/09 REUNION THEMATIQUE
15/06/09 CONFERENCE DE PRESSE 
11/06/09 CONSEIL D'ADMINISTRATION
09/06/09 ARTICLE PRESSE 
02/06/09 MEETING
02/06/09 BUS MEETING
16/05/09 RENCONTRE MAIRE
24/04/09 RENCONTRE MAIRE
21/04/09 ARTICLE PRESSE 
17/04/09 REUNION THEMATIQUE
17/04/09 CONSEIL D'ADMINISTRATION
17/04/09 REUNION THEMATIQUE
15/04/09 ARTICLE PRESSE 
09/04/09 ARTICLE PRESSE 
02/04/09 CONFERENCE DE PRESSE 
13/03/09 CONSEIL D'ADMINISTRATION
26/02/09 ARTICLE PRESSE 
15/02/09 CONSEIL AUX ELUS
02/02/09 RENCONTRE MAIRE
30/01/09 CONSEIL D'ADMINISTRATION
26/01/09 RENCONTRE MAIRE
24/01/09 RENCONTRE MAIRE
24/01/09 RENCONTRE MAIRE
23/01/09 REUNION THEMATIQUE
22/01/09 RENCONTRE MAIRE
22/01/09 ARTICLE PRESSE 
21/01/09 ARTICLE PRESSE 
09/01/09 SOIREE CONTACTS
09/01/09 RENCONTRE MAIRE
07/01/09 CONFERENCE DE PRESSE 
12/12/08 CONSEIL D'ADMINISTRATION
29/11/08 RENCONTRE MAIRE
19/11/08 RENCONTRE MAIRE
18/11/08 RENCONTRE MAIRE
15/11/08 CONSEIL AUX ELUS
14/11/08 RENCONTRE MAIRE
14/11/08 RENCONTRE MAIRE
12/11/08 RENCONTRE MAIRE
08/11/08 RENCONTRE MAIRE
06/11/08 RENCONTRE MAIRE
05/11/08 RENCONTRE MAIRE
03/11/08 RENCONTRE MAIRE
31/10/08 ARTICLE PRESSE 
28/10/08 CONSEIL D'ADMINISTRATION
23/10/08 RENCONTRE MAIRE
22/10/08 RENCONTRE MAIRE
22/10/08 RENCONTRE MAIRE
21/10/08 RENCONTRE MAIRE
21/10/08 RENCONTRE MAIRE
20/10/08 RENCONTRE MAIRE
18/10/08 RENCONTRE MAIRE
15/10/08 RENCONTRE MAIRE
15/10/08 RENCONTRE MAIRE
15/10/08 CONSEIL AUX ELUS
13/10/08 RENCONTRE MAIRE
11/10/08 RENCONTRE MAIRE
10/10/08 REUNION THEMATIQUE
08/10/08 RENCONTRE MAIRE
08/10/08 RENCONTRE MAIRE
07/10/08 RENCONTRE MAIRE
01/10/08 RENCONTRE MAIRE
30/09/08 RENCONTRE MAIRE
29/09/08 RENCONTRE MAIRE
24/09/08 RENCONTRE MAIRE
22/09/08 RENCONTRE MAIRE
13/09/08 STAND 
04/09/08 ARTICLE PRESSE 
03/09/08 CONSEIL D'ADMINISTRATION
30/08/08 DEBAT MEDIA 
29/08/08 ARTICLE PRESSE 
21/08/08 ARTICLE PRESSE 
14/08/08 CONFERENCE DE PRESSE 
24/07/08 RENCONTRE MAIRE
22/07/08 RENCONTRE MAIRE
02/07/08 CONSEIL D'ADMINISTRATION
19/06/08 ARTICLE PRESSE 
12/06/08 REUNION THEMATIQUE
12/06/08 ASSEMBLEE GENERALE

Recherche

 
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés